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mardi, 04 août 2015

1970, 18 septembre ... Jimi HENDRIX

1970, 18 septembre

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A gauche, et ci-dessus : Dessins Serge Basset 

 

JIMI HENDRIX.

 

Mort à LONDRES de JIMI HENDRIX.... 27 ans !

Il était annoncé dans les prochains mois pour un concert au palais des sports de LYON-GERLAND

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1942-1970 medium_jimi36.jpgIl est né à 10h15 le matin du 27 novembre 1942 au King County Hospital de Seattle. Sa mère, Lucille (de son nom de jeune fille Jetter), est alors agée de 17 ans et son père, Al est à l'armée et qui plus, est caserné en Alabama à des centaines de kilomètres de Seattle... Il fut tout d'abord prénommé Johnny Allen Hendrix puis plus tard son nom a été changé par son père en James Marshall Hendrix plus connu sous le nom de Jimmy. Nous laisserons tout le coté personnel de la vie de Jimi Hendrix pour uniquement s'attacher à sa carrière musicale.

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Celle ci commence de bonne heure car dans sa famille on écoute énormément de musique, il baigne donc dans l'univers de Duke Elington, Louis Jordan et bien d'autres. ........ Juin 1964, les Rolling Stones sont en ville ! Dans leur bagage, il y a Linda Keith. Cette dernière, petite amie en cours de rupture avec Keith Richards, le remarque et elle en parle à Chas Chandler. Ce dernier a été le bassiste des Animals, groupe qui a connu un succès international avec la reprise du traditionnel "House of the Rising Sun". (ne pas oublier "Don't Let Me Be Misunderstood" qui depuis 1964 est repris à peu pres tous les ans...)

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.......Le 24 Septembre 1966, un samedi, Jimmy débarque à Londres. Il aurait du être accompagné de Randy California, mais les parents de celui-ci, le jugèrent trop jeune pour le voyage (il avait juste 15 ans...). Cela n'empéchera nullement Randy California de faire une fort belle carrière au sein Spirit. Fin Septembre, Jimmy jamme sur la scène du Blaise avec le Brian Auger Trinity, un français est dans la salle et repère Jimmy. Cet artiste français s'appelle Johnny Hallyday et il cherche une première première partie pour sa nouvelle tournée française. Précision : dans les années 60, il pouvait y avoir 4 ou 5 groupes avant la tête d'affiche, car généralement les groupes ne jouaient que 3 ou 4 titres (ceux classés dans le Top du moment). Et comme le producteur du jeune guitariste n'est autre que Chas Chandler. ...............

Septembre 1970 : Le 6, dans le cadre du "Love and Peace Festival", Jimi interprète sans le savoir son dernier show officiel à Fehmarn en Allemagne .Il commence le show par le très classique "Killing Floor" et finit par "Voodoo Child". Le 11, Jimi donne sa dernière interview à Londres. Le 16, Jimi jamme avec Eric Burdon and War au Ronnie Scott's Club.

Il est mort le 18 Septembre 1970, à l'age de 27 ans. Les causes de cette mort sont hors de propos. Il n'est pas question de porter un jugement, ni de donner un fondement à une énième tentative d'explication, il est simplement regrettable qu'un jeune homme de 27 ans soit mort.

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Il laisse derrière lui une oeuvre qui lui survivra pendant, je l'espère, très longtemps. medium_velo_31_juillet_011.jpgRockin'Daddy a pioché ces quelques lignes dans Jimi Hendrix Story dont vous trouverez l'intégralité en allant sur : http://musicolinuxien.lost-oasis.net/jimi/jimi.php

mercredi, 24 décembre 2014

Joe Cocker. La liste s'allonge tragiquement !

Joe Cocker, rauque 'n' roll

Par Pauline Le Gall

 DISPARITION - La star anglaise du blues-rock, une des dernières légendes de Woodstock, s'est éteinte hier à l'âge de 70 ans des suites d'un cancer du poumon dans son ranch du Colorado.

La voix éraillée, les mains mimant un jeu de guitare avec ses riffs endiablés du classique des Beatles With a Little Help from My Friends, ses cheveux longs et ses pattes qui descendent jusqu'au cou. Woodstock, 1969. Joe Cocker, 25 ans, enflamme le plus célèbre des festivals de rock en faisant hurler la chanson de Lennon et McCartney dans son tee-shirt sur lequel est inscrit «tie and dye». Entouré de Janis Joplin, Jimi Hendrix et Jefferson Airplane, le chanteur écrit la première page de son histoire en mélangeant blues, rock, une gestuelle et une présence scénique qui le placent directement dans le panthéon des showmen.

 

pappy's rock

 

Il apparaît là, aux yeux du monde, vingt-cinq ans après sa naissance à Sheffield, sous le nom de John Robert Cocker. C'est là, au cœur de l'Angleterre ouvrière, qu'il connaît ses premiers frissons sur scène. Il n'a alors que 12 ans lorsque, pour la première fois, il se produit en public avec son frère. Parallèlement, il suit une formation de plombier. Dans les années 1960, il monte avec trois amis les Cavaliers, puis les Vance Arnold and the Avengers, clin d'œil à deux de ses idoles, Elvis Presley (il a confondu Vance et Vince, prénom d'Elvis dans Jailhouse Rock) et Eddy Arnold. Dans les pubs de Sheffield, il se fait la main sur ce qui va devenir la clé et le socle de toute sa carrière: les reprises.

Comme la tradition le veut dans les pubs, il joue des morceaux connus du public, des classiques de Chuck Berry, d'Elvis, de Ray Charles. C'est un artiste élevé sur scène, jugé par un public aguerri qui voit défiler des dizaines de groupes dans le nord de l'Angleterre. À la façon des grands jazzmen, Cocker prend un air connu et en propose une variation, y ajoutant cette teinte blues-rock brute qui va très vite le caractériser. Allant de formation en formation, c'est pourtant en solo, grâce à un titre du répertoire rock, qu'il sort de l'anonymat: avec le With pappy's rocka Little Help from My Frienddes Beatles. Il fait de la ritournelle pop du groupe, parue sur Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en 1967, un hymne déchirant. Woodstock, une tournée avec les Who, sa célébration avant l'heure de l'air guitar et une furieuse authenticité font le reste: Cocker est une star. Les Fab Four, admiratifs devant sa reprise, le laissent même écouter leurs nouvelles compositions en avant-première.

Ses deux albums, With a Little Help from My Friends et Joe Cocker, le propulsent au sommet des ventes. Dans la foulée, sous la houlette du musicien et compositeur Leon Russell, il entame une tournée parmi les plus furieuses de toute l'histoire du rock, immortalisée dans le film Mad Dogs and Englishmen. Mais, alors que les idoles de Woodstock - Jimi Hendrix et Janis Joplin - disparaissent, Cocker sombre. Il flotte comme une impression dans le monde que le rock a vécu. Au milieu des années 1970 et en pleine émergence de Pink Floyd et Genesis, le chanteur ne trouve plus sa place. Il est déjà perdu dans les vapeurs d'alcool et les illusions de l'héroïne à laquelle il est devenu accro en tournée. Après You Are So Beautiful, coécrit avec Billy Preston en 1974, il traverse le désert, titubant sur les scènes où il se produit, ne finissant pas ses concerts.

 

pappy's rock

 

Le cinéma va lui redonner sa chance. Loin du fringuant hippie de Woodstock, c'est en Cocker crooner qu'il retrouve le succès. Dans un duo avec la chanteuse Jennifer WarnesJ. Ensemble, ils chantent l'inoubliable Up Where We Belong, qui introduit dans la carrière du bluesman les synthés des années 1980. La chanson illustre le film Officier et Gentleman avec Richard Gere et elle vaut un oscar à ses compositeurs Buffy Sainte-Marie et Jack Nitzsche. En 1986, sa voix éraillée, son blues et sa reprise de Randy Newman illustrent l'une des scènes les plus suggestives de l'histoire du cinéma. C'est sur son You Can Leave Your Hat Onque Kim Basinger se déshabille lentement face à un Mickey Rourke hébété dans le 9 semaines 1/2 d'Adrian Lyne. En jouant des cassures rythmiques, la version de Cocker réinvente la sensualité du rock et devient plus célèbre que l'originale. Randy Newman lui-même rendait hommage à son interprétation complètement outrancière. Les mélomanes l'invitent dans leurs foyers et accueillent à bras ouverts ses nouvelles reprises, dont l'une des plus célèbres reste sa version lancinante de Unchained My Heart de son modèle de toujours, Ray Charles.

Cocker, avec sa figure ronde, sa barbe et ses chemises impeccables, apparaît régulièrement à la télévision et continue d'enchaîner les tournées. Plus rien n'entame sa popularité. Toute l'Angleterre l'érige en héros. La Reine Elizabeth le fait membre de l'Ordre de l'Empire britannique en 2012, ne lui en voulant pas d'avoir choisi pour résidence le Colorado. À Sheffield, sa ville natale, une plaque est dédiée au petit plombier devenu une des plus grandes figures du blues. Le sachant malade, Billy Joel a demandé cette année à ce que son ami soit intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Trop tard, puisqu'un cancer du poumon a emporté Cocker à l'âge de 70 ans dans son «Mag Dog Ranch», à Crawford dans le Colorado où il vivait seul avec son épouse, Pam, son plus grand regret étant de ne pas avoir eu d'enfants. Une disparition qui intervient après un dernier album (Fire Up en 2012) et une tournée. «Le sommet de sa carrière», selon son agent. En lui rendant hommage, ce dernier a salué l'artiste, qui jouait encore sur scène en juin dernier comme «le plus grand chanteur de rock-soul jamais produit par le Royaume-Uni».

L'une des dernières légendes de Woodstock a tiré sa révérence.

Le Figaro:  23 décembre 2014

Voir aussi Le Monde :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/12/22/mort-du-chanteur-americain-joe-cocker_4545097_3246.html

 

pappy's rock

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samedi, 12 juillet 2014

2014, 13 juin. Les Stones au stade de France

PARIS, 13 juin 2014.

Stade De France

THE ROLLING STONES

« 14 on Fire ».

Cocktail explosif de « Satisfaction » et « Nervous breakdown » !!!

 

rockin daddy

 

La galère débute fin mars...

rockin daddyVendredi 28 mars, il faut attendre 10 heures pour pouvoir espérer accéder à un site ou lieu de vente afin d’obtenir son précieux sésame pour le concert du Stade de France programmé pour le 13 juin.

C’est Sophie (ma belle fille), qui gère la billetterie du supermarché dans lequel elle est responsable, qui m’annonce la bonne nouvelle au téléphone alors qu’elle vient d’imprimer les deux billets qui vont me permettre d’assister, à Paris, au quinzième concert (dont 1 de Bill Wyman & ses Rhythm Kings en 2004) des « Pierres qui roulent » pour moi depuis 1966 au palais d’hiver de LYON :(http://40anneesavectherollingstones.midiblogs.com/archive...)

Dès lors il faut s’occuper de l’intendance, Train et hôtel.

Pour le train c’est assez facile d’obtenir des places en « Id TGV »...

Pour l’hôtel, ce n’est pas gagné, tout est pris d’assaut et quand enfin on trouve les prix ont comme par enchantement atteint des sommets prohibitifs.

M’enfin, prêts pour le grand jour !

rockin daddyJeudi 12 juin !

Le parcours du combattant. Départ de Béziers en pleine grève SNCF. Train en retard de plus de 20 minutes, mais bon, on part (à noter que de gare en gare des voyageurs montent et s’entassent dans les couloirs et les escaliers !). Arrivés à Paris, toujours pour les mêmes raisons nous mettrons plus d’une heure et demie pour arriver à l’hôtel !!! Harassés mais heureux de pouvoir être là.

rockin daddyVendredi 13 juin !

En milieu de matinée nous partons pour le Stade de France en reconnaissance des lieux et dans le métro nous croisons les premiers « t-shirts » arborant la légendaire « langue rouge ».

Devant les entrées, dans les chicanes certains sont déjà là depuis tôt le matin. Ils vont rester ici en plein cagnard jusqu’à l’ouverture des portes à 18 heures !!!

 

rockin daddy

 

Pour nous c’est direction Paris avec l’achat des journaux.

Le Parisien titre « Les Stones, éternels dieux du stade » et Libération remonte le temps avec « Souvenirs de Villefranche-sur-Stones ».

Enfin l’heure de se rendre au rendez vous tant attendu.

Au fur et à mesure que l’on approche du stade une marée humaine nous accompagne. De longues files d’attente se pressent devant les portes qui s’ouvrent à 18 heures comme prévu.

Une rencontre inattendue de deux amis de Puisserguier vient pimenter l’attente.

 

rockin daddy

 

rockin daddyPorte H ! Présentation des billets, fouille réglementaire « au corps », et c’est maintenant que nous goûtons le plaisir d’être installés....

Une première partie assurée tant bien que mal par un groupe de très jeunes « The Struts » (le leader est une chanteuse) nous permet de patienter. Ils n’auront pas de chance puisque en fin de set ils sont victimes d’une coupure du son....

 

rockin daddy

 

21 heures, du méga son, de la lumière, ça clignote de partout quand une voix off nous annonce....

« THE ROLLING STONES !!! »

« Jumping Jack flash », les diables sautent hors de la boîte, c’est parti pour plus de deux heures.

 

rockin daddy

 

Impressionnants, c’est le mot qui revient en tête au fur et à mesure que les titres se succèdent. Jagger qui plaisante ou ironise avec le public. Ne veut-il pas nous chanter « allumer le feu de Johnny ??? », Jagger qui court d’un coté à l’autre du stade.

rockin daddy

 

 

 

De l’émotion avec le duo Keith Richard/Ron Wood en attendant le retour de sa satanique majesté Mick dans un environnement de flammes pour « Sympathy for the Devil ».

 

 

 

 

 

rockin daddy

 

« Midnight rambler », l’harmonica de circonstance et l’accueil sur scène d’un ex Rolling Stones Mick Taylor qui se joint au groupe pour ce morceau inoubliable, interprété avec le même Mick Taylor au Palais des sports de Lyon en 1970.

Et c’est « Satisfaction » qui sonne le glas de ce show qui, encore, marquera les esprits de tout ces amateurs, comme moi, de ce groupe unique et légendaire.

 

rockin daddy

 

Un feu d’artifice devant la scène ponctue la soirée et nous nous quittons après que les 4 Rolling Stones, Mick/Keith/Ron/Charlie nous aient, bras dessus-dessous, salué sous des tonnes d'ovations, une dernière fois.

Une dernière fois ????

rockin daddySamedi 14 juin

Paris, en se remémorant la soirée (et une certaine amertume d’avoir été obligés de subir le crétinisme de tous ces « J’y étais », ces bobos buveurs de champagne ou autres outres à bières dont on peut se demander ce qu’ils venaient foutre là, en ces temps de crise et des prix élevés des billets, ainsi que des boissons), nous sommes allés prendre connaissance des journaux et des commentaires dans la presse du lendemain.

Dans les kiosques, le Parisien titrait « Super Jagger » et c’est sur internet que les autres médias écrivaient sur le concert :

Le Monde : « Des Rolling Stones fringants et cinglants au stade de France » http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/14/des-rolling-stones-fringants-et-cinglants-au-stade-de-france_4438288_3246.html

Le figaro : « La fièvre au stade de France ». http://www.lefigaro.fr/musique/2014/06/14/03006-20140614A...

RTL : Rolling Stones au stade de France : triomphe des increvables Papy du Rock » http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/rolling-stones-...

Ouest France : « Les Rolling Stones font un tabac au stade de France » http://www.ouest-france.fr/pop-stars-les-rolling-stones-font-un-tabac-au-stade-de-france-2621170

Le Progrès : « Satisfaction au stade de France pour les Rolling Stones » http://www.leprogres.fr/societe/2014/06/15/satisfaction-a...

 

Cette journée finit pour nous dans une belle galère. Du fait de la poursuite de la grève SNCF nous avons eu toutes les peines à embarquer dans le TGV...

Après bien des péripéties dont on se serait passé et avec quarante minutes de retard (20 minutes cloués à Montpellier) nous sommes  arrivés, soulagés, à Béziers...

 

rockin daddy

 

mercredi, 13 mars 2013

1996, Renaud... 2007 RENAUD TOUR Rouge Sang !

1996
19 octobre

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Narbonne, parc des expos
Renaud


"Hangar" dans lequel le son était complètement pourri.
En arrivant sur scène Renaud s'excuse pour ces mauvaises conditions.

Cela n'empêchera pas "l'homme qui prend la mer" de faire un tabac.

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RENAUD TOUR 2007

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RENAUD

L'enfance et l'adolescence
Renaud est né le 11 mai 1952 dans le XIVe arrondissement de Paris. Il a un frère jumeau (David), ainsi que quatre autres frères et sœurs dont l'écrivain Thierry Séchan.

Son père, Olivier, originaire d'une famille protestante des Cévennes, est professeur d'allemand et de néerlandais, traducteur et auteur de romans policiers. Il a reçu le Prix des Deux-Magots en 1945 pour Les Corps ont soif. Sa mère, originaire d'une famille de mineurs du Nord, est ouvrière.

Malgré certaines aptitudes, il manifeste très peu d'intérêt pour les études, avec un dégoût particulier pour les cours de gymnastique, et dit lui-même qu'il « commence à fréquenter le radiateur au fond de la classe » à partir de la 6e. Il se fait expulser de plusieurs lycées et sèche très vite les cours pour aller siffloter des chansons de Hugues Aufray et d'Antoine devant les statues du jardin du Luxembourg. Son look s'inspirera toutefois d'un autre chanteur : Ronnie Bird.

Il s'intéresse aux réactions et manifestations pacifistes métropolitaines de 1962 durant la guerre d'Algérie, auxquelles ses parents ont participé. Il s'approche un moment des maoïstes mais en revient assez vite, comme pressentant la tournure que prendrait la « Révolution culturelle ».

En mai 1968, Renaud vit pendant un mois dans la Sorbonne occupée, et participe aux manifestations et barricades. Il fête ses seize ans le 11 mai sur les barricades du quartier latin.

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C'est par ailleurs dans l'un des amphithéâtres de la Sorbonne que Renaud croise un étudiant qui commence à chanter avec sa guitare une chanson qu'il avait écrite. Il découvre alors l'écriture de chansons, et rédige sa première chanson, Crève Salope qui a eu un franc succès auprès des autres étudiants. Deux autres chansons, C.A.L. en Bourse et Ravachol, suivent rapidement, toutes encore inédites aujourd'hui.

Les débuts dans la musique
En mai 1968, il écrit sa première chanson dans la Sorbonne occupée : Crève Salope qui deviendra un hymne pour les étudiants en colère. Il faut noter que Renaud regrette cette chanson qui déplut à son père.

En avril 1969, il arrête ses études et commence à faire plusieurs petits boulots. À cette époque, il chante encore uniquement pour amuser ses amis ou draguer. Les chansons sont de lui, mais aussi d' Hugues Aufray ou de Bob Dylan.

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En 1971, il rencontre Patrick Dewaere et est embauché comme comédien au Café de la Gare (à Paris). Il joue avec Coluche, Miou-Miou, Romain Bouteille, Henri Guybet et, bien sûr, Patrick Dewaere.

En 1972, Renaud, désabusé, quitte Paris pour Avignon. Il en revient vite face au peu d'avenir que lui offre la ville dans les carrières artistiques qu'il envisage (littérature, poésie, chanson, théâtre).

En 1973-1974, il joue quelques petits rôles dans des séries télé, des petits films… Après s'être fait rejeter lors d'une audition sur scène pour jouer de la musique au Don Camillo, il commence à chanter dans les rues, accompagné d'un copain accordéoniste, Michel Pons. Il y chante le Paris populaire qu'il affectionne tant.

Alors que Coluche joue au nouveau Café de la Gare en 1974, rue du Temple, Renaud comme il le dit lui-même « faisait la manche » dans la file d'attente de 400-500 personnes dans la cour, où il se fait remarquer par Paul Lederman, qui lui propose de venir jouer au Caf'conc' de Paris, en première partie du spectacle de Coluche. Son groupe est appelé les Petits Loulous. C'est là qu'un soir de 1975, deux producteurs, Jacqueline Herrenschmidt et François Bernheim, l'entendent chanter et lui proposent de faire un disque, son premier 33 tours : Amoureux de Paname.

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Un soir de juin 1975, il se produit à « La Pizza du Marais » devant un petit public comprenant malgré tout les déjà célèbres Julien Clerc et Maxime Le Forestier, l'auditoire ne sait pas trop quoi penser de ce jeune homme ni très bon chanteur, ni très bon musicien mais quelques journalistes s'intéressent déjà à lui. Renaud, lui, ne croit pas à une quelconque carrière et continue de faire le figurant dans des petits feuilletons ou le mécanicien dans un magasin de moto. Début 1977, il joue même plusieurs soirs dans Le Secret de Zonga, une pièce de Martin Lamotte au café-théâtre « La Veuve Pichard ».

La période du loubard
Toujours avec les mêmes producteurs, Renaud sort son deuxième album en 1977 où il abandonne son image de « titi » parisien pour celle du gentil loubard au blouson de cuir. Image qu'il durcira jusqu'à l'album Marche à l'ombre. Nettement plus soigné, l'album se vend relativement modestement mais l'une des chansons phares, Laisse béton, devient vite un tube dans les premiers mois de 1978 et permet à Renaud de se faire découvrir par le grand public. En avril, le « nouveau venu dans la chanson française » triomphe au Printemps de Bourges.

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Troisième album de Renaud, Ma gonzesse sort en janvier 1979. Dans la lignée du précédent, Renaud se dévoile néanmoins plus sensible et adepte de l'autodérision. En mars, il affronte sa première grande salle parisienne : le Théâtre de la Ville, salle de huit cents places où il joue à guichets fermés cinq jours de suite.

L'album suivant, Marche à l'ombre, sorti en 1980, est dédié à Jacques Mesrine, criminel français des années 1970 abattu par la police. Plus violent et plus sombre, l'album obtient un fort succès. La même année, Renaud est applaudi par le public et par la presse à Bobino dont Polydor met en vente un double album « live » Renaud à Bobino. La première partie du spectacle, qui était elle aussi assurée par Renaud, sort en album sous le titre « Le P'tit Bal du samedi soir et autres chansons réalistes », Renaud y chante en effet de vieilles chansons du siècle dernier. En 1980, la chanson Hexagone, qui brocarde la France d'alors en la comparant à la « gangrène » qui sévit au Chili comme à Paris (allusion au régime Pinochet), est interdite d'antenne.

Avec Le Retour de Gérard Lambert, enregistré fin 1981, Renaud commence à délaisser son blouson noir, transition entre Marche à l'ombre et Morgane de toi. Devenu père, Renaud préfère s'éloigner de la violence. Peut-être moins achevé que le précédent, les ventes n'égalisent pas celles de Marche à l'ombre. Fin 1982, Renaud fait sans le savoir ses adieux au loubard sur la scène de l'Olympia dont un double album « live » intitulé « Un Olympia pour moi tout seul » est édité.

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Les années 1980
Pour Morgane de toi, sorti en 1983, Renaud part à Los Angeles et s'entoure des meilleurs musiciens américains. Et cet investissement n'est pas vain, Morgane de toi se vend à plus d'un million d'albums en quelques mois. Renaud a définitivement cassé son image, moins agressif, plus écolo, un blouson en jean à la place du blouson de cuir. Il découvre la mer, prend le large et en ressort un tube : Dès que le vent soufflera.

En 1981, Renaud représente 45% du chiffre d'affaires de Polydor. Mais suite à des litiges avec sa maison de disque, il ne renouvelle pas son contrat après Morgane de toi et quitte Polydor pour aller chez Virgin.

L'année 1985 est une année noire pour Renaud. En février, Valérie Lagrange propose à Renaud d'écrire une chanson pour l'Afrique. À l'époque en effet, une sécheresse sans précédent sévissait en Éthiopie depuis plusieurs années, faisant des milliers de victimes. Des musiciens africains et des artistes outre-Atlantique comme Bob Geldof avait déjà réalisé des disques de solidarité mais en France, rien. Valérie Lagrange voit Renaud comme le catalyseur idéal pour faire bouger les artistes. Après quelques hésitations, Renaud accepte, écrit une chanson sur une musique de Franck Langolff et réunit une trentaine d'artiste (parmi lesquels Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Jacques Higelin, Coluche, Julien Clerc…). Parfois boycotté par certaines radios FM, le disque dépasse pourtant rapidement le million d'exemplaires et rapporte plusieurs millions de francs à Médecins sans frontières, l'association bénéficiaire de l'opération.

En août, dans le cadre du « Festival mondial des jeunes et des étudiants », Renaud part donner une série de concert à Moscou, en U.R.S.S.. Séjour globalement positif, Renaud se réjouissant d'affronter un public non francophone jusqu'à l'« incident » du parc Gorki : Devant dix mille personnes (triées sur le volet), Renaud entame sa chanson Déserteur, chanson pacifiste, lorsque trois mille spectateurs se lèvent et quittent la salle. Incident prémédité, probablement par une faction dirigeante peu encline à cette ouverture vers l'Occident, dont Renaud sortit profondément blessé. Ce séjour soviétique lui inspire la chanson Fatigué (paru ensuite dans le futur Mistral Gagnant) qu'il écrit sur un banc de la Place Rouge. Épuisé moralement et physiquement, Renaud quitte l'U.R.S.S. pour l'enregistrement de son prochain album à Los Angeles.

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Arrivé dans les bacs en décembre, « Mistral gagnant » sent la désillusion, la désespérance, la nostalgie de l'enfance, transcrivant ses derniers mois difficiles durant lesquels il écrivit les chansons de l'album. L'accueil enthousiaste du public (et de la critique) pour ce disque « inquiet » redonne confiance à Renaud, plus confiant pour sa prochaine prestation au Zénith en début 1986. À côté de ça, un recueil de ses chansons et dessins, préfacé par San-Antonio, lui vaut d'être invité par Bernard Pivot à « Apostrophes », reconnaissance officielle de ses talents d'écrivain.

Mais si sa vie d'artiste est comblée, ce n'est pas le cas de sa vie sentimentale. Renaud s'enfonce doucement dans la déprime : par la remise en question de ses engagements (qui a commencé depuis Morgane de toi) et par le temps qui passe… Et les premiers deuils. Le 19 juin 1986, la mort brutale de son ami Coluche annonce « l'entrée en déprime » de Renaud. En 1988, Renaud dédie son nouvel album « Putain de camion » à Marius et Romain, fils de Michel et Véronique Colucci. La chanson éponyme à l'album est d'ailleurs un hommage à celui qui fut le parrain de sa fille Lolita. L'album sortit sans aucune promotion, décision respectable mais sensible sur les ventes : 750 000 « seulement » soit deux fois moins que le précédent. L'album obtient malgré tout plusieurs Grand Prix.

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En 1989, il participe à un grand concert gratuit à la Bastille, avec Johnny Clegg et la Mano Negra, initié par l'écrivain Gilles Perrault en réponse au « sommet » du G7 (depuis renommé en G8 avec l'arrivée de la Russie) à Paris. La même année sort un double album live, « Visage pâle rencontrer public », « Renaud tour 89 ».

De 1975 à 1985, il a enregistré sept albums. Jusqu'en 1995, il n'en enregistrera que trois (plus deux albums de reprises).

L'Irlande, le Nord, et la Belle de Mai
En 1991 arrive l'album « Marchand de cailloux », enregistré en Irlande durant la première guerre du Golfe contre laquelle Renaud a milité (on peut lire au dos du disque "enregistré pendant leur sale guerre"). Avec des chansons pacifistes, de pêche à la ligne (Tant qu'il y aura des ombres) ainsi que sur les dirigeants socialistes qui l'ont tant déçu (Tonton, le tango des Elus), l'album se vend à peine moins bien que « Putain de camion » mais obtient un Grand Prix de l'Académie du disque Charles Cros.

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En mai 1992, il chante cinq semaines durant au Casino de Paris puis consacre le reste de l'année au tournage de Germinal où il joue le rôle de Étienne Lantier au côté de Gérard Depardieu, Miou-Miou, Jean Carmet… En 1980, dans la loge de Bobino, le réalisateur Claude Berri lui avait en effet promis qu'un jour il lui trouverait un rôle au cinéma. En tant que petit-fils de mineur (Oscar, inspiration de la chanson homonyme), Renaud, qui aurait pourtant préféré un petit rôle, ne peut pas refuser. Comme en prélude à la sortie du film, Renaud enregistre début 1993 « Renaud cante el' Nord », album de reprises de chanson ch'ti. Au cours des six mois de tournage de Germinal, Renaud a pu découvrir le folklore des gens du Nord et, par amour de ces gens qu'il considère d'une grande générosité, a décidé de le chanter. L'album lui vaut sa première Victoire de la musique en 1994 dans la catégorie « Album de musique traditionnelle » et se vend à 300 000 exemplaires, bien que Renaud pensait qu'il n'intéresserait que les gens du Nord. Toujours en 1994, il sort un conte pour enfants La petite vague qui avait le mal de mer qui est ensuite traduit en castillan et en catalan.

Suit en novembre 1994, À la Belle de Mai, enregistré à son domicile. Mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous pour cet album, malgré quelques succès (C'est quand qu'on va où ?, La médaille, Mon amoureux, À la Belle de Mai). Le concert ainsi que la tournée qui suivit sont enregistrés sur le double album live Paris Province et sur DVD. À partir du 1er mai 1995, peu avant les élections présidentielles en France, Renaud se produit à la Mutualité, symbole des grands meetings de la gauche.

Cette même année 1995, Renaud enregistre un album de vingt-trois chansons de Georges Brassens. Depuis la mort de celui-ci en 1981, beaucoup espéraient que Renaud, son « héritier » le plus évident, lui rende un jour hommage.

Mais pour Renaud (et surtout pour ses maisons de disques), cette année 1995 est aussi l'année de toutes les « compiles ». Comme pressentant qu'on ne l'entendrait plus de si tôt, Polydor et Virgin, ses deux maisons de disques, sortent coup sur coup « The meilleur of Renaud 1975-1985 », « The meilleur of Renaud 1985-1995 » et une double compilation « The very meilleur of Renaud », l'ensemble se vend 800 000 exemplaires. Puis en novembre sort « L'intégrale Renaud » contenant trois albums inédits.

Le passage du « Renard »
Voilà quelques années déjà que Renaud s'enfonçait dans la dépression. Nostalgie du temps qui passe, perte de ses idéaux, une longue période de silence commence en 1995 et ne se terminera qu'en 2002, avec d'innombrables rechutes. Renaud a toujours été un nostalgique de son enfance et fataliste quant à l'avenir (J'ai la vie qui me pique les yeux, Mistral Gagnant), et la perte de plusieurs amis proches comme Coluche l'affectèrent beaucoup. Au fil des années, et malgré un soutien constant de sa femme (qui, selon la famille Séchan, « portait Renaud à bout de bras »), Renaud céda à sa mélancolie. Pris dans l'alcoolisme, la solitude et le cynisme, Renaud y perd son grand amour, Dominique, qui le quitte en 1999 et l'inspiration. Il s'installe alors avec son frère Thierry au dessus de la brasserie La Closerie des Lilas, qui devient son quartier général.

Devenu l'ombre de lui-même, ses quelques apparitions le montrent bouffi par l'alcool, les yeux cernés. En 2001, il reçoit une « Victoire de la musique pour l'ensemble de son œuvre », ce qui, dans un sens, peut revenir à le considérer à la retraite. Conscients de l'urgence, ses musiciens Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo, l'embarquent dans une tournée thérapeutique « Une guitare, un piano et Renaud », marathon de 200 dates, qui lui fera réaliser l'amour que lui porte encore son public, indéfectible malgré les performances vocales catastrophiques du chanteur. Un an plus tard sortait son onzième album.

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En mai 2002, un nouvel album apparaît donc dans les bacs plus de dix ans après le dernier enregistrement de matériel original du chanteur énervant : « Boucan d'enfer » se vend à plus de deux millions d'exemplaires, fruit d'un matraquage médiatique inédit depuis « Mistral Gagnant ». Mis en musique par ses amis Lanty et Bucolo, l'album est à l'image des dernières années passées : noir, sans concession . Docteur Renaud, Mister Renard, Cœur perdu, Mal barrés reflètent le purgatoire passé, alors que Elle a vu le loup renoue avec la tradition des chansons intimistes pour sa fille. Après tant d'années, Renaud semble enfin reprendre le dessus sur Renard, son côté sombre rongé par l'alcool. La « Tournée d'enfer » qui s'ensuit connaît quelques rechutes, et la voix n'est pas toujours au rendez vous, mais remporte malgré tout un vif succès ainsi que le DVD issu de la tournée.

La Renaissance
En 2002, il rencontre la jeune chanteuse Romane Serda à la Closerie des Lilas qui devient rapidement la nouvelle femme de sa vie. Ayant retrouvé l'amour, il parvient enfin à sortir de l'alcoolisme et à sentir renaître son âme de militant. Depuis 2005, il lutte activement pour la libération d'Ingrid Bétancourt et organise le 23 février 2006, à l'occasion des quatre ans de détention de l'otage, un grand concert au Zenith de Rouen réunissant de nombreuses personnalités. Cette même année, il engage un combat contre la corrida et pour la réintroduction des ours dans les Pyrénées.

C'est le 2 octobre 2006 que sortent simultanément son douzième album intitulé « Rouge Sang » et une version collector de celui-ci. Cet album est une sorte de renaissance pour un Renaud que certains de ses fans pensaient avoir perdu pour toujours, tant Boucan d'enfer était l'œuvre d'un autre personnage, cynique, désabusé, et plus consensuel. Ici, il revient de nouveau engagé dans l'actualité. La critique est mitigée sur Rouge Sang. Bien que l'ensemble de la presse célèbre le « retour à la forme » du chanteur après toutes ces années noires, de nombreux journaux (dont Le Monde et Télérama) considère que la plume de Renaud s'est considérablement émoussée.

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Illustré par Killofer, jamais aucun album de Renaud n'avait encore contenu autant de chansons : 24 sur l'édition collector. Durant la tournée médiatique, Renaud enregistre une double-pub ou, non sans humour, lui et Vincent Delerm (qu'il cite dans Les Bobos, une des chansons phares de l'album) vantent leurs albums respectifs.

D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud

samedi, 09 mars 2013

2012, Dick Rivers à Sérignan (Hérault)

2012, 17 mars

Dick Rivers

C'est à Sérignan, à la Cigalière que Dick Rivers a choisi de démarrer sa nouvelle tournée.

Encore une belle soirée teintée de ROCK comme j'en ai tant vécu!

... Dommage néanmoins que la balance son, mal réglée, nous ait privé quelquefois de la belle voix de DICK !

 Ceci dit, frissons garantis avec un final "spécial" CHATS SAUVAGES qui nous a rajeunis.... Dans nos têtes....

Après deux heures de concert, Dick Rivers se consacre à une séance de dédicace en bavardant aimablement avec chacun d'entre nous.

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Site officiel de Dick Rivers : http://www.dick-rivers.com/

Nice Baie des Anges : http://www.youtube.com/watch?v=NdwmEH_Yr8E

Maman n'AIME pas ma Musique : http://www.youtube.com/watch?v=w-NYuYjx1fY&feature=re...

Est-ce que tu le sais ? : http://www.youtube.com/watch?v=NBk7dv_OuSU

lundi, 26 novembre 2012

A l'honneur sur les "inRocKs2" !

 

les inRocKs2

Hors collection

 

papy's rock

 

The Rolling Stones

 

Une légende éternelle

 

Quelques lignes sur mon bouquin, ça fait toujours plaisir. http://40anneesavectherollingstones.midiblogs.com/ 

 

Un sincère merci à la Rédaction et aux amis qui me l’ont signalé.

 

 

papy's rock

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