dimanche, 20 juillet 2008
2004, Bill Wyman l'ex bassiste des Rolling Stones
2004
3 & 4 septembre
Villeneuve les Béziers
Bill Wyman à Villeneuve les Béziers avec son groupe les Rhythm kings pour un concert organisé par le club Harley Davidson "Les Brescudos" dont je salue au passage leur Président Christian Perras.
Ma rencontre avec Bill Wyman, vendredi 3 septembre 2004. A l'hôtel "La Licorne" à Villeneuve les Béziers.
Je lui offre le CD ROOM de mon livre "Ladies and gentlemen THE ROLLING STONES…. 40 années passionnément !" ainsi que l'article que Patricia GUIPPONI du Midi Libre a écrit sur ma passion.
Il me dédicace très gentiment, avec le sourire, mon livre et l'article. Pour sa collection je lui remets aussi le lendemain l'article sur le concert et un billet d'entrée que j'avais acheté avant de savoir que je connaitrais le bonheur d'obtenir un "Back stage" et d'être le "CHAUFFEUR" de Bill Wyman.
J'eus aussi le plaisir d'aller accueillir, puis reconduire les Rhythm Kings à l'aéroport de Montpellier.
Le privilège aussi d'emmener Mike Sanchez, seul, prendre son avion, et sublime remerciement deux bisous de la chanteuse Beverly Skeete
E N O R M E S S O U V E N I R S
Bill Wyman’s Rhythm Kings
Oui, Bill Wyman a été le bassiste des Rolling Stones. Il doit donc sa célébrité au ‘plus grand groupe de rock and roll du monde’ comme la légende le stipule. Qui n’a pas déjà remarqué sa silhouette élancée au fond de la scène, figée, le visage fermé, l’air timide ?
Chez Bill Wyman pas de frasques, de fantaisies ou même de sourires sur scène. Ce pince-sans-rire, ce Stone à part (il a publié un livre intitulé ‘Stone alone’ qui est autobiographique) a toujours eu un rôle efficace mais effacé.
Avec Wyman, on est loin des paillettes du rock, des apparences brillantes, des accoutrements tous plus fous les uns que les autres de Jagger et des attitudes provocatrices de Keith Richards. Bill Wyman, fidèle à sa personnalité réservée, loin du ‘star system’, est revenu à la musique qui l’anime et qu’il aime : le blues et le jazz. Après avoir longtemps servi loyalement les Stones et joué du rock, ce qu’il n’appréciait pas outre mesure, il revient entouré d’une pléiade de rock stars anglaises. Il joue enfin la musique qui le fait vibrer profondément. C’est peut-être ce côté humain qui est attachant chez Wyman.
Sa simplicité aussi le rend plus proche de son public. Certes il n’a pas l’aura de certaines personnalités du rock mais il rencontre aujourd’hui, à la soixantaine passée, un vrai succès avec ses Rhythm Kings.
d'après :http://www.aurock.com/site/article.php3?id_article=61
Le site officiel de Bill Wyman
http://www.billwyman.com/
Bill Wyman Sticky Fingers Restaurant
http://www.stickyfingers.co.uk/rest/index.htm
le site de Mike SANCHEZ
http://www.mikesanchez.co.uk/
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mercredi, 02 juillet 2008
2003, the Rolling Stones
2003
5 juillet
Marseille, Stade Vélodrome
the ROLLING STONES
Première partie : Sthereophonics
Pendant deux heures et quart, les ROLLING STONES nous gratifient d'un concert dont l'essentiel des titres est un retour à leurs sources.
La plupart des morceaux sont ceux qu'ils jouèrent en 1970 au Palais des sports de Lyon-Gerland. Brown sugar, Midnight rambler, Wild horses, Sympathy for the devil....
A mi concert les Stones se rendent sur une petite plateforme circulaire située au centre du stade et interprêtent I just want make love to you, Like a rolling stones et Street fighting man.
Les veinards proches de cette scène reçurent les baguettes de Charlie Watts.
Vers minuit nous n'avons pas vu The Midnight rambler (le rôdeur de minuit) mais une foule de très jeunes et de plus vieux partager une incommensurable joie d' avoir passé cette inoubliable soirée avec les Rolling Stones.
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samedi, 21 juin 2008
2001. Décès de George Harrison
2001
29 novembre
Mort de George Harrison
L'ancien Beatles est parti rejoindre son compère John Lennon, mort lui aussi un triste jour de décembre, le 8... Assassiné.
Georges Harisson était âgé de 58 ans
George Harrison
Né le 25 février 1943 à Liverpool, mort le 29 novembre 2001 à Los Angeles Californie. Il était le plus jeune des quatre membres du groupe The Beatles.
Avec les Beatles
Harrison joint le groupe de John Lennon à la demande de Paul McCartney à la fin des années 50. D'abord et avant tout guitariste solo des Beatles, il composera quelques titres au sein du groupe au début de leur carrière dont : Don't Bother Me' (1963), If I Needed Someone (1965), I Need You (1965) et You Like Me Too Much (1965).
L'influence de Harrison se fera plus sentir au sein du groupe à compter de 1966 ou Harrison commence à s'intéresser aux instrumentions orientales qui seront intégrées graduellement dans la musique et l'univers du groupe. L'album Revolver paru à l'été 1966 compte trois compositions de Harrison dont Taxman.
Les plus grandes compositions (et les plus connues) de Harrison seront écrites au cours des dernières années d'existence des Beatles, l'influence de Harrison se faisant surtout sentir dans les albums The Beatles (1968) avec "While My Guitar Gently Weeps" et Abbey Road en 1969 avec "Something" et "Here Comes The Sun".
Suite à la rencontre des Beatles avec le Maharishi Mahesh Yogi en 1967 et au voyage des Beatles en Inde en 1968, il restera toute sa vie attaché à l'Inde et à la philosophie hindouiste. Il s'intéressa également à la musique classique traditionnelle indienne qu'il contribua a faire connaître en Occident et qu'il intégra à ses compositions. Il a côtoyé les plus grands artistes indiens comme le sitariste Ravi Shankar dont il a produit l'album Mantras à la fin des années 1990.
Une autre de ses passions était le ukulélé, dont il était un collectionneur notoire et un joueur émérite. George Harrison s'intéressait en particulier à la variante la plus répandue au Royaume-Uni de cet instrument : le banjo-ukulélé.
Carrière solo
Après la séparation du groupe en 1970, Harrison entame une carrière solo. Il développe son propre style à la guitare basé sur le "slide"
Son premier album solo post-beatles fût All Things Must Pass produit par Phil Spector qui parût à la fin de l'année 1970. L'album connu un succès fulgurant, notamment le titre My sweet Lord considéré comme l'une des chansons les plus populaires de la fin du XXe siècle. En 1971, Harrison organise le Concert for Bangladesh, le premier grand concert de charité regroupant une brochette de rock stars, dont Eric Clapton, Bob Dylan et Ringo Starr.
L'album suivant Living In The Material World publié en 1973 connu aussi un succès relatif, principalement le titre Give Me Love qui sera classé numéro 1 des deux côtés de l'Atlantique au printemps 1973.
L'année 1974 marque une première et la seule tournée nord-américaine pour George au cours de sa carrière solo. Il lance au cours de la même année son propre label de disque Dark Horse.
A compter de 1974, les albums suivants n'eurent pas le même succès. Il connut un certain succès en 1981 avec le simple "All Those Years Ago" hommage à son défunt collègue John Lennon et Il lui fallut attendre la fin des années 1980 pour retrouver les faveurs du grand public, grâce à son album Cloud Nine (paru fin 1987) qui contenait trois tubes : Got My Mind Set On You, When We Was Fab (tous deux soutenus par des clips-vidéo amusants voire inspirés) et This Is Love.
Malheureusement, ce retour en grâce ne fut pas confirmé par d'autres albums studio, du moins en son nom propre, puisqu'il s'est alors consacré à son projet collectif, les Traveling Wilburys en compagnie de Roy Orbison, Tom Petty, Jeff Lynne et Bob Dylan. Ce n'est que peu après sa mort (cancer des voies respiratoires et tumeur au cerveau) que parut, en 2002, son dernier album Brainwashed.
George Harrison restera comme un des membres des mythiques Beatles, un grand guitariste, mais aussi comme un grand compositeur; sa chanson la plus célèbre "Something" ayant même été qualifiée par Frank Sinatra de "plus belle chanson du monde".
L'affaire My Sweet Lord
La chanson My Sweet Lord lui valut un procès pour plagiat, qu'il perdit. En effet, il aurait repris, sans le vouloir, l'air d'une chanson He's So Fine d'un groupe américain, The Chiffons, qui avait connu un certain succès en 1963.
À la demande de Juan Mascaró, professeur de sanskrit à Cambridge, George utilisa aussi les paroles d'un poème du Dao De Jing (Tao-te-king) de Lao Zi (Lao-tseu) pour la chanson The Inner Light.
D'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Harrison
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vendredi, 20 juin 2008
1999, Alpha Blondy
1999
26 mars
MONTPELLIER, Zénith
Alpha Blondy
Nous nous sommes rendus au Zénith pour y apprécier une fois encore la bonne humeur de Alpha Blondy.
Incroyable jeu de scène avec sa béguille et une jambe dans le plâtre.
Au retour, malgré que nous n'ayons pas fumé un seul joint, avec ce que nous avions respiré, nous étions complétement shootés !
Alpha BLONDY
Premier fils d'une famille de neuf enfants, Seydou Koné naît à Dimbokro en 1953 . Élevé par sa grand-mère, le garçon connaît des années heureuses : portant le même prénom que le grand-père décédé, il est le « petit mari » de l'aïeule qui le cajole . Élevé parmi des femmes âgées, il en apprend notamment de nombreuses expressions dioula recherchées. Une règle importe et marquera l'enfant pour toute sa vie : il faut « parler droit », ne pas mentir, quelles que puissent en être les conséquences.En 1962, il retrouve sa mère à Korhogo ; celle-ci l'emmène à Odienné où son mari travaille pour la Compagnie française de Côte d'Ivoire, la CFCI . Seydou Koné passe dix ans à Odjenné, où en 1972, il préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (MEECI) . On l'appelle Elvis Blondy . La même année, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo . Élève inscrit à l'internat, l'adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse) : les Atomic Vibrations jouent en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent Sainte-Elisabeth voisin... Désireux d'apprendre l'anglais, il convainc sa mère de le laisser partir, en auto-stop, pour le Liberia voisin.
En 1973, Seydou Koné est à Monrovia . Il y reste treize mois, prenant des cours pour maîtriser la langue des Beatles et donnant des leçons de français . Mais le jeune homme veut aller plus loin . Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux États-Unis perfectionner son anglais, aller à l'université, faire de la musique et créer un groupe . À l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons . « Come back Jesus », par exemple, a été écrite au Liberia ( le titre sera publié en 1985 sur l'album « Apartheid is nazism » ).
C'est en 1976 que le rêve devient réalité : Blondy ( c'est ainsi qu'il signe les lettres envoyées aux amis restés au pays, surnom qui existe depuis le collège à Odienné ) débarque à New York . Il s'inscrit dans une première école, la Geneva School of business, où il suit pendant trois mois des leçons d'anglais commercial . Puis il use les bancs du Hunter College pour prendre des cours de langue accélérés et passer avec succès le test qui lui permet enfin de s'inscrire à l'American Language Program de Columbia University .
Pendant deux ans, le jeune ivoirien suit ce programme destiné aux étudiants étrangers . En même temps, souvent de nuit, forcément, il enchaîne les jobs alimentaires -il est notamment coursier, à 5 dollars le pli porté . À ce rythme, il tombe bientôt malade . Alors qu'un médecin lui conseille de se reposer, un ami ivoirien, Oullaï Joachim, lui suggère de venir le rejoindre à Waco, au Texas . Seydou arrête les cours et quitte New York, son climat qui peut être si froid et son rythme infernal .
À Waco, le compatriote l'aide à trouver du travail : c'est l'usine de dindons Plantation Food, puis celle de poulets . Mais les abattoirs, cela ne correspond pas si bien que ça au jeune homme qui, à New York, comme la plupart des africains, évoluait dans les milieux carribéens et notamment jamaïcains : toute la période new-yorkaise a en effet été celle d'une approche de la philosophie rasta, illustrée par le concert donné par Burning Spear en 1976 à Central Park, dont Alpha parle encore aujourd'hui comme d'une date majeure, et en quelque sorte, emblématique. Après les volailles, donc, le jeune Blondy trouve un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes du monde . Pour sa part, il continue d'écrire ses titres.
Une rencontre lui donne beaucoup d'espoir : celle du Jamaïcain Clive Hunt, qui lui présente The Sylvesters, un groupe formé par une famille de dominicains qui joue régulièrement dans les petites salles de l'État de New York . Espérant enfin réussir, Blondy quitte le Texas et commence à se produire en première partie des Sylvesters . Il chante ses propres compositions, dont «Burn down the apartheid», « Bory Samory » ( publié en 1984 sur « Cocody Rock ») ou « War », de Bob Marley, en français (publié en 1994 sur «Dieu»)...
Mais le plus grand espoir du jeune homme repose sur les 8 chansons enregistrées, sous la houlette de Clive Hunt, au studio Eagle Sound à Brooklyn . À l'époque, Clive Hunt a déjà réalisé le 1er album des Abyssinians, travaillé avec Max Romeo et écrit une chanson (Milk and Honey) pour Dennis Brown . Le disque ne voit malheureusement jamais le jour : le réalisateur ayant des problèmes d'argent, il a, dit-on à Blondy, quitté New York pour Londres .
Déjà quatre ans passés aux États-Unis, sans résultat vraiment palpable : en 1980, Blondy décide de rentrer en Côte d'Ivoire . Peu glorieux, le retour est douloureux . Le rêve américain a tourné au cauchemar .
De retour à Abidjan, Blondy habite chez des amis . Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens au ghetto d'Adjamé, au Bracody Bar . Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un commencement .
En 1981, Roger Fulgence Kassy lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne (la RTI), «Première chance» . Les deux hommes se connaissent de longue date. Adolescents, ils se retrouvaient en effet à Abidjan pendant les grandes vacances, au quartier Ebrié, chacun chez son oncle (les deux oncles travaillaient à la Présidence) ; ils ont passé le BEPC la même année .
Avant le départ au Liberia, en 1973, c'est d'ailleurs ensemble qu'ils se présentent au concours d'entrée à la RTI. Fulgence réussit, et entre au studio-école de la télévision ivoirienne. Quand Blondy revient des Etats-Unis, Fulgence fait partie de l'équipe du studio 302, dirigée par George Benson . En 1981 donc, Ful, comme l'appelle Alpha, lui propose «Première chance» . Pour le chanteur qui a bientôt trente ans, c'est plutôt la dernière chance...
Il interprète quatre chansons : «Christopher Colombus» de Burning Spear, et trois de ses compositions, «Bintou were were», «Dounougnan» et «The end» . «Tu verras, demain, ta vie va changer», avait prévenu Fulgence . Effectivement: Devant l'engouement suscité par le passage à la télévision, Georges Benson propose au chanteur de produire son premier album . Ce sera «Jah Glory», qui sort fin 1982, début 1983 . C'est, au grand regret de Seydou Koné, malheureusement trop tard pour faire partager sa joie à sa grand-mère chérie .
Sur l'album, un titre que Benson hésite à mettre : «Brigadier sabari» . La chanson ( dont l'intitulé peut se traduire par la supplication «Brigadier, pitié!» ) dénonce les violences dont la police est coutumière . Le titre fait un tabac en Côte d'Ivoire et dans toute la région . Il accompagne jusqu'à aujourd'hui la riche carrière d'Alpha Blondy, qui compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts .
Avec son groupe le Solar System, l'artiste se produit en effet aux quatre coins de la planète, portant haut les couleurs de l'Afrique et de son pays, la Côte d'Ivoire
d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Blondy
Voir aussi la superbe bio : http://www.alphablondy.info/article.php?aid=56
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dimanche, 15 juin 2008
1996, Renaud... 2007 RENAUD TOUR Rouge Sang !
1996
19 octobre
Narbonne, parc des expos
Renaud
"Hangar" dans lequel le son était complètement pourri.
En arrivant sur scène Renaud s'excuse pour ces mauvaises conditions.
Cela n'empêchera pas "l'homme qui prend la mer" de faire un tabac.
RENAUD TOUR 2007
RENAUD
L'enfance et l'adolescence
Renaud est né le 11 mai 1952 dans le XIVe arrondissement de Paris. Il a un frère jumeau (David), ainsi que quatre autres frères et sœurs dont l'écrivain Thierry Séchan.
Son père, Olivier, originaire d'une famille protestante des Cévennes, est professeur d'allemand et de néerlandais, traducteur et auteur de romans policiers. Il a reçu le Prix des Deux-Magots en 1945 pour Les Corps ont soif. Sa mère, originaire d'une famille de mineurs du Nord, est ouvrière.
Malgré certaines aptitudes, il manifeste très peu d'intérêt pour les études, avec un dégoût particulier pour les cours de gymnastique, et dit lui-même qu'il « commence à fréquenter le radiateur au fond de la classe » à partir de la 6e. Il se fait expulser de plusieurs lycées et sèche très vite les cours pour aller siffloter des chansons de Hugues Aufray et d'Antoine devant les statues du jardin du Luxembourg. Son look s'inspirera toutefois d'un autre chanteur : Ronnie Bird.
Il s'intéresse aux réactions et manifestations pacifistes métropolitaines de 1962 durant la guerre d'Algérie, auxquelles ses parents ont participé. Il s'approche un moment des maoïstes mais en revient assez vite, comme pressentant la tournure que prendrait la « Révolution culturelle ».
En mai 1968, Renaud vit pendant un mois dans la Sorbonne occupée, et participe aux manifestations et barricades. Il fête ses seize ans le 11 mai sur les barricades du quartier latin.
C'est par ailleurs dans l'un des amphithéâtres de la Sorbonne que Renaud croise un étudiant qui commence à chanter avec sa guitare une chanson qu'il avait écrite. Il découvre alors l'écriture de chansons, et rédige sa première chanson, Crève Salope qui a eu un franc succès auprès des autres étudiants. Deux autres chansons, C.A.L. en Bourse et Ravachol, suivent rapidement, toutes encore inédites aujourd'hui.
Les débuts dans la musique
En mai 1968, il écrit sa première chanson dans la Sorbonne occupée : Crève Salope qui deviendra un hymne pour les étudiants en colère. Il faut noter que Renaud regrette cette chanson qui déplut à son père.
En avril 1969, il arrête ses études et commence à faire plusieurs petits boulots. À cette époque, il chante encore uniquement pour amuser ses amis ou draguer. Les chansons sont de lui, mais aussi d' Hugues Aufray ou de Bob Dylan.
En 1971, il rencontre Patrick Dewaere et est embauché comme comédien au Café de la Gare (à Paris). Il joue avec Coluche, Miou-Miou, Romain Bouteille, Henri Guybet et, bien sûr, Patrick Dewaere.
En 1972, Renaud, désabusé, quitte Paris pour Avignon. Il en revient vite face au peu d'avenir que lui offre la ville dans les carrières artistiques qu'il envisage (littérature, poésie, chanson, théâtre).
En 1973-1974, il joue quelques petits rôles dans des séries télé, des petits films… Après s'être fait rejeter lors d'une audition sur scène pour jouer de la musique au Don Camillo, il commence à chanter dans les rues, accompagné d'un copain accordéoniste, Michel Pons. Il y chante le Paris populaire qu'il affectionne tant.
Alors que Coluche joue au nouveau Café de la Gare en 1974, rue du Temple, Renaud comme il le dit lui-même « faisait la manche » dans la file d'attente de 400-500 personnes dans la cour, où il se fait remarquer par Paul Lederman, qui lui propose de venir jouer au Caf'conc' de Paris, en première partie du spectacle de Coluche. Son groupe est appelé les Petits Loulous. C'est là qu'un soir de 1975, deux producteurs, Jacqueline Herrenschmidt et François Bernheim, l'entendent chanter et lui proposent de faire un disque, son premier 33 tours : Amoureux de Paname.
Un soir de juin 1975, il se produit à « La Pizza du Marais » devant un petit public comprenant malgré tout les déjà célèbres Julien Clerc et Maxime Le Forestier, l'auditoire ne sait pas trop quoi penser de ce jeune homme ni très bon chanteur, ni très bon musicien mais quelques journalistes s'intéressent déjà à lui. Renaud, lui, ne croit pas à une quelconque carrière et continue de faire le figurant dans des petits feuilletons ou le mécanicien dans un magasin de moto. Début 1977, il joue même plusieurs soirs dans Le Secret de Zonga, une pièce de Martin Lamotte au café-théâtre « La Veuve Pichard ».
La période du loubard
Toujours avec les mêmes producteurs, Renaud sort son deuxième album en 1977 où il abandonne son image de « titi » parisien pour celle du gentil loubard au blouson de cuir. Image qu'il durcira jusqu'à l'album Marche à l'ombre. Nettement plus soigné, l'album se vend relativement modestement mais l'une des chansons phares, Laisse béton, devient vite un tube dans les premiers mois de 1978 et permet à Renaud de se faire découvrir par le grand public. En avril, le « nouveau venu dans la chanson française » triomphe au Printemps de Bourges.
Troisième album de Renaud, Ma gonzesse sort en janvier 1979. Dans la lignée du précédent, Renaud se dévoile néanmoins plus sensible et adepte de l'autodérision. En mars, il affronte sa première grande salle parisienne : le Théâtre de la Ville, salle de huit cents places où il joue à guichets fermés cinq jours de suite.
L'album suivant, Marche à l'ombre, sorti en 1980, est dédié à Jacques Mesrine, criminel français des années 1970 abattu par la police. Plus violent et plus sombre, l'album obtient un fort succès. La même année, Renaud est applaudi par le public et par la presse à Bobino dont Polydor met en vente un double album « live » Renaud à Bobino. La première partie du spectacle, qui était elle aussi assurée par Renaud, sort en album sous le titre « Le P'tit Bal du samedi soir et autres chansons réalistes », Renaud y chante en effet de vieilles chansons du siècle dernier. En 1980, la chanson Hexagone, qui brocarde la France d'alors en la comparant à la « gangrène » qui sévit au Chili comme à Paris (allusion au régime Pinochet), est interdite d'antenne.
Avec Le Retour de Gérard Lambert, enregistré fin 1981, Renaud commence à délaisser son blouson noir, transition entre Marche à l'ombre et Morgane de toi. Devenu père, Renaud préfère s'éloigner de la violence. Peut-être moins achevé que le précédent, les ventes n'égalisent pas celles de Marche à l'ombre. Fin 1982, Renaud fait sans le savoir ses adieux au loubard sur la scène de l'Olympia dont un double album « live » intitulé « Un Olympia pour moi tout seul » est édité.
Les années 1980
Pour Morgane de toi, sorti en 1983, Renaud part à Los Angeles et s'entoure des meilleurs musiciens américains. Et cet investissement n'est pas vain, Morgane de toi se vend à plus d'un million d'albums en quelques mois. Renaud a définitivement cassé son image, moins agressif, plus écolo, un blouson en jean à la place du blouson de cuir. Il découvre la mer, prend le large et en ressort un tube : Dès que le vent soufflera.
En 1981, Renaud représente 45% du chiffre d'affaires de Polydor. Mais suite à des litiges avec sa maison de disque, il ne renouvelle pas son contrat après Morgane de toi et quitte Polydor pour aller chez Virgin.
L'année 1985 est une année noire pour Renaud. En février, Valérie Lagrange propose à Renaud d'écrire une chanson pour l'Afrique. À l'époque en effet, une sécheresse sans précédent sévissait en Éthiopie depuis plusieurs années, faisant des milliers de victimes. Des musiciens africains et des artistes outre-Atlantique comme Bob Geldof avait déjà réalisé des disques de solidarité mais en France, rien. Valérie Lagrange voit Renaud comme le catalyseur idéal pour faire bouger les artistes. Après quelques hésitations, Renaud accepte, écrit une chanson sur une musique de Franck Langolff et réunit une trentaine d'artiste (parmi lesquels Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Jacques Higelin, Coluche, Julien Clerc…). Parfois boycotté par certaines radios FM, le disque dépasse pourtant rapidement le million d'exemplaires et rapporte plusieurs millions de francs à Médecins sans frontières, l'association bénéficiaire de l'opération.
En août, dans le cadre du « Festival mondial des jeunes et des étudiants », Renaud part donner une série de concert à Moscou, en U.R.S.S.. Séjour globalement positif, Renaud se réjouissant d'affronter un public non francophone jusqu'à l'« incident » du parc Gorki : Devant dix mille personnes (triées sur le volet), Renaud entame sa chanson Déserteur, chanson pacifiste, lorsque trois mille spectateurs se lèvent et quittent la salle. Incident prémédité, probablement par une faction dirigeante peu encline à cette ouverture vers l'Occident, dont Renaud sortit profondément blessé. Ce séjour soviétique lui inspire la chanson Fatigué (paru ensuite dans le futur Mistral Gagnant) qu'il écrit sur un banc de la Place Rouge. Épuisé moralement et physiquement, Renaud quitte l'U.R.S.S. pour l'enregistrement de son prochain album à Los Angeles.
Arrivé dans les bacs en décembre, « Mistral gagnant » sent la désillusion, la désespérance, la nostalgie de l'enfance, transcrivant ses derniers mois difficiles durant lesquels il écrivit les chansons de l'album. L'accueil enthousiaste du public (et de la critique) pour ce disque « inquiet » redonne confiance à Renaud, plus confiant pour sa prochaine prestation au Zénith en début 1986. À côté de ça, un recueil de ses chansons et dessins, préfacé par San-Antonio, lui vaut d'être invité par Bernard Pivot à « Apostrophes », reconnaissance officielle de ses talents d'écrivain.
Mais si sa vie d'artiste est comblée, ce n'est pas le cas de sa vie sentimentale. Renaud s'enfonce doucement dans la déprime : par la remise en question de ses engagements (qui a commencé depuis Morgane de toi) et par le temps qui passe… Et les premiers deuils. Le 19 juin 1986, la mort brutale de son ami Coluche annonce « l'entrée en déprime » de Renaud. En 1988, Renaud dédie son nouvel album « Putain de camion » à Marius et Romain, fils de Michel et Véronique Colucci. La chanson éponyme à l'album est d'ailleurs un hommage à celui qui fut le parrain de sa fille Lolita. L'album sortit sans aucune promotion, décision respectable mais sensible sur les ventes : 750 000 « seulement » soit deux fois moins que le précédent. L'album obtient malgré tout plusieurs Grand Prix.
En 1989, il participe à un grand concert gratuit à la Bastille, avec Johnny Clegg et la Mano Negra, initié par l'écrivain Gilles Perrault en réponse au « sommet » du G7 (depuis renommé en G8 avec l'arrivée de la Russie) à Paris. La même année sort un double album live, « Visage pâle rencontrer public », « Renaud tour 89 ».
De 1975 à 1985, il a enregistré sept albums. Jusqu'en 1995, il n'en enregistrera que trois (plus deux albums de reprises).
L'Irlande, le Nord, et la Belle de Mai
En 1991 arrive l'album « Marchand de cailloux », enregistré en Irlande durant la première guerre du Golfe contre laquelle Renaud a milité (on peut lire au dos du disque "enregistré pendant leur sale guerre"). Avec des chansons pacifistes, de pêche à la ligne (Tant qu'il y aura des ombres) ainsi que sur les dirigeants socialistes qui l'ont tant déçu (Tonton, le tango des Elus), l'album se vend à peine moins bien que « Putain de camion » mais obtient un Grand Prix de l'Académie du disque Charles Cros.
En mai 1992, il chante cinq semaines durant au Casino de Paris puis consacre le reste de l'année au tournage de Germinal où il joue le rôle de Étienne Lantier au côté de Gérard Depardieu, Miou-Miou, Jean Carmet… En 1980, dans la loge de Bobino, le réalisateur Claude Berri lui avait en effet promis qu'un jour il lui trouverait un rôle au cinéma. En tant que petit-fils de mineur (Oscar, inspiration de la chanson homonyme), Renaud, qui aurait pourtant préféré un petit rôle, ne peut pas refuser. Comme en prélude à la sortie du film, Renaud enregistre début 1993 « Renaud cante el' Nord », album de reprises de chanson ch'ti. Au cours des six mois de tournage de Germinal, Renaud a pu découvrir le folklore des gens du Nord et, par amour de ces gens qu'il considère d'une grande générosité, a décidé de le chanter. L'album lui vaut sa première Victoire de la musique en 1994 dans la catégorie « Album de musique traditionnelle » et se vend à 300 000 exemplaires, bien que Renaud pensait qu'il n'intéresserait que les gens du Nord. Toujours en 1994, il sort un conte pour enfants La petite vague qui avait le mal de mer qui est ensuite traduit en castillan et en catalan.
Suit en novembre 1994, À la Belle de Mai, enregistré à son domicile. Mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous pour cet album, malgré quelques succès (C'est quand qu'on va où ?, La médaille, Mon amoureux, À la Belle de Mai). Le concert ainsi que la tournée qui suivit sont enregistrés sur le double album live Paris Province et sur DVD. À partir du 1er mai 1995, peu avant les élections présidentielles en France, Renaud se produit à la Mutualité, symbole des grands meetings de la gauche.
Cette même année 1995, Renaud enregistre un album de vingt-trois chansons de Georges Brassens. Depuis la mort de celui-ci en 1981, beaucoup espéraient que Renaud, son « héritier » le plus évident, lui rende un jour hommage.
Mais pour Renaud (et surtout pour ses maisons de disques), cette année 1995 est aussi l'année de toutes les « compiles ». Comme pressentant qu'on ne l'entendrait plus de si tôt, Polydor et Virgin, ses deux maisons de disques, sortent coup sur coup « The meilleur of Renaud 1975-1985 », « The meilleur of Renaud 1985-1995 » et une double compilation « The very meilleur of Renaud », l'ensemble se vend 800 000 exemplaires. Puis en novembre sort « L'intégrale Renaud » contenant trois albums inédits.
Le passage du « Renard »
Voilà quelques années déjà que Renaud s'enfonçait dans la dépression. Nostalgie du temps qui passe, perte de ses idéaux, une longue période de silence commence en 1995 et ne se terminera qu'en 2002, avec d'innombrables rechutes. Renaud a toujours été un nostalgique de son enfance et fataliste quant à l'avenir (J'ai la vie qui me pique les yeux, Mistral Gagnant), et la perte de plusieurs amis proches comme Coluche l'affectèrent beaucoup. Au fil des années, et malgré un soutien constant de sa femme (qui, selon la famille Séchan, « portait Renaud à bout de bras »), Renaud céda à sa mélancolie. Pris dans l'alcoolisme, la solitude et le cynisme, Renaud y perd son grand amour, Dominique, qui le quitte en 1999 et l'inspiration. Il s'installe alors avec son frère Thierry au dessus de la brasserie La Closerie des Lilas, qui devient son quartier général.
Devenu l'ombre de lui-même, ses quelques apparitions le montrent bouffi par l'alcool, les yeux cernés. En 2001, il reçoit une « Victoire de la musique pour l'ensemble de son œuvre », ce qui, dans un sens, peut revenir à le considérer à la retraite. Conscients de l'urgence, ses musiciens Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo, l'embarquent dans une tournée thérapeutique « Une guitare, un piano et Renaud », marathon de 200 dates, qui lui fera réaliser l'amour que lui porte encore son public, indéfectible malgré les performances vocales catastrophiques du chanteur. Un an plus tard sortait son onzième album.
En mai 2002, un nouvel album apparaît donc dans les bacs plus de dix ans après le dernier enregistrement de matériel original du chanteur énervant : « Boucan d'enfer » se vend à plus de deux millions d'exemplaires, fruit d'un matraquage médiatique inédit depuis « Mistral Gagnant ». Mis en musique par ses amis Lanty et Bucolo, l'album est à l'image des dernières années passées : noir, sans concession . Docteur Renaud, Mister Renard, Cœur perdu, Mal barrés reflètent le purgatoire passé, alors que Elle a vu le loup renoue avec la tradition des chansons intimistes pour sa fille. Après tant d'années, Renaud semble enfin reprendre le dessus sur Renard, son côté sombre rongé par l'alcool. La « Tournée d'enfer » qui s'ensuit connaît quelques rechutes, et la voix n'est pas toujours au rendez vous, mais remporte malgré tout un vif succès ainsi que le DVD issu de la tournée.
La Renaissance
En 2002, il rencontre la jeune chanteuse Romane Serda à la Closerie des Lilas qui devient rapidement la nouvelle femme de sa vie. Ayant retrouvé l'amour, il parvient enfin à sortir de l'alcoolisme et à sentir renaître son âme de militant. Depuis 2005, il lutte activement pour la libération d'Ingrid Bétancourt et organise le 23 février 2006, à l'occasion des quatre ans de détention de l'otage, un grand concert au Zenith de Rouen réunissant de nombreuses personnalités. Cette même année, il engage un combat contre la corrida et pour la réintroduction des ours dans les Pyrénées.
C'est le 2 octobre 2006 que sortent simultanément son douzième album intitulé « Rouge Sang » et une version collector de celui-ci. Cet album est une sorte de renaissance pour un Renaud que certains de ses fans pensaient avoir perdu pour toujours, tant Boucan d'enfer était l'œuvre d'un autre personnage, cynique, désabusé, et plus consensuel. Ici, il revient de nouveau engagé dans l'actualité. La critique est mitigée sur Rouge Sang. Bien que l'ensemble de la presse célèbre le « retour à la forme » du chanteur après toutes ces années noires, de nombreux journaux (dont Le Monde et Télérama) considère que la plume de Renaud s'est considérablement émoussée.
Illustré par Killofer, jamais aucun album de Renaud n'avait encore contenu autant de chansons : 24 sur l'édition collector. Durant la tournée médiatique, Renaud enregistre une double-pub ou, non sans humour, lui et Vincent Delerm (qu'il cite dans Les Bobos, une des chansons phares de l'album) vantent leurs albums respectifs.
D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud
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lundi, 09 juin 2008
1995, the ROLLING STONES, Bob Dylan
1995
27 juillet
Montpellier, Espace Grammont
the ROLLING STONES
Bob Dylan pour une tristounette première partie.
Et puis c'est toute la frénésie Rolling Stones, Keith Richard jubilant, Ron Wood, clope au bec, Charlie qui s'éclate à la batterie, et le Mick qui drague la choriste.
Les effets de lumières, la foule qui crie sa joie. C'est un vrai concert des Rolling Stones, comme on les aime.
.....Montpellier
Mick, Bob et 75 ooo fans
"Et soudain, Dylan parut au milieu des Rolling Stones"
A MontpellierJ'ai pu me faufiler jusqu'en dessous de la scène, là; à quelques mètres. J'ai regretté de ne pas avoir eu d'appareil photos !!!
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lundi, 02 juin 2008
1995, Marianne FAITHFULL
1995
4 juillet
Lyon, au théatre antique de Fourvière,
Marianne Faithfull
Entre deux concerts des Rolling Stones,à Paris, puis à Montpellier, la chair de poule garantie avec Marianne Faithfull !
Quelle émotion d'avoir pu approcher la belle Marianne tout près, devant la scène, le temps d'une ou deux chansons.
En première partie Jeff Buckley (décédé depuis) m'a quelque peu assommé...
Mariane FAITHFULL
Sister Morphine
Cette égérie du "Swinging London" des sixties enchaîne avec trois autres singles, Summer Night, This Little Bird, Come and Stay With Me, et sa notoriété franchit l'Atlantique !
En 1969, Marianne sort le single Sister Morphine, qui sera repris plus tard par les Rolling Stones dans leur album Sticky Fingers... Mais tout a une fin et l'idylle avec Mick prend fin au début des années 70. Marianne Faithfull tombe en pleine déprime, sombre dans la drogue et n'est plus que l'ombre d'elle-même !
The Ballad Of Lucy Jordan
Marianne reste en retrait jusqu'en 1979 où elle fait un retour fracassant avec le sombre et sublime Broken English, comprenant The Ballad Of Lucy Jordan. La flamme semble rallumée et la dame va ainsi enregistrer plus ou moins régulièrement durant les années 80. On retient notamment Strange Weather en 1987, produit par Hal Willner, son plus gros succès de la décennie.
En 1994 paraît une biographie. Un ouvrage complété quelques mois plus tard par celui de Mark Hodkinson, "As Tears Go By", plus complet et surtout plus objectif !
Kissin' Time
La fin des années 90 la voit collaborer avec Metallica sur l'album Reload (1997) puis elle enregistre Vagabond Ways en 1999.
Cette artiste complète, qui a aussi joué au cinéma et au théâtre, justifie la signification de son nom (Faithfull peut se traduire par "pleine de foi") et signe un nouveau chef d'oeuvre en 2002: Kissin' Time. Elle y croise bon nombre d'artistes qui sont ses fans: d'Etienne Daho à Beck en passant par Billy Corgan et Blur, l'album est original et superbe !
Elle participe ensuite au Festival des Vieilles Charrues, en Bretagne, en juillet et se produit en fin d'année 2002 à l'Olympia.
Après cette multitude de collaborations, qui permet aux plus jeunes de découvrir cette grande figure du rock mondial, Marianne apparaît sur l'album d'Etienne Daho, Réévolution, en 2003, puis publie un nouvel album en 2004, Before The Poison. Elle y côtoie de nouveau Damon Albarn mais aussi PJ Harvey et Nick Cave. Une nouvelle production encensée par la presse spécialisée, avec une tournée programmée dans la foulée. Mais la chanteuse, épuisée, doit en annuler une bonne partie, notamment les concerts programmés en France à l'automne. Outre ses propres shows, elle venait d'assurer soixante-quinze représentations d'un opéra de William S. Burroughs et Tom Waits, "The Black Rider". Repos...
Chanteuse atypique
Un dvd, Dreaming My Dreams, paru en 2003, revient sur cette vie pour le moins tourmentée. Une carrière atypique, passionnante et pleine de rebondissements que celle de Marianne Faithfull.
Interviews, reportages et témoignages constituent les 90 minutes de ce documentaire, agrémenté de quelques séquences live enregistrées au West 54th. La chanteuse y reprend ses plus grands succès comme Broken English, Vagabond Ways, The Ballad Of Lucy Jordan. Madame Faithfull jette un regard sans concession sur ses divers accidents de parcours et ses déboires liés à l'alcool ou à la drogue. Cela ne la rend que plus attachante !
Pierrick Roux
D'après : http://www.ramdam.com/art/f/mariannefaithfull_bio.htm
2006, Marianne Faithfull atteinte d'un cancer du sein.
Marianne, Icône féminine de la Saga Rolling Stones....
Sister Morphine doit engager un féroce combat contre cette saleté de maladie....
Quelques dépêches !!!!!
Marianne Faithfull atteinte d'un cancer du sein
AP | 14.09.06 | 15:56
****** LONDRES (AP) -- La chanteuse Marianne Faithfull, ancienne égérie des Rolling Stones, a reporté une tournée mondiale après avoir appris qu'elle était atteinte d'un cancer du sein, a annoncé jeudi son agent londonien.
Selon Rob Partridge, les médecins français qui ont posé le diagnostic précisent que le cancer est dans ses premiers stades. Marianne Faithfull, 59 ans, devait entamer cette tournée mondiale le mois prochain, mais la reporte jusqu'en 2007.
"J'ai une confiance absolue dans ma merveilleuse équipe médicale, et j'irai bien entendu mieux, voire mieux que jamais", déclare la star dans un communiqué publié par son agent. La tournée de l'année prochaine "sera une immense célébration", a-t-elle promis à l'attention de ses fans.
Rob Partridge a précisé que le pronostic de rétablissement complet était "excellent" pour Marianne Faithfull, qui partage sa vie entre la France et l'Irlande. La tournée aurait dû débuter le 7 octobre à Paris et se poursuivre aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, en Suisse, en Hongrie et en Espagne pour se terminer à Londres le 18 décembre. "Marianne Faithfull compte bien reprogrammer en 2007 la tournée prévue", a précisé Rob Partridge.
Marianne Faithfull est devenue célèbre dans les années 60, dont elle fut l'une des principales égéries féminines de la scène rock. A l'époque, petite amie notamment de Mick Jagger, elle chantait de sa voix éraillée "As Tears go By". Après une longue bataille contre la drogue, elle a relancé sa carrière avec l'album "Broken English", en 1979. AP ******
****** La chanteuse et actrice britannique Marianne Faithfull souffre d'un cancer du sein et a repoussé à l'an prochain une tournée mondiale qui devait commencer en octobre à Paris, a annoncé jeudi son agent.
La maladie a été diagnostiquée "à ses débuts" par des médecins en France, où la chanteuse de 59 ans vit en alternance avec l'Irlande, et le pronostic est "excellent", a ajouté l'agent.
"Marianne Faithfull attend avec impatience sa tournée reprogrammée en 2007", a-t-elle ajouté.
Dans un communiqué, l'artiste a précisé qu'elle avait "toute confiance dans (sa) formidable équipe médicale" et ajouté que sa tournée repoussée à l'an prochain serait "une grande fête. Je veux en assurer mes fans", a-t-elle dit.
Auteur, compositeur et interprète, Marianne Faithfull, également actrice, a une carrière longue de plus de 40 ans. Elle était devenue célèbre en 1964 après que les Rolling Stones, Mick Jagger et Keith Richards, lui eurent composé sa première chanson, "As Tears Go By". Une série de tubes avaient assis sa célébrité, notamment "Come and Stay with Me", "This Little Bird and Summer Nights".
Elle a récemment joué Marie-Thérèse d'Autriche dans le film de Sofia Coppola "Marie-Antoinette". Elle a également joué, sous la direction de Patrice Chéreau, dans "Intimité" et dans "La fille sur le pont".
Son dernier disque "Before the Poison", très bien accueilli par la critique, remonte à 2004.
Elle a également récemment contribué à un album d'hommage en anglais à Serge Gainsbourg, "Monsieur Gainsbourg Revisited", auquel ont également participé le groupe Franz Ferdinand et Jane Birkin.
Marianne Faithfull devait commencer sa tournée à Paris le 7 octobre, avant une série de concerts aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, en Suisse, en Hongrie et en Espagne. Sa tournée devait s'achever à Londres le 18 décembre.*****
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lundi, 26 mai 2008
1994, Pink Floyd...
1994
septembre
LYON, Stade de Gerland
PINK FLOYD
En septembre,à Lyon, au stade de Gerland, les Pink Floyd donnent deux concerts.
J'assiste au deuxième où nous avons eu droit au fameux crash de l'avion!!!!
PINK FLOYD
1967-1968: l'attraction psychédélique
Après plusieurs formations étudiantes aux membres (Bob Klose) et aux noms divers (T-Set, The Abdads, The Architectural Abdads, Sigma 6), le groupe se constitua autour de Syd Barrett (chant, guitare), Richard Wright (claviers, chant), Roger Waters (basse, chant) et Nick Mason (batterie). Un des noms originaux du groupe, T-Set, fut abandonné après que le groupe se fut trouvé à l'affiche avec un autre groupe du même nom. Barrett proposa sur le coup une alternative, The Pink Floyd Sound. Le nom était un hommage à deux musiciens de blues, Pink Anderson et Floyd Council. Le mot « Sound » fut vite abandonné. À l'origine, propulsé au devant de la scène rock underground londonienne, le groupe developpa des compositions principalement écrites par Barrett. Elles reflétaient un mélange de rock psychédélique américain, de whimsy britannique et d'un peu de blues (particulièrement dans les solos de guitare).
Ils signèrent un contrat avec EMI en 1967 et sortirent quelques bons singles, comme celui d'Arnold Layne.
Sorti en août 1967, le premier album du groupe, The Piper at the Gates of Dawn (nom tiré d'un chapitre du Vent dans les Saules (The Wind In The Willows) de Kenneth Grahame), est considéré comme un exemple typique de psyché folk britannique. L'album fut un succès au Royaume-Uni, mais pas aux États-Unis. À cette période, le groupe partit en tournée avec Jimi Hendrix, ce qui leur valut une certaine notoriété.
The Piper at the Gates of Dawn(1967)En 1968, Syd Barrett souffre d'une dépression nerveuse attribuée notamment à l'usage prolongé de drogues psychédéliques (essentiellement le LSD), à la pression de vie de groupe, aux enregistrements et aux tournées permanentes. Il s'avère également que Syd souffrait depuis le départ de schizophrénie, qui se serait manifestée tardivement, peut-être déclenchée soudainement par les éléments cités ci-dessus. Sa contribution au deuxième album est trop bizarre pour être utilisée et ses performances scéniques se limitent à jouer la même note pendant toute la soirée. Le comportement de Barrett dans la vie courante est devenu imprévisible: il oublie où il se trouve, ne se rend pas aux concerts... Afin de permettre tout de même au groupe de jouer, les autres membres invitent le guitariste David Gilmour, ami d'enfance de Barrett, à rejoindre le groupe afin de pouvoir assurer des spectacles. Gilmour devait assurer les parties de guitare et de chant normalement assurées par Barrett. Pink Floyd joue ainsi à cinq pendant un très court temps, avant d'exclure Syd Barrett, devenu totalement incapable de jouer sur scène.
Alors que Barrett a écrit la majeure partie du premier disque, The Piper at the Gates of Dawn (1967), il contribue peu au second A Saucerful of Secrets (1968), forçant le groupe à prendre une nouvelle direction. Avec la perte de leur principal compositeur et fondateur, David Gilmour restera pour conserver l'intégrité du groupe. Avec son arrivée, le son se durcit un peu. C'est Roger Waters qui émerge comme éminence grise et parolier absolu de Pink Floyd.
1969-1972 : expérimentations musicales et envol du groupe
Le disque suivant Ummagumma (1969), est un mélange d'enregistrements de prestations scéniques et d'expérimentations avant-gardistes par chacun des membres en solo. Avec cet album, Pink Floyd s'écarte de ses prétentions underground pour un son rock un peu plus conventionnel confirmé dans les trois albums suivants.
Atom Heart Mother (1970)Ummagumma est suivi la même année de More. Cet album est en fait la bande sonore du film More de Barbet Schroeder. Cet album se distingue par son son acid folk et même heavy metal avec The Nile Song. Atom Heart Mother (1970), quant à lui, est un exemple d'album rock avant-garde avec une pièce éponyme de plus de 23 minutes sans paroles et avec orchestre, et une autre, Alan's Psychedelic Breakfast, où on entend quelqu'un, en l'occurrence Alan Stiles, prendre son petit déjeuner, entrecoupé de courts passages musicaux. Meddle (1971) est probablement l'album qui a consacré Pink Floyd comme un des groupes majeurs de l'époque grâce à Echoes, un titre de vingt-trois minutes, et One of These Days, devenu un classique de leurs concerts. Par ailleurs, c'est Meddle qui définit le son de Pink Floyd comme progressif, c'est-à-dire de longues pièces complexes et souvent divisés en plusieurs mouvements. Finalement, Obscured by Clouds (1972), une autre bande sonore de film (La Vallée), confirme la voie empruntée par les musiciens de Pink Floyd.
1973-1977 : les années glorieuses
David Gilmour réfute les accusations de tentations commerciales lorsque leur album Dark Side of the Moon connaît un succès massif en 1973 avec le titre Money. Cet album restera dans le top 200 américain pendant plus de quatorze ans, battant de nombreux records, c'est le 3e album le plus vendu de tous les temps. Sa pochette créée par Hipgnosis, représentant la dispersion de la lumière par un prisme, est célèbre. The Dark Side of the Moon est un album-concept dont les thèmes dominants sont la vieillesse, la folie et la mort. C'est un album techniquement très élaboré, avec l'utilisation d'un nouvel enregistreur 16 pistes du studio Abbey Road, le talent de l'ingénieur du son Alan Parsons, les titres sont méticuleusement enchaînés, la guitare de Gilmour est envoûtante ; Rick Wright joue de ses synthétiseurs de manière tellement innovante qu'elle va donner l'exemple à tout un courant musical, en Allemagne surtout.
The Dark Side of the Moon (1973)Dark Side of the Moon et les trois albums suivants (Wish You Were Here, Animals et The Wall) sont souvent considérés comme les plus aboutis de la carrière de Pink Floyd. Des tensions commencent à émailler lors de l'enregistrement de Wish You Were Here et elles auraient pu conduire à la dissolution du groupe, mais les efforts des membres génèrent un excellent album, avec des paroles touchantes. Le morceau principal Shine On You Crazy Diamond est un long hommage à Syd Barrett dont l'esprit semblait continuer à hanter le groupe.
En 1977, avec l'enregistrement de l'album Animals, le groupe est de plus en plus critiqué et stigmatisé par le courant punk pour qui il symbolise l'avachissement et la prétention du rock bien loin de la simplicité des débuts du rock'n'roll. Les animaux sont utilisés comme métaphores des hommes dans certains titres de l'album Animals, influencé par La Ferme des animaux de George Orwell.
1979-1986 : la domination de Roger Waters
À la fin de 1978, Roger Waters présente aux membres du groupe deux albums déjà écrits: The Wall (dont les thèmes principaux sont le mur séparant l'artiste de ses fans et l'aliénation de l'individu par la société) et The Pros and Cons of Hitch Hiking. The Wall sera choisi, et le deuxième sera enregistré plus tard et en solo par Roger Waters.
La critique salue avec enthousiasme The Wall en 1979, quelques phrases extraites des textes vont marquer les esprits: We don't need no education, we don't need no thought control, (Nous n'avons pas besoin d'éducation, nous n'avons pas besoin de maîtres à penser) et Comfortably Numb, (Confortablement engourdi).
The Wall (1979)Ce fut le début d'une collaboration entre le groupe, le compositeur Michael Kamen et le producteur Bob Ezrin. Cet album, prélude à une série de concerts dont la logistique est tellement lourde que la tournée ne couvrira que quatre lieux (et dont il sortira un double album Is There Anybody Out There? en 2000), témoigne de l'influence grandissante de Roger Waters, les autres membres vont en prendre ombrage et Wright sera rejeté du groupe par Waters. C'est le premier album à l'époque qui réussit à faire de l'ombre à The Dark Side of the Moon.
En 1983 sort The Final Cut, album atypique qui n'a d'album de Pink Floyd que le nom, puisqu'on peut lire sur la pochette que c'est une œuvre de Roger Waters, jouée par Pink Floyd. Waters, qui a pris de plus en plus d'importance dans le groupe, estime que celui-ci n'a plus vraiment de raison d'être. Ne pouvant dissoudre le groupe par contrat, il quitte Pink Floyd en 1986, en se disant que celui-ci ne survivra pas à son départ puisqu'il en était devenu la seule force créatrice.
1987-2005 : David Gilmour prend les rênes
Ce n'est pas l'avis de David Gilmour, qui en 1986 décide de relancer le groupe avec Wright et Mason. Des batailles juridiques s'engagent avec Roger Waters qui leur conteste le droit au nom du groupe sans sa présence. C'est pourtant sous le nom de Pink Floyd qu'ils vont sortir en 1987 A Momentary Lapse of Reason, le groupe étant pour l'occasion épaulé à l'écriture et à l'enregistrement par une série de musiciens externes, dont Tony Levin (bassiste et violoncelliste de Peter Gabriel) et John Helliwell (saxophoniste de Supertramp).
A Momentary Lapse of Reason (1987)En 1994, c'est un groupe plus soudé qui sort The Division Bell, sur lequel on notera la participation de Michael Kamen. Cet album fut un prélude à une gigantesque tournée mondiale, dont sera ensuite extrait P·U·L·S·E. En 2004, la cité de la musique de Paris (La Villette) consacre une exposition au groupe : Pink Floyd Interstellar.
2005-2006 : fin du groupe
Pink Floyd s'est reformé le temps d'un concert à l'occasion du Live 8, le 2 juillet 2005, à Londres, à Hyde Park[1]. Le groupe était au complet, avec David Gilmour, Roger Waters, Nick Mason et Richard Wright, et avant d'entamer Wish You Were Here, Roger a rendu hommage à Syd:
« C'est un moment émouvant, debout ici avec ces trois gars, après toutes ces années. Debout avec vous tous. Quoi qu'il en soit, nous le faisons pour ceux qui ne sont pas là, en particulier pour Syd bien sûr. »
Les rumeurs d'une éventuelle reformation de Pink Floyd allaient bon train depuis leur concert donné cette année-là à Londres, mais apparemment infondées. C'est ce qu'a déclaré David Gilmour au quotidien italien « La Republica », alors que beaucoup de fans croyaient dur comme fer que Pink Floyd redonnerait des concerts avant la fin de l'année :
« Le groupe ? C'est terminé. On s'est juste réuni pour la bonne cause, mais franchement je n'en ai plus du tout envie... Et ça n'a rien à voir avec Roger Waters, parce que même sans lui je ne reformerai pas Pink Floyd. Jouer avec Pink Floyd demanderait trop de travail, et j'en ai marre des pressions. Maintenant j'ai une vie tranquille, et puis j'ai 60 ans... Je préfère bosser seul, et je le vis très bien. »
À noter que, selon le magazine « Rock & Folk » d'août 2006 (numéro 468), David Gilmour a invité Roger Waters pour son dernier concert de sa tournée On An Island, à Londres. Voici les propos de Nick Mason concernant cette invitation, refusée par l'ex-bassiste du Floyd : « David a invité Roger au Royal Albert Hall, mais ce dernier répétait et ne pouvait se rendre disponible. »
Le 7 juillet 2006, Syd Barrett mourait à Cambridge des suites de complications liées au diabète. Il avait 60 ans.
D'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/Pink_Floyd
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jeudi, 22 mai 2008
1993, 14 juillet, Mort de Léo Ferré
1993
14 juillet
Mort de Léo Ferré
** Il est mort le poète... Léo l'anarchiste s'en est allé un 14 jullet. Il repose depuis hier à Monaco où il était né le 24 août 1916.
Mais comme l'a dit Gilbert Bécaud "il reviendra sous forme de chansons. Il n'est pas parti pour de bon"....**
*Le Progrès, 18 juillet 1993
La MORT DU LION
"Je t'aimais bien tu sais"
J'avais eu la chance de voir Léo Ferré sur une scène.Ce grand moment se passait en 1973, à Lyon, le 30 janvier.
Léo Ferré y fut fantastique.
Quels souvenirs
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samedi, 17 mai 2008
1992, Alpha Blondy !
1992
23 octobre
LYON-Villeurbanne, Transbordeur
Alpha Blondy
Dans un autre style, mais toujours un régal, Alpha Blondy.
Excellent Reggae, chanté en Français avec de succulents textes.
Alpha BLONDY
Premier fils d'une famille de neuf enfants, Seydou Koné naît à Dimbokro en 1953 . Élevé par sa grand-mère, le garçon connaît des années heureuses : portant le même prénom que le grand-père décédé, il est le « petit mari » de l'aïeule qui le cajole . Élevé parmi des femmes âgées, il en apprend notamment de nombreuses expressions dioula recherchées. Une règle importe et marquera l'enfant pour toute sa vie : il faut « parler droit », ne pas mentir, quelles que puissent en être les conséquences.En 1962, il retrouve sa mère à Korhogo ; celle-ci l'emmène à Odienné où son mari travaille pour la Compagnie française de Côte d'Ivoire, la CFCI . Seydou Koné passe dix ans à Odjenné, où en 1972, il préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (MEECI) . On l'appelle Elvis Blondy . La même année, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo . Élève inscrit à l'internat, l'adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse) : les Atomic Vibrations jouent en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent Sainte-Elisabeth voisin... Désireux d'apprendre l'anglais, il convainc sa mère de le laisser partir, en auto-stop, pour le Liberia voisin.
En 1973, Seydou Koné est à Monrovia . Il y reste treize mois, prenant des cours pour maîtriser la langue des Beatles et donnant des leçons de français . Mais le jeune homme veut aller plus loin . Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux États-Unis perfectionner son anglais, aller à l'université, faire de la musique et créer un groupe . À l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons . « Come back Jesus », par exemple, a été écrite au Liberia ( le titre sera publié en 1985 sur l'album « Apartheid is nazism » ).
C'est en 1976 que le rêve devient réalité : Blondy ( c'est ainsi qu'il signe les lettres envoyées aux amis restés au pays, surnom qui existe depuis le collège à Odienné ) débarque à New York . Il s'inscrit dans une première école, la Geneva School of business, où il suit pendant trois mois des leçons d'anglais commercial . Puis il use les bancs du Hunter College pour prendre des cours de langue accélérés et passer avec succès le test qui lui permet enfin de s'inscrire à l'American Language Program de Columbia University .
Pendant deux ans, le jeune ivoirien suit ce programme destiné aux étudiants étrangers . En même temps, souvent de nuit, forcément, il enchaîne les jobs alimentaires -il est notamment coursier, à 5 dollars le pli porté . À ce rythme, il tombe bientôt malade . Alors qu'un médecin lui conseille de se reposer, un ami ivoirien, Oullaï Joachim, lui suggère de venir le rejoindre à Waco, au Texas . Seydou arrête les cours et quitte New York, son climat qui peut être si froid et son rythme infernal .
À Waco, le compatriote l'aide à trouver du travail : c'est l'usine de dindons Plantation Food, puis celle de poulets . Mais les abattoirs, cela ne correspond pas si bien que ça au jeune homme qui, à New York, comme la plupart des africains, évoluait dans les milieux carribéens et notamment jamaïcains : toute la période new-yorkaise a en effet été celle d'une approche de la philosophie rasta, illustrée par le concert donné par Burning Spear en 1976 à Central Park, dont Alpha parle encore aujourd'hui comme d'une date majeure, et en quelque sorte, emblématique. Après les volailles, donc, le jeune Blondy trouve un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes du monde . Pour sa part, il continue d'écrire ses titres.
Une rencontre lui donne beaucoup d'espoir : celle du Jamaïcain Clive Hunt, qui lui présente The Sylvesters, un groupe formé par une famille de dominicains qui joue régulièrement dans les petites salles de l'État de New York . Espérant enfin réussir, Blondy quitte le Texas et commence à se produire en première partie des Sylvesters . Il chante ses propres compositions, dont «Burn down the apartheid», « Bory Samory » ( publié en 1984 sur « Cocody Rock ») ou « War », de Bob Marley, en français (publié en 1994 sur «Dieu»)...
Mais le plus grand espoir du jeune homme repose sur les 8 chansons enregistrées, sous la houlette de Clive Hunt, au studio Eagle Sound à Brooklyn . À l'époque, Clive Hunt a déjà réalisé le 1er album des Abyssinians, travaillé avec Max Romeo et écrit une chanson (Milk and Honey) pour Dennis Brown . Le disque ne voit malheureusement jamais le jour : le réalisateur ayant des problèmes d'argent, il a, dit-on à Blondy, quitté New York pour Londres .
Déjà quatre ans passés aux États-Unis, sans résultat vraiment palpable : en 1980, Blondy décide de rentrer en Côte d'Ivoire . Peu glorieux, le retour est douloureux . Le rêve américain a tourné au cauchemar .
De retour à Abidjan, Blondy habite chez des amis . Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens au ghetto d'Adjamé, au Bracody Bar . Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un commencement .
En 1981, Roger Fulgence Kassy lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne (la RTI), «Première chance» . Les deux hommes se connaissent de longue date. Adolescents, ils se retrouvaient en effet à Abidjan pendant les grandes vacances, au quartier Ebrié, chacun chez son oncle (les deux oncles travaillaient à la Présidence) ; ils ont passé le BEPC la même année .
Avant le départ au Liberia, en 1973, c'est d'ailleurs ensemble qu'ils se présentent au concours d'entrée à la RTI. Fulgence réussit, et entre au studio-école de la télévision ivoirienne. Quand Blondy revient des Etats-Unis, Fulgence fait partie de l'équipe du studio 302, dirigée par George Benson . En 1981 donc, Ful, comme l'appelle Alpha, lui propose «Première chance» . Pour le chanteur qui a bientôt trente ans, c'est plutôt la dernière chance...
Il interprète quatre chansons : «Christopher Colombus» de Burning Spear, et trois de ses compositions, «Bintou were were», «Dounougnan» et «The end» . «Tu verras, demain, ta vie va changer», avait prévenu Fulgence . Effectivement: Devant l'engouement suscité par le passage à la télévision, Georges Benson propose au chanteur de produire son premier album . Ce sera «Jah Glory», qui sort fin 1982, début 1983 . C'est, au grand regret de Seydou Koné, malheureusement trop tard pour faire partager sa joie à sa grand-mère chérie .
Sur l'album, un titre que Benson hésite à mettre : «Brigadier sabari» . La chanson ( dont l'intitulé peut se traduire par la supplication «Brigadier, pitié!» ) dénonce les violences dont la police est coutumière . Le titre fait un tabac en Côte d'Ivoire et dans toute la région . Il accompagne jusqu'à aujourd'hui la riche carrière d'Alpha Blondy, qui compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts .
Avec son groupe le Solar System, l'artiste se produit en effet aux quatre coins de la planète, portant haut les couleurs de l'Afrique et de son pays, la Côte d'Ivoire
d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Blondy
Voir aussi la superbe bio : http://www.alphablondy.info/article.php?aid=56
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