mardi, 08 mars 2016

1970, Mort de Janis Joplin

"Pearl" JANIS JOPLIN
4 octobre


Elle nous tire sa révérence emportée par une overdose....


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JANIS JOPLIN
1943 - 1970


Par Virginie Prosper

Interprète inégalable, Janis Joplin a marqué à jamais l'histoire du rock de sa voix éraillée et puissante. Une vie intense écourtée par les excès de drogues et d'alcool. Trente-cinq après sa disparition, Pearl (son surnom) a reçu en février dernier à titre posthume un Grammy Award pour l'ensemble de sa carrière.

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« Peut-être que je ne durerai pas aussi longtemps que d'autres chanteurs, mais à trop s'inquiéter du lendemain je pense qu'on peut tuer l'instant présent. » Evoquer Janis Joplin, revient à parler d'une femme hors norme, d'ailleurs surnommée « Pearl » (perle en français), qui a fait de la musique sa vie, chantant avec ses tripes, avec son âme comme si son existence en dépendait. C'est aussi parler du rock de la fin des années 60, des hippies, des fleurs dans les cheveux, de drogue, de sexe et de rock'n roll. Summertime , Move Over ou encore Ball and Chain ne sont que quelques exemples de l'inoubliable répertoire de Janis Joplin. On ne peut oublier ses interprétations parfois douces, parfois puissantes teintées de blues, de soul et de rock ‘n roll. Une musique qu'elle utilise pour noyer son mal être. « Quand je chante, je ne pense pas. »


Naissance d'une "pearl"

Janis Lyn Joplin est née en 1943 à Port Arthur dans l'état du Texas. Initiée à la musique par ses parents, elle est très vite attirée par le blues et le folk. Parallèlement, elle s'engage en faveur de l'intégration des Noirs, un des sujets sensibles au sein de la société américaine à cette époque, notamment dans les états du Sud très conservateurs. C'est à la fin des années 50 que Janis Joplin, alors adolescente, commence à faire entendre sa voix (pas encore forgée par l'alcool et les drogues) dans les cafés et clubs de Houston et d'Austin. Puis elle fonde son premier groupe les Walker Creek Boys , formation de bluegrass, un style musical populaire à mi-chemin entre la country et la folk. Elle enregistrera par la suite des disques à tendance jazz. En 1963, mal dans sa peau (elle a été élue «homme le plus laid de l'université d'Austin ») et déjà alcoolique, elle part en stop pour la Californie, fait escale à Venice puis à San Francisco où elle se produira régulièrement dans des bars. Evoluant dans l'univers hippie, Janis fait la connaissance de plusieurs musiciens qui lui proposeront trois ans plus tard de faire partie de leur groupe de blues/rock psychédélique, Big Brother and the Holding Company . Entre temps, elle repart au Texas pour chanter dans un groupe de country.

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Drogue, alcool et rock n roll

Retour sur la côte Ouest en 1966 : l'aventure musicale débute vraiment pour Janis Joplin avec le groupe Big Brother and the Holding Co . Ils se produisent dans de nombreuses villes des Etats-Unis et participent notamment au festival pop de Monterey en juin 1967 où 70000 personnes découvrent cette jeune chanteuse blanche à la voix puissante reprenant des titres comme Ball and Chain dans un état proche de la transe. « Quand je chante, c'est comme une course (…). Quand c'est terminé, vous pouvez vous en souvenir mais vous n'en êtes déjà plus conscient jusqu'à ce que ça se reproduise. (…). C'est comme un moment formidable. C'est comme un orgasme, vous ne pouvez pas vous en souvenir mais vous vous en souvenez malgré tout ». Le groupe connaît enfin le succès. En 1968, il enregistre deux albums, le premier Big Brother and the Holding Company (sans réel succès) sur le label Mainstream records et le deuxième Cheap Thrills sur Columbia qui se vend à plus d'un million d'exemplaires le premier mois de sa sortie. Cet opus se démarque grâce à une pochette dessinée par Robert Crumb issu de la contre-culture et aux reprises de Piece of my Heart d'Emma Franklin ou de Summertime de George Gershwin. Janis Joplin se fait très vite un nom.

medium_alb10.jpgDu coup, les propositions affluent et elle quitte le groupe avec le guitariste Sam Andrew à la fin de l'année 68 pour celui des Kozmic Blues , formation de soul et de rythm'n'blues, avec qui elle sort l'album I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama! chez Columbia en 1969, l'année du festival de Woodstock auquel elle participera entre autres avec les Who, Jimi Hendrix ou encore Joe Cocker. Malgré le succès de leur album, le groupe se sépare en 1970, la critique lui reprochant de ne pas être à la hauteur de sa chanteuse, une Janis Joplin entièrement sous l'emprise de drogues diverses, notamment l'héroïne, et de son alcool fétiche, le Southern Comfort (sorte de liqueur de whisky). Une boisson qu'elle consomme en si grandes quantités, augmentant ainsi les ventes, que la société lui offre un manteau de fourrure!

medium_alb9.jpg Avec son troisième et dernier groupe, Full Tilt Boogie Band , Janis semble plus heureuse et également très amoureuse. Elle n'abandonne pourtant pas ni l'alcool ni les stupéfiants. Après avoir sillonné le Canada, le groupe entre en studio à la fin de l'été 1970 pour l'enregistrement de l'album Pearl . Laissant ce dernier opus inachevé (qui sortira en 1971), Janis Joplin meurt le 4 octobre d'une overdose dans sa chambre d'hôtel à Santa Monica, quelques semaines après Jimi Hendrix, une autre légende du rock.

Rockin'Daddy a aussi trouvé : http://janis-joplin.fr/

07:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

1996, Tina TURNER

1996
6 juin

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Lyon, halle Tony Garnier
Tina Turner

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Pour la troisième fois, j'ai le plaisir d'aller voir une des plus grandes: TINA TURNER.

Celle qui inspira le sexuel jeu de scène de Mick Jagger, chanteur androgine des Rolling Stones !





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TINA TURNER

Elle a sans nul doute les plus belles jambes de toute la soul. Sa voix inimitable et son énergie sont à la mesure de son talent.

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Anna Mae Bullock alias Tina Turner est née le 26 novembre 1939 à Brownsville dans le Tennessee. Elevée dans la petite ville de Nutbush (dont le nom inspira la chanson " Nutbush City Limits "), c'est à St Louis que la jeune Anna découvre avec sa sœur l'univers du rythm'blues et rencontre pour la première fois Ike Turner. Leader d'un groupe local (The king of Rythm) ce dernier l'engage comme choriste et la surnomme Tina en référence à Sheena " Reine de la jungle " héroïne d'une BD crée en 1937 par Will Eisner et SM Iger et à laquelle Ike vouait une grande passion.

Se produisant de clubs en clubs, ce n'est qu'en 1959 qu'ils enregistrent leur premier grand succès national " A Fool in Love " qui les propulse au 2ème rand des R&B charts. Malgré quelques titres qui leur permettent de monter " The Ike & Tina Turner Revue ", ils leur faut attendre 1966 et l'enthousiasme d'un producteur pour le talent de la chanteuse avant de connaître une reconnaissance internationale. Cependant, après quelques gros succès, les relations du couple à la scène comme à la ville, se détériorent jusqu'à leur séparation en 1976.

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Dés lors, Tina, forte de son apparition remarquée dans l'opéra rock des Who, " Tommy ", se lance dans une carrière solo. En 1979, après quelques années noires où elle survécut grâce à des tickets de rationnement, Tina rencontre un producteur australien Roger Davis qui lui remet le pied à l'étrier. En collaborant à divers projets dont un, avec le groupe Heaven, la chanteuse retrouve une maison de disque qui lui permet d'enregistrer son premier album " Private Dancer ". Celui-ci, dont est extrait le célèbre " What's Love Got to Do with it ", est vendu à plus de 11 millions d'exemplaires ! Dés lors, les concerts se succèdent… tout d'abord en première partie de chanteurs comme Lionel Ritchie, puis enfin, en tant que vedette où tout son talent peut s'exprimer dans des spectacles donnés à guichet fermé.

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A la fois chanteuse et actrice sur le troisième volet de Mad-Max dont elle signe le titre phare de la bande-originale " We Don't Need Another Hero ", Tina enchaîne les succès et les duos avec des artistes comme Rod Stewart, Elton John, Eros Ramazotti ou Mark Knopfler, sans oublier sa contribution au disque en faveur de l'Ethiopie " We Are The World ".
Devenue une star internationale incontournable, un film adapté de son autobiographie " I, Tina " est sorti sur les écrans en 1993, de nombreux artistes de référence signent les chansons de ses différents albums ( Sheryl Crow, Massive Attack pour le disque " Wildest Dreams "..)
A 61 ans, Tina Turner, qui annonce sa retraite depuis déjà quelque temps, ne semble pas prête à abandonner la scène, en témoigne son dernier opus intitulé " Twenty Four Seven " sorti en 1999 auquel là encore des interprètes prestigieux comme les frères Gibb ou encore Bryan Adams participent.

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Aussi, on peut affirmer sans nul doute que l'infatigable Tina comblera ses fans pendant encore de longues années.


D'après : http://www.beaute-noire.net/portrait/tina_turner.htm

Tina TURNER avec les Stones Jagger-Richard

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07:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loisirsculture

1990, Tina TURNER

1990
2 juillet

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Lyon, halle Tony Garnier
Tina Turner

Cette fois, sans IKE, La super mamie du Rock, Tina Turner, entre deux concerts des Rolling Stones à Marseille le 20 juin, et à Turin le 28 juillet.

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TINA TURNER

Elle a sans nul doute les plus belles jambes de toute la soul. Sa voix inimitable et son énergie sont à la mesure de son talent.

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Anna Mae Bullock alias Tina Turner est née le 26 novembre 1939 à Brownsville dans le Tennessee. Elevée dans la petite ville de Nutbush (dont le nom inspira la chanson " Nutbush City Limits "), c'est à St Louis que la jeune Anna découvre avec sa sœur l'univers du rythm'blues et rencontre pour la première fois Ike Turner. Leader d'un groupe local (The king of Rythm) ce dernier l'engage comme choriste et la surnomme Tina en référence à Sheena " Reine de la jungle " héroïne d'une BD crée en 1937 par Will Eisner et SM Iger et à laquelle Ike vouait une grande passion.

Se produisant de clubs en clubs, ce n'est qu'en 1959 qu'ils enregistrent leur premier grand succès national " A Fool in Love " qui les propulse au 2ème rand des R&B charts. Malgré quelques titres qui leur permettent de monter " The Ike & Tina Turner Revue ", ils leur faut attendre 1966 et l'enthousiasme d'un producteur pour le talent de la chanteuse avant de connaître une reconnaissance internationale. Cependant, après quelques gros succès, les relations du couple à la scène comme à la ville, se détériorent jusqu'à leur séparation en 1976.

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Dés lors, Tina, forte de son apparition remarquée dans l'opéra rock des Who, " Tommy ", se lance dans une carrière solo. En 1979, après quelques années noires où elle survécut grâce à des tickets de rationnement, Tina rencontre un producteur australien Roger Davis qui lui remet le pied à l'étrier. En collaborant à divers projets dont un, avec le groupe Heaven, la chanteuse retrouve une maison de disque qui lui permet d'enregistrer son premier album " Private Dancer ". Celui-ci, dont est extrait le célèbre " What's Love Got to Do with it ", est vendu à plus de 11 millions d'exemplaires ! Dés lors, les concerts se succèdent… tout d'abord en première partie de chanteurs comme Lionel Ritchie, puis enfin, en tant que vedette où tout son talent peut s'exprimer dans des spectacles donnés à guichet fermé.

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A la fois chanteuse et actrice sur le troisième volet de Mad-Max dont elle signe le titre phare de la bande-originale " We Don't Need Another Hero ", Tina enchaîne les succès et les duos avec des artistes comme Rod Stewart, Elton John, Eros Ramazotti ou Mark Knopfler, sans oublier sa contribution au disque en faveur de l'Ethiopie " We Are The World ".
Devenue une star internationale incontournable, un film adapté de son autobiographie " I, Tina " est sorti sur les écrans en 1993, de nombreux artistes de référence signent les chansons de ses différents albums ( Sheryl Crow, Massive Attack pour le disque " Wildest Dreams "..)
A 61 ans, Tina Turner, qui annonce sa retraite depuis déjà quelque temps, ne semble pas prête à abandonner la scène, en témoigne son dernier opus intitulé " Twenty Four Seven " sorti en 1999 auquel là encore des interprètes prestigieux comme les frères Gibb ou encore Bryan Adams participent.

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Aussi, on peut affirmer sans nul doute que l'infatigable Tina comblera ses fans pendant encore de longues années.


D'après : http://www.beaute-noire.net/portrait/tina_turner.htm

Tina TURNER avec les Stones Jagger-Richard

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07:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : musique, loisirsculture

samedi, 05 mars 2016

1962, j'ai rencontré Sylvie VARTAN

1962
28 novembre


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LYON, Passage de l'arc
SYLVIE VARTAN


medium_ep-yeye-sylvie-vartan.jpgJ'avais 18 ans et en pleine guerre d'Algérie "qui n'en était pas une", SYLVIE VARTAN me dédicace son disque "TOUS MES COPAINS"

Sylvie VARTAN
Notre petite princesse de la "Vague" que nos aînés avaient baptisée "Yéyé"....

J'abandonnais très vite la belle Sylvie, aspiré que je fus par le cyclone Rock N'Roll....

J'ai retrouvé quelques lignes sur elle :

*** Au cours de ces années 60 qui s'achèvent, Sylvie Vartan s'est révélée comme la star féminine de son temps et ce sur tous les fronts : disque, scène, télévision, mode, mariage, maternité... face à Sheila (reine du disque et de la télévision), Françoise Hardy (disque, mode et cinéma) ou France Gall (disque et mode).

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De la Collégienne du Twist des années 1961-1962 à la meneuse de revue de son spectacle à l'Olympia en décembre 1968, en passant par le 12 avril 1965 à Loconville où, telle la plus belle pour aller danser, elle a épousé l'idole des jeunes Johnny Hallyday, lui donnant le 14 août 1966 un fils, David, Sylvie Vartan a su s'affirmer, de la jeune fille à la jeune femme moderne, imposant un style résolument dans le vent *** Archives JUKEBOX magazime, février 2006,

Sylvie Vartan, toujours aussi radieuse ....

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18:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : musique, loisirsculture

mercredi, 21 janvier 2015

2007, Marianne Faithfull, 1er décembre, à Béziers

2007, 1er Décembre, Béziers

Marianne Faithfull

Ce samedi 1er décembre, nous avons rendez-vous (pour moi la première fois fut à Lyon en 1995), avec Marianne Faithfull dans la nouvelle salle (type Zénith) de concert construite tout récemment à Béziers, le Zinga Zanga.

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Une fois n'est pas coutume dans notre région, mais une importante campagne de presse eut lieu pour annoncer le show de Marianne.

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21 nov Midi libre1.JPG *** 21 nov. Midi libre2.JPG *** 22 nov Sem de l'Hérault Marianne F.JPG *** 29 nov Midi libre Marianne F.JPG *** 29 nov Sem de l'Hérault Marianne F.JPG *** 30 nov Midi libre Marianne F.JPG

Pendant une bonne heure et demi (c'est fou comme le temps passe vite quand on est bien) la voix rauque très particulière de Marianne nous enchanta avec des chansons qui allèrent du romantique le plus suave au Rock le plus sauvage. De nombreux extraits de ses différents albums, comme le titre Vagabond Way.

Enorme succès prévisible de The Ballad Of Lucy Jordan
après quoi Marianne (qui nous glisse souvent quelques mots de Français, en admettant que ce n'est pas facile) nous gratifie d'un émouvant "My People".


Elle rend un hommage à Otis Redding avec un clin d'oeil aux Rolling Stones en interprêtant Pain in my Heart.

Arrive malheureusement trot tôt le moment où Marianne nous annonce la dernière chanson qui lui a été offerte, il y a fort longtemps par Keith et Mick, As Tears Go By....

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Zoom : Marianne Faithfull le concert.jpg

Et l'ultime retour, avec le public qui est descendu pour se serrer devant la scène, il m'est alors possible de tirer quelques photos que je vous ai présentées ci-dessus.

Belle soirée pour deux raisons.
La première est d'avoir retrouvé cette grande Star de la Pop, Icône de l'épopée Stones, et la deuxième c'est la SATISFACTION d'avoir enfin une vraie salle de concert à Béziers.

Enfin, ça va bouger, en sortant, nous avons aperçu deux affiches annonçant prochainement ARNO, et Juliette GRECO....

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Voir l'article : 2 déc midi libre Marianne F.JPG

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Photos aimablement envoyées par Eric
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lundi, 22 décembre 2014

1985, Joe Cocker !

1985,
2 juillet, JOE COCKER

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Lyon, "annoncé" Théatre de Fourvière
Joe Cocker

J'ai pu, une fois encore, aller applaudir Joe Cocker, à la bourse du travail de LYON (pour raison de pluie).

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J'étais à quelques mètres de ce type qui vous file la chair de poule.

C'était la grande époque de son énorme reprise de "Unchain My Hart" de Ray Charles....



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JOE COCKER
Chanteur anglais
Né à Sheffield, Yorkshire le 20 mai 1944

medium_joe_cocker4.jpgAprès avoir passé son adolescence à Sheffield, ville minière au nord de l'Angleterre, John Robert Cocker quitte le lycée à seize ans pour se consacrer à la musique. Chanteur du groupe de son frère, Vance Arnold and the Avengers, Joe Cocker reprend les grands tubes de Ray Charles. Plombier le jour, chanteur la nuit, il tente de percer dans le milieu. Après un premier titre en 1964, un échec, il monte un groupe avec Chris Stainton, The Grease Band, aux intonations de blues.

En 1968, il enregistre 'With A Little Help From My Friends', une reprise des Beatles. Cette chanson est un tube en Angleterre et aux Etats-Unis. Invité à Woodstock en 1969, il devient une star de la soul. Après deux albums en collaboration avec Leon Russel, un multi-instrumentaliste, Joe Cocker entame une descente aux enfers. Accumulant les déboires avec la justice, Joe Cocker lutte contre la toxicomanie et l'alcoolisme.

Dans les années soixante-dix, ses deux albums sont jugés médiocres, sauf aux Etats-Unis, où il est toujours adulé.
Entre 1980 et 1982, il entame une cure de désintoxication. Dès lors il reprend le chemin des studios et repart en tournée.
Son album 'Unchain My Heart' le relance sur la scène internationale.

Depuis l'homme blanc à la voix de soulman noir enchaîne les albums, avec grand succès.

12:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique, loisirsculture

dimanche, 21 décembre 2014

1992, Joe COCKER

1992
11 avril, Grenoble, Joe COCKER

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Grenoble, au Summum,
Joe Cocker

Nous assistons une fois encore à un concert de Joe Cocker au sommet de sa forme.



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Joe COCKER

medium_joe_cocker.2.jpgAprès avoir passé son adolescence à Sheffield, ville minière au nord de l'Angleterre, John Robert Cocker quitte le lycée à seize ans pour se consacrer à la musique. Chanteur du groupe de son frère, Vance Arnold and the Avengers, Joe Cocker reprend les grands tubes de Ray Charles. Plombier le jour, chanteur la nuit, il tente de percer dans le milieu. Après un premier titre en 1964, un échec, il monte un groupe avec Chris Stainton, The Grease Band, aux intonations de blues. En 1968, il enregistre 'With A Little Help From My Friends', une reprise des Beatles. Cette chanson est un tube en Angleterre et aux Etats-Unis. Invité à Woodstock en 1969, il devient une star de la soul. Après deux albums en collaboration avec Leon Russel, un multi-instrumentaliste, Joe Cocker entame une descente aux enfers. Accumulant les déboires avec la justice, Joe Cocker lutte contre la toxicomanie et l'alcoolisme. Dans les années soixante-dix, ses deux albums sont jugés médiocres, sauf aux Etats-Unis, où il est toujours adulé. Entre 1980 et 1982, il entame une cure de désintoxication. Dès lors il reprend le chemin des studios et repart en tournée. En 1987, son album 'Unchain My Heart' le relance sur la scène internationale. Depuis l'homme blanc à la voix de soulman noir enchaîne les albums, avec grand succès.

D'après :http://www.evene.fr/celebre/biographie/joe-cocker-15513.php

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12:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loisirsculture

mardi, 28 octobre 2014

2007, 22 juin ... Michel POLNAREFF

medium_polnareff_toulouse_4.JPG... 5 jours après un fantastique show des Rolling Stones à GERLAND,

... Nous voici à TOULOUSE, au Zénith pour y retrouver Michel POLNAREFF
... Je l'avais vu une unique fois en 1972 au Palais des sports de LYON....
http://pappy-srock.midiblogs.com/archive/2006/09/26/1972-...

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Pendant 2 H 20, passées comme la lumière, UN Polnareff renversant, plein d'humour, avec sa voix intacte, nous offre un show exceptionnellement beau et son bouquet d'éternels succès qui nous ravissent le coeur.
Il attaque son tour de chant avec "je suis homme", et au fil des chansons, il ne manque pas de faire chanter SON PUBLIC ni d'accrocher ceux qui l'ont cassé dans un proche passé... DU GRAND ART !

Good Bye Mary Lou annonce la cloture de ce concert, avant que Michel Polnareff nous gratifie de deux longs retours après de fervents rappels.
De grands moments de joie et d'émotions avec cette grande STAR que je ne regrette certainement pas d'être venue applaudir ce soir.

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Fort dommage que cette formidable salle du Zénith soit si mal implantée, et difficile d'accès du fait des rues étroites qui la cernent.
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Incompréhensible l'absence totale de bus, ou de taxis, à l'aller comme au retour !
A noter que vouloir prendre le métro, tard le soir devant la gare MATABIAU relève de l'héroïsme suicidaire quand on voit la "faune" qui squatte, y compris la journée (le chauffeur de taxi qui nous ramenait à l'hôtel nous expliqua qu'à partir de 2 H00, plus aucun taxi ne stationnait là ?)

Retrouvez tout sur "ze tour 2007" : www.polnaweb.com

1972, Michel POLNAREFF

1972
12 juillet


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Palais des sports-Lyon-Gerland.

MICHEL POLNAREFF


Première partie
DYNASTIE CRISIS

Soirée "gag". Il faut savoir que les billets avaient été imprimés par la boîte où travaillait Jacky, le mari de ma frangine !!!
Autant dire que tous les copains des copains avaient leur entrée ! Imaginez la tronche du "Michel"....

Une première partie à se tordre de rire avec Dynastie Crisis....

medium_PianoDroit.jpgEt puis un Polnareff vexé avec un tour de chant laissant beaucoup à désirer.

Heureusement, en type intelligent et beau joueur, et après qu'il nous ait demandé si nous aimions le Rock n'Roll , pour notre grand plaisir, il termine son show, au piano, par une inoubliable jams de rock n'roll dont Jerry Lee Lewis aurait été assez fier.

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Sacrée soirée !!!!



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Michel POLNAREFF

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Michel Polnareff naît à Nérac, dans le Lot-et-Garonne, le 3 juillet 1944. Sa mère, Simone Lane, est une ancienne danseuse, et son père, Leib Polnareff, est connu sous le nom de Léo Poll, et a notamment écrit pour Edith Piaf et les Compagnons de la chanson. Autant dire que la fibre artistique du petit Michel ne demande qu'à s'exprimer.

Très tôt, la famille Polnareff regagne Paris. Dès l'âge de cinq ans, Michel apprend le piano, et la musique occupe sa vie. Il est un élève brillant et décroche à onze ans, un premier prix de solfège au conservatoire de Paris. Il apprend alors la guitare, et après son bac et son service militaire à Montluçon, puis une très courte expérience professionnelle dans les assurances, il préfère prendre son instrument pour jouer dans la rue.

medium_polnareff-michelpolnareff.jpgEn 1965, il décroche le prix Disco Revue à la Locomotive à Paris. Cette victoire lui permet d'enregistrer un disque chez Barclay, mais à contre-courant des jeunes chanteurs débutants, Polnareff refuse cette formidable opportunité !

C'est Lucien Morisse, dirigeant alors Europe 1, qui le fait signer chez AZ. Pour son premier disque, La poupée qui fait non, Polnareff obtient un succès inattendu. Dès sa sortie en 1966, le titre est un tube.

Il enchaîne avec Love me please love me, et se démarque vraiment de la production musicale de ces années 1966-1967. Son style nouveau, très musical, oeuvre d'un grand compositeur et d'un personnage atypique, traverse les frontières et dès ses premiers morceaux, Polnareff se classe dans les charts européens, de l'Angleterre à l'Allemagne.

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medium_3085-1.jpgUn personnage atypique. Le style Polnareff envoûte, mais le chanteur sait aussi jouer avec son image: lunettes noires, pantalons moulants, provocations ambiguës, Polnareff défraie la chronique musicale et journalistique.

medium_polnareff-polnareffs.jpgSon titre L'amour avec toi est interdit d'antenne avant 22 heures pour pornographie, et on prête au jeune chanteur de nombreuses conquêtes féminines. Dès 1969, Michel explose: tournées, Olympia, musique de film, tubes après tubes, on ne parle que de lui, et il est la cible des médisants.

En 1970, il est même agressé sur scène. Cet évènement tragique le pousse à bout. En septembre de la même année, son complice et ami Lucien Morisse se suicide. C'en est trop pour un Polnareff fragilisé par le succès, les médias et le travail.

Après une cure de sommeil en région parisienne, et de longs mois de repos et d'isolement, Polnareff reprend petit à petit le chemin de la scène et des studios. L'écriture de la musique de la "Folie des Grandeurs" de Gérard Oury le relance.

Grâce au sport, sa santé et son moral s'améliorent. Mais pas sa vue: ses yeux fragiles et sa myopie l'obligent à protéger sans cesse son regard. Les ennuis ne vont pas s'arrêter là.

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En 1972, l'affiche de son prochain spectacle Polnarévolution le représente fesses nues. Ce scandale, bien que bénéfique commercialement, lui apporte à nouveau interdictions et procès.

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Puis au retour d'une tournée mondiale, qui le mène du Japon à la Polynésie, il apprend que son homme de "confiance", Bernard Seneau, chargé de gérer sa fortune, l'a trompé. Il ne reste plus un sou dans les caisses de Polnareff, et le manager indélicat s'est volatilisé avec plusieurs millions.

Contraint de rembourser des sommes qu'il ne possède plus, écrasé par la mort de sa mère, Polnareff n'en peut plus. Début 1973, il quitte la France pour les Etats-Unis, où il vit anonyme, reposé.

Puis en 1975, son titre Jesus for tonight rentre dans le Billboard américain. Mais le succès aux Etats-Unis n'est pas aussi pesant qu'en France. De plus, Polnareff dispose là-bas d'une technologie développée et de musiciens hors pair. Il se découvre ainsi une passion pour l'informatique.

Une tournée en 1975 le mènera aux portes de la France (où il était interdit de séjour), en Belgique. Les fans se déplacent par milliers pour le voir chanter. S'il revient en France en 1978, c'est uniquement pour se présenter au tribunal...

Cet exil forcé ne l'empêche pas d'écrire et de composer. Ses albums connaissent des succès divers. C'est surtout Bulles en 1981 qui lui prouve que le public français ne l'oublie pas.

Retour surprise en France en 1989. Sans aucune promotion, Goodbye Marylou envahit les ondes radio et fait un triomphe. Pendant un an et demi, Polnareff s'enferme au Royal Monceau à Paris et y enregistre, entouré d'amis et d'alcool, Kama Sutra, qui sort en février 1990 et marque le vrai retour de Polnareff.

Un retour accompagné de la gloire d'antan et de ses mauvais côtés. Les photographes l'épient, les rumeurs courent sur sa santé, d'autant plus qu'il se décide enfin à se faire opérer des yeux pour éviter une cécité irrémédiable.

Lassé, il reprend la route des USA en 1995, s'installe dans un hôtel et y prépare son retour sur scène au Roxy (dont est issu le fameux album Live at the Roxy).

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De mystères en absences, de rumeurs en albums surprises, Polnareff est sans doute l'artiste qui a pu le mieux préserver son univers en renonçant à la célébrité.

Homme de l'ombre, à l'instar d'un Gérard Manset, il n'en est pas moins un compositeur de génie, toujours au-dessus des modes et des courants, et dont chaque album est un évènement musical.

Sébastien Brumont

mercredi, 22 janvier 2014

1960, 16 avril .... Eddy COCHRAN

REMEMBER EDDY COCHRAN

medium_cochran_120.jpgEddie Cochran est né le 3 octobre 1938 à Albert Lea dans le Minnesota sous le nom de Edward Ray Cochrane.

Durant sa jeunesse, il prend des leçons de musique à l'école qu'il abandonne très vite car on lui demande de jouer en plus du piano. C'est donc à la maison qu'il continue sa formation sur la guitare familiale et en écoutant des airs de country music à la radio.

En 1953, la famille d'Eddy déménage à Bells Garden en Californie. Eddy perfectionne sa technique à la guitare et monte un groupe avec un copain d'école. Il rencontre alors Hank Cochran (futur auteur de country music).
Malgré la ressemblance des noms, ils ne sont pas en parenté. Ils commencent alors à se produire ensemble dans un duo qu'ils nomment les frères Cochran. Eddy Cochran commence à écrire des chansons et présente une "démo" à Jerry Capeheart, son futur manager. En 1956, le duo se sépare et Eddie travaille alors avec Jerry Capeheart.

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En 1956, Boris Petroff demande à Cochran d'apparaître dans la comédie musicale The medium_ed.jpggirl Can't help it (La Blonde et moi). Eddie accepte et présente une chanson Twenty Flight rock dans un style qui préfigure ce que sera le rock punk quelques années plus tard.

En 1957, Cochran sort son premier succès Sittin in the Balcony, un des rares titres qu'il enregistre qui soit écrit par un autre auteur (John D Loudermilk). Il s'ensuit une tournée en Australie avec Gene Vincent et Little Richard.

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Durant sa brève carrière, Eddy Cochran remporte un certain nombre de succès dans le Rock'n Roll: C'mon Everybody,Somethin' Else,My Way,Weekend, Nervous Breakdown, et son titre posthume Three Steps to Heaven. Un de ses plus grand succès Summertime Blues, co-écrit avec Jerry Capeheart, laisse percevoir combien Eddie a influencé musicalement les années cinquante, son titre sera repris par les Who et Blue Cheer.

medium_eddiecochran_240x180.jpgEddie Cochran est aussi connu pour ses performances à la guitare, d'abord une guitare électrique acoustique modèle Gibson puis, à partir de 1956, sur un modèle Gretsch 6120 qu'il a lui-même modifié.

Le 16 avril 1960, alors qu'il se rend en taxi de Londres à l'aéroport, en compagnie de sa fiancée Sharon Sheeley et du chanteur Gene Vincent, il est victime d'un accident : le taxi s'encastre dans un réverbère. Transporté à l'hôpital dans un état grave, il meurt le lendemain à peine âgé de 21 ans.

Sharon Sheeley malgré une fracture du bassin survivra, Gene Vincent aura la clavicule et des côtes cassées ainsi que des dommages à sa jambes déjà diminuée.


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d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Eddie_Cochran


L'hommage des Stray Cats à Gene & Eddy
http://www.youtube.com/watch?v=afkfos_oQro

11:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : musique, loisirsculture

mardi, 20 décembre 2011

1972, Jerry Lee LEWIS à LYON

1972
9 mai

Jerry Lee Lewis

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LYON, Palais d'hiver

JERRY LEE LEWIS
& the MEMPHIS BEAT


première partie
BURT BLANCA

En ouverture BURT BLANCA qui éxécute quelques classiques de R'N'R, c'est pas pire que les PIRATES ou autres LIONCEAUX des sixties....

medium_96.jpgEt puis, en pantalon rouge, bottines rouges, il porte même la barbe ! THE Killer JERRY LEE LEWIS.

Un moment il va même engueuler les caméramans de POP 2 qui nous empêchaient de voir.

What'd I Say... Whole Lotta.... qui traîne, qui traîne... avant de rebondir dans la furie de JERRY LEE.

medium_jerry_lee1.jpgDebout, qu'il est sur le piano, les spectateurs étaient montés sur les tables !!!

Sweet Little sixteen, Little Quennie, Long Tall Sally....

Cela a duré moins d'une demi-heure, mais QUELLE DEMI HEURE !!!!!!




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"This Man doesn't play Rock'n'Roll....... He is Rock'n'Roll" Bruce Springsteen.

Oui, comme le dit Bruce Springsteen, Jerry Lee Lewis incarne le Rock'n'Roll
à lui tout seul. à Ferriday en Louisiane le 29/09/1935, Jerry Lee Lewis
a commencé à jouer du piano à l'âge de 7 ans.

Influencé par divers courants musicaux : gospel, country, blues, boogie-woogie,rock'n'roll...

il élabore très rapidement son propre style, sans prendre de leçons,un cocktail épicé et subtil qui le pousse à jouer du piano comme personne avant lui.

Encore adolescent, il interprétera "Hadacol Boogie" pour sa première apparition en public.

Après avoir grandi et joué de divers instruments pour différents groupes locaux et exercé les métiers les plus variés, le désir de Jerry Lee Lewis de faire de la musique son métier le conduit en 1956 vers les fameux studios
Sun dirigés par Sam Philips et fréquentés par Elvis Presley, Johnny Cash, Carl Perkins, Charlie Rich, Roy Orbison.

Sam Philips voit tout de suite en lui un talent certain, son jeu de piano et son débit vocal ultra rapide et saccadé sont uniques.

En 1956 : Première tournée professionnelle avec Johnny Cash.

Dès 1957/1958 un succès phénoménal est au rendez-vous avez ses plus grands hits :
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- "Whole Lotta Shakin'Goin'on"
- "Greats Balls Of Fire"
- "Breathless"
- "Hight School Confidential"

Les deux premiers titres seront n° 1 sur les Hits Parade Rock, mais aussi Country.

Cet énorme succès qui lui permettra de détrôner temporairement Elvis, ébranle les Etats-Unis ainsi que l'Europe et Jerry Lee Lewis décide de partir en tournée en 1958 en Angleterre.

medium_107.jpgPersonnage, fort en goût et haut en couleurs, Jerry Lee Lewis en était déjà en 1958 à son troisième mariage... celui-ci avec sa cousine âgée seulement de 13 ans choqua les britanniques et "The Wild Man of Rock'n'Roll"
fut contraint d'arrêter la tournée Anglaise.

Les répercussions aux Etats-Unis furent également importantes, mais Jerry Lee ne cessa pas de tourner et développa un jeu de scène suggestif, jugé vulgaire par l'Amérique puribonde, violent et affolant, faisant de lui une attraction majeure dans le show business.

En 1963, Jerry Lee Lewis quitte Sun Records pour signer chez Smash-Mercury (Phonogram), un "major label".

Le succès s'amplifiera : "Enregistrement public au Star Club de Hambourg" et "The Greatest Live Show on Earth"(1964) sont encore à l'heure actuelle considérés comme les albums "live" de référence en matière de rock.

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Ses shows déclenchent l'hystérie à chaque fois.

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En 1968, voulant retourner à ses racines musicales et désirant s'adapter au marché, Jerry Lee Lewis enregistre de la Country Music.

medium_7.jpgAvec les hits "Another Place, Another Time" et "What's made Milwaukee Famous", il devient une superstar de la musique Country et obtiendra plus de 30 hits country les 20 années suivantes, ("Once More with feelin", "Me and Bobby Mc Ghee", "Think About It Darlin" mais aussi plusieurs hits "Rock" dont le fameux "Chantilly Lace" en 1972 et "Drinkin'Wine Spo-Dee-O'Dee".

Cette période verra également la réalisation de "concepts albums": "Southern Roots", "Soulmusic" et "London Session" (Blues et Rock'n'Roll) enregistré en 1973 avec les plus grands musiciens pops Anglais (Klauss Voorman, Rory Ghalagher, Alvin, Albert Lee...).

medium_25.jpgLe fils de Jerry Lee Lewis

Hommage de Schmoll Mitchell
Paroles: Claude Moine. Musique: M.Jonasz 1987 "Mitchell"


M'a parlé de la musique
A minuit moins douze
Sous une pluie battante
C'était un nostalgique
Du rhythm and blues
Des années soixante
Aujourd'hui me disait-il
Le rock a perdu son style
C'est mou, c'est nul, c'est du toc
Elle est loin la grande époque
Il avait cassé sa montre-bracelet
En applaudissant trop fort Bo Diddley
Avait failli mourir en même temps
Que Gene Vincent
Il avait gardé sous ses doigts
Des échardes
Provenant d'un clavier en bois
De Little Richard
Il se prenait pour le fils
D'Jerry Lee Lewis
Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis
Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis

medium_108.jpgPour rafraîchir sa mémoire
Au lever du jour
On s'est retrouvé
Devant un dernier verre
A l'hôtel des cœurs brisés
M'a joué sur le piano bar
"Great balls of fire"
M'a parlé du "Killer"
Toute la nuit
M'a dit: Eddy y a plus d'espoir
Et s'il n'en reste qu'un
C'est qui dis ? Hum ?

Il avait cassé sa montre-bracelet
En applaudissant trop fort Bo Diddley
Avait failli mourir en même temps
Que Gene Vincent
Il avait gardé sous ses doigts
Des échardes
Provenant d'un clavier en bois
De Little Richard
Il se prenait pour le fils
D'Jerry Lee Lewis
Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis
Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis


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mercredi, 14 décembre 2011

1972, Chuck Berry, Revival Rock N'Roll Show, WEMBLEY (LONDRES)

1972. 5 août

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LONDRES, stade de WEMBLEY

LONDON ROCK N' ROLL SHOW


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Ce samedi, dans le gigantesque temple du foot anglais, le stade de Wembley, nous assistons au "London rock n'roll show"(de 12 h00 à 22 h00).

Avec à l'affiche :
medium_mc5_2006_240x180.jpg      The MC5, hardeux de Détroit,
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Screamin' Lord Sutch

(que j'avais vu en 65 en première partie des Who),

Gary Glitter.

Puis les grands pionniers qui se suivent sur cette immense scène :

Bo Diddley avec sa légendaire guitare rectangulaire;

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the Memphis Beat qui annoncent l'entrée de Mister Jerry Lee Lewis toujours grandiose, perché sur le piano; medium_7.2.jpg

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Bill Haley et ses Comets, très surpris du succès nous bisse Rock around the clock dans un délire indescriptible.

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La grande folle du Rock n'roll lui succède: I'm the king: Little Richard se paie le bide de sa carrière en nous imposant un lamentable streap tease...

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Le show se termine en aphotéose avec Crazy legs papa Berry, le grand Chuck Berry qui fera illuminer le stade à la fin de son show.

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medium_041.jpgCe fût une grande journée de rock, une de ces journées que nous n'aurions pas voulu manquer. De nombreux Français, comme nous, ont pu dire :
"NOUS y étions !!!!! "

.Mick Jagger était tranquillement installé dans les tribunes VIP.

05:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

samedi, 10 décembre 2011

1978, mort de Keith MOON

1978,
7 septembre,


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Mort de Keith Moon

Le 4ème WHO

Keith Moon était sans aucun doute le batteur le plus dingue de toute l'histoire du rock. Il avait 32 ans lorsqu'il a tiré sa révérence ce triste soir d'automne...



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Keith MOON

Keith John Moon (23 août 1946 - 7 septembre 1978) était le batteur du groupe de rock britannique The Who. Il est né à Londres en 1946, bien qu'il ait prétendu être né un an plus tard.

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Il est considéré comme le plus original et le plus insolite des batteurs dans toute l'histoire du rock & roll. Son groupe favori était les Beach Boys, il reprit certaines de leur chansons avec The Who.

Dès le début de leur carrière, les Who avaient acquis la réputation de détruire leur matériel à la fin de chaque concert. Moon faisait preuve d'un certain zèle pour cette activité, tapant violemment sur sa batterie, jusqu'à pulvériser celle-ci. Une fois, il loua une batterie avec des feux d'artifice, qu'il fit exploser à la fin de My Generation, ce qui selon la légende, conduisit à un trouble auditif permanent chez son partenaire Pete Townshend. Ces singeries lui valurent le surnom de Moon the Loon (traduction approximative : « Moon l'imbécile »).

Moon gagna rapidement la réputation d'être très destructeur. Il était connu pour dévaster les chambres d'hôtel, les maisons de ses amis, et même son propre domicile, jetant souvent des meubles à travers les fenêtres ou en détruisant les plomberies avec des pétards. Même s'il n'a jamais vraiment conduit une automobile dans une piscine, il n'est pas difficile d'imaginer l'origine d'une telle histoire.

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Moon avait un style bien particulier et a laissé quelques uns des meilleurs morceaux de batterie du rock ’n’ roll. Des batteurs contemporains comme Mitch Mitchell, Ginger Baker et John Bonham peuvent tous se réclamer de lui comme influence majeure. L'anarchisme de Moon a laissé une grande trace dans la musique populaire d'aujourd'hui.

Bien que son activité au sein des Who ait dominé sa carrière, il eut aussi une action mineure dans certains projets. En 1966, il forme une équipe avec le guitariste des Yardbirds Jeff Beck et les futurs membres de Led Zeppelin Jimmy Page et John Paul Jones pour enregistrer un instrumental : Beck's Bolero, édité comme single plus tard dans l'année. Moon est aussi connu pour avoir trouvé le nom de Led Zeppelin, remarquant que cet étrange groupe allait « couler comme un zeppelin de plomb » (l'histoire lui donna tort). Une autre version veut qu'il compara tout simplement le son produit par le groupe de Jimmy Page à celui d'un zepellin qui s'écraserait. La pochette du premier opus Led Zeppelin semble d'ailleurs grandement s'en inspirer. En 1974, il lance son premier album solo, une collection de chansons pop, appelé Two Sides of the Moon (titre inspiré par le succès planétaire de Dark Side Of The Moon de Pink Floyd). En 1971, il a un rôle dans le film de Frank Zappa : 200 Motels : il joue un travesti peureux déguisé en bonne-sœur. En 1976, il joue le tube des Beatles When I'm Sixty-Four pour la bande-son du documentaire : All This And World War II.

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Moon est mort dans son sommeil à l'âge de 32 ans, à cause d'une overdose de médicaments pour traiter son alcoolisme. Il fut remplacé par le batteur des Small Faces Kenny Jones, et dans les derniers concerts par Zak Starkey, dont il était le parrain.

D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Keith_Moon

08:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique, loisirsculture

mercredi, 07 décembre 2011

1976, the WHO

1976, THE WHO
25 mai


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the WHO
LYON, palais des Sports


La bande à Daltrey, les WHO...

Grandiose, avec un immense TOMMY en quadriphonie dans la salle.




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THE WHO

Jamais l’expression «marier la carpe et le lapin» ne fut peut-être aussi bien illustrée que dans la réunion au sein de ce qui serait l’un des trois ou quatre plus grands groupes, l’une des plus séminales formations de l’histoire du rock, des deux étudiants, amis de toujours : Pete Townshend, l’intello tourmenté et ambitieux, John Entwistle, le parfait gentleman musicien et de deux pièces rapportées : Roger Daltrey, le métallo peu enclin aux subtilités, Keith Moon, l’iconoclaste et quasi simplet trublion.
Et pourtant si le groupe perdura jusqu’au bout dans cette formation, résistant aux dissensions patentes entre ses quatre membres (Daltrey n’ayant jamais réellement pardonné à Townshend amené dans son groupe précédent les Détours, par son pote Entwistle déjà en place, de lui avoir volé le leadership, et ne comprenant pas toujours bien les prétentions musicalisantes de son guitariste ; ce dernier, complexé par un physique ingrat : «un bâton avec un nez» dira de lui Daltrey, ayant toujours eu du mal à encaisser la prestance de son chanteur, son charisme, en même temps que son manque d’ambition pour les Who, parfois partagé par Entwistle ; tous plus ou moins fatigués de l’instabilité chronique et des frasques à répétition du génial mais fantasque Keith Moon), c’est peut-être que les perpétuelles prises de bec (doux euphémisme, car ils en venaient en fait souvent aux mains), la foncière mésentente qui régnait entre eux, entretenaient le feu sacré de l’unique mais impériale raison qu’ils avaient d’être ensemble : jouer du rock, encore, et toujours, et chaque fois un peu plus fort.

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Car même si l’œuvre musicale reste d’importance (mais c’est l’affaire essentiellement de Pete Townshend) la légende du groupe s’est construite autour de cette façon sauvage et quintessentielle de se produire en concert, de créer le standard quasiment inégalé de l’explosion scénique rock. C’est sur un déluge sonore jamais entendu à l’époque, un sommet d’énergie brute rarement atteint, que Pete Townshend (formidable guitariste rythmique, perpétuellement en mouvement, assénant ces puissants accords à coup d’incroyables moulinets de bras - inspirés par son éminent homologue Keith Richards et à qui il doit le surnom de «Birdman»- dans les déferlements surbruyants d’une guitare gorgée d’électricité distordue), John Entwistle (bassiste virtuose, ne se contentant plus d’un accompagnement paresseux, mais donnant pour la première fois à son instrument un rôle de tout premier ordre, le dotant d’un son énorme et d’une présence de tous les instants, assurant les transitions, jouant des contre-chants, s’aventurant partout et avec une terrible dextérité sur son manche, créant littéralement la basse rock, un des seuls sûrement à l’époque à pouvoir endiguer, encadrer la frénésie rythmique de leur démentiel batteur, et ceci, sans se départir d’un flegme resté légendaire comparé à l’agitation furieuse des trois autres), Keith Moon (l’unique, l’imperturbable, l’inénarrable, machine à cogner, dans une effarante continuité, comme s’il avait dix bras, avec une facilité, une rapidité, une sécheresse d’exécution hallucinantes, dans une orgie fracassante d’incessants et chaotiques déboulés, comme insouciant du tempo, sans pourtant et miraculeusement jamais le perdre, toujours sûr dans cette multiplication infinie des frappes, de le retrouver et le marquer exactement au moment voulu, à l’instant opportun) et Roger Daltrey (l’archétypique frontman, l’icône rock tant copiée plus tard, à commencer par Robert Plant de Led Zeppelin, au magnifique et puissant organe, inaugurant les indémodables stridence du hurlement et autre primalité du cri) que tous les quatre, alors et seulement complètement soudés dans une gigantesque entreprise de démolition, asseyaient donc leurs prestations live, poussant celles-ci jusqu’au paroxysme qui les voyaient régulièrement fracasser, pulvériser, guitares, amplis et batteries, et terminer dans un indescriptible maëlstrom de furie destructrice.

L’expression de Florent Mazzoleni dans son «Odyssée du Rock» : «la puissance d’un tremblement de terre et la finesse d’une lame de rasoir», le record dont fait état le Guiness Book (120 db à 50 mètres de la scène lors d’un concert aux Etats-unis) et les affres financières dont le groupe faillit ne jamais se relever, tant ils étaient contraints de renouveler perpétuellement le matériel, résument finalement assez bien la sauvagerie de leurs concerts. Mais non content de semer la tempête sur scène, les Who et tout particulièrement Keith Moon, soufflaient un vent de folie ravageuse partout où ils passaient, ne reculant devant aucune frasque pour provoquer sans cesse et toujours la bonne société, et revendiquer plus que haut et fort une rage d’exister, pour le moins totalement libérée des normes et des conventions (inventant, par exemple, le jet de téléviseur des chambres d’hôtels dont ils furent, pour certains, longtemps interdits, en représaille à l’ampleur des dégats qu’ils laissaient à chaque fois derrière eux ), créant là aussi une nouvelle et délirante esthétique comportementale qui allait faire date, et inspirerait, jusqu’à aujourd’hui, épigones et thuriféraires (citons, pour autre anedocte, celle qui failllit rendre à moitié sourd Pete Townshend, de Keith Moon faisant exploser une bombe dans sa batterie sur le plateau d’une émission télévisée).

On comprendra donc que l’héritage essentiel de leur discographie soient les deux cathartiques témoignages des prestations de leur apogée scénique : le Live at Leeds de 1971 et le Live à l’Isle de Wight de 70 (en fait paru bien plus tard). Et l’on s’arrêtera malheureusement là, car le groupe qui avait clairement exprimé l’espoir pour ses membres de mourir avant la vieillesse, allait tenir à moitié cette promesse, et payer un lourd tribut à cette orgie d’excès en tous genres (orchestrée bien sûr par des substances qui n’ont pas toujours pour effet de prolonger l’espérance de vie), usé avant l’heure, se délitant petit à petit après cet acmé discographique live et les chefs d’œuvre en studio de la maturité (musicale il s’entend car pour le reste ..), jusqu’à l’extinction finale en 1982, dont la mort prématurée en 1978 de leur âme damnée de batteur peut être considérée, à postériori, comme un funeste et cruel symbole précurseur.

Car il est clair dès le premier album (où retentit l’hymne de toute une jeunesse rebelle «My Génération») en 1965 que, musicalement transcendé par le jeu incroyable de Keith Moon et l’énergie démente qu’il insuffle au groupe, les Who sont en train d’accoucher d’une façon quasiment inédite de jouer du rock (à l’instar, dans un registre légérement différent, des Kinks dont le premier single du groupe «I can’t explain», paru l’année précédente, s’inspire clairement, comme le reconnaîtra Pete Towshend lui-même), d’une façon qu’on pourrait qualifier de purement britannique de s’accaparer l’héritage.
Héritage des schémas du rock américain à la Chuck Berry et du rythm’n blues (ils reprennent d’ailleurs deux titres de James Brown) qu’ils dépoussièrent d’une certaine sensualité, d’un certain swing (marquant fortement, par exemple, le style Rolling Stones) tout autant que des démonstrations de virtuosité en vogue sur la scène londonienne alors foisonnante de guitar-heroes en herbe (si John Entwistle n’hésite pas, pour la bonne cause, à en produire un de temps en temps, mais en ce qui concerne la basse c’est quasiment révolutionnaire, tout solo, surtout s’il est démonstratif est quasiment prohibé chez Pete Townshend, de toutes façons limité techniquement dans ce domaine, mais qui par contre, véritable tête chercheuse, redouble d’inventivité pour électrifier, durcir, densifier, le son de sa guitare : des powers-chords ou accords de quinte au médiator glissant sur le manche, en passant par le larsen, la distorsion, les variations subites de volume, sans oublier le feedback, même si en la matière la bataille en reconnaissance de paternité fait rage avec Jeff Beck) pour un expression musicale beaucoup plus tranchante, plus agressive, plus blanche, comme on le dit de la colère, de la rage ou du bruit, et que le rock-garage aux Etats-Unis n’allait pas tarder à reprendre à son compte, en attendant les Stooges et autres précurseurs du Punk.

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Mais en tout bon britannique qu’il est, Pete Townshend a la pop chevillée au corps, et aux brûlots du premier album vont de plus en plus succéder, toujours sur ce fond sonore âpre et fougueux, de splendides vignettes de pop survoltée aux mélodies superbes et aux magnifiques harmonies vocales, où le leader des Who, chroniqueur avisé, talentueux et sarcastique de son époque (au même titre que Ray Davies) n’hésite pas à mettre en scène les frustrations, pour une fois exprimées sans détours, d’une jeunesse désemparée. Et c’est sur un tempo d’enfer lui aussi, et avec quelques poussées psychédéliques dans le goût de l’époque, donc que, de «Substitute» à «Magic Bus» en passant par «Happy Jack» et autres «I Can’t see for Miles» les hits se succéderont au gré des trois albums suivants (dont le particulièrement loufoque The Who Sell Out en 1968), un parfait résumé, dans des versions magistralement réenregistrées, en étant donné dans l’album Meaty Beaty Big and Bouncy sorti en 1971) pendant que le groupe continue à incendier les scènes et les chambres d’hôtel du monde entier, jusqu’à la sortie en 1969 du chef d’œuvre qui allait enfin leur apporter la lumière.

Car Pete Townshend a dans l’idée depuis longtemps de marquer de son empreinte l’histoire de la musique populaire de son temps, et n’a jamais caché ses ambitions de compositeur (des titres anciens annoncent et préfigurent, déjà dans la forme, en ce qui concerne «A quick one while he’s away» du second album, et plus encore dans les grilles d’accords et les mélodies elles mêmes, en ce qui concerne «Tatoo» et surtout «Rael» du troisième, l’œuvre à venir) . Déficit d’image, désir de reconnaissance (on raconte, par exemple, que le premier bris de guitare sur le plafond trop bas d’un club aurait été purement accidentel, et que c’est devant le manque de réaction du public qu’il aurait décidé d’en remettre une couche) tout est bon pour faire parler de lui. Mais le meilleur moyen est encore de pondre le grand-œuvre auquel il aspire. Et ce sera bien sûr Tommy, répertorié comme le premier opéra rock (en tous cas, à succès, puisque le SF Sorrowdes Pretty Things sert indubitablement de point de repère), de nouveau le «mariage de la carpe et du lapin» : en tous cas, celui de la puissance exacerbée d’un groupe rock en pleine possession de ses moyens et de la musique sérieuse voire prétentieuse ; celui des préoccupations mégalomaniaques, concepts légèrement fumeux, mélodies évanescentes et autres arrangements sophistiqués de son concepteur, et de l’interprétation explosive et rageuse, en compagnie des trois autres pas vraiment concernés. Mais comme toujours le mélange détonnant fonctionne à merveille, et Tommy, finalement d’une cohérence sans failles et d’une étrange et inaltérable beauté, qu’ils interpréteront sans interruptions aux quatre coins de la planète durant plus d’une année, sera un succès phénoménal marquant à jamais l’histoire du rock tout autant que celle du groupe.

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Car, en fait, les Who resteront marqué de façon indélébile par le souvenir envahissant du joueur de flipper aveugle, sourd et muet, et qui plombera définitivement l’avenir du groupe, désormais sur la pente descendante. Il n’est, certes, pas question de tenir pour quantité négligeable leur deuxième chef d’œuvre studio Who‘s next (sorti en 1971, avec le tonitruant et célèbre «Won’t get fooled again»), mais déjà, l’échec et l’implacable usure oeuvrent dans l’ombre. En effet, ce magnifique album où Townshend essaye d’amener le groupe, à son corps défendant, sur des voies nouvelles (introduction du violon et autres synthétiseurs) tout en préservant (mais, ce sera pour la dernière fois) la force brute de son rock, n’est autre que le reliquat d’un projet grandiose avorté (le fameux «Lifehouse» dont quelques autres titres émailleront les albums suivants, les seuls parfois à sortir ceux-ci de la quasi indigence, eu égard à un tel passé, comme le «Who are You» de l’album éponyme en 1978), projet dont un des objectifs déclarés était justement de surpasser Tommy et que le groupe et son leader, réuni en «drug-brain session» , n’arriveront jamais à mener à terme (ce dont Pete Townshend ne se remettra vraiment jamais). Puis au fur et à mesure, la consommation intensive de substances diverses, la répétition harassante des concerts, les démêlés judiciaires, ce mode de vie que les quatre avait porté à son summum d’intensité, allaient malheureusement, mais inéluctablement, avoir de terribles conséquences sur leurs capacités créatives et leur énergie interprétative.

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Et la fin du groupe ne fut plus qu’une longue et lente agonie : de l’opéra-récidive raté Quadrophenia sorti en 1973 (toujours Tommy en point de mire) aux deux derniers albums avec Keith Moon à la batterie (déjà plus que l’ombre de lui-même), suivie d’une pathétique tentative de résurrection sans le phœnix frappeur, ponctuée par deux albums insipides. En dernier ressort, le groupe qui avait tout et trop donné, débordé, dans une sorte de juste retour des choses, par la jeunesse impitoyable et triomphante : la déferlante punk qu’il avait lui même, en quelque sorte, initié quelques quinze ans plus tôt, décidait quand même de fermer le ban après une tournée d’adieu fin 1982, tournée suivant l’ ultime album dont seul le titre reste peut-être à retenir : «It’s Hard».

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Olivier SOUANE

D'après : http://www.music-story.net/detail_group/The+Who/

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