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mercredi, 29 juillet 2015

Zip Code Tour :

Zip Code Tour :

les Rolling Stones de retour sur les routes !

Par Thomas De Lageneste

 Rolling_Stones_in_Hyde_Park_2013.jpg

Bande annonce : http://www.focusur.fr/musique/2015/03/31/rolling-stones-z...

Ce n’est plus une rumeur, les Rolling Stones, "le groupe le plus dangereux des années 1970″ reprend la route avec leur nouvelle tournée, le Zip Code Tour, direction l’Amérique du nord…

Et peut-être l’Europe ?

Les Rolling Stones ont annoncé à la presse anglo-saxonne qu’ils seraient de retour dans les plus grands stades des USA et du Canada pour une nouvelle tournée. 

Ceci pourrait signifier pour nous, européens, que les septuagénaires les « plus Rock and Roll »  du monde seraient susceptibles de continuer ce « Zip Code Tour » sur le vieux Continent.

 

Une réédition de l’album Sticky Fingersavec des titres inédits

Nous avions vu les Stones en France pour la dernière fois le 13 juin dernier, lors de leur tournée mondiale « 14 On Fire ». Mais comme l’a dit Keith Richards, le guitariste emblématique du groupe : «  je ne peux pas attendre pour remonter sur scène ! » , ce à quoi le chanteur Mick Jagger a ajouté : « les gens me demandent souvent comment ça se fait que tu sois encore sur scène ? » ; « je n’arrive même pas à penser que je faisais déjà ça à 20 ans! »

 Mais ce n’est pas la seule bonne nouvelle pour les fans des Rolling Stones, le groupe a également annoncé une réédition de l’un de ses albums les plus connus, Sticky Fingers, paru en 1971, et qui comptera plusieurs titres inédits de cette époque.

 

mercredi, 24 décembre 2014

Joe Cocker. La liste s'allonge tragiquement !

Joe Cocker, rauque 'n' roll

Par Pauline Le Gall

 DISPARITION - La star anglaise du blues-rock, une des dernières légendes de Woodstock, s'est éteinte hier à l'âge de 70 ans des suites d'un cancer du poumon dans son ranch du Colorado.

La voix éraillée, les mains mimant un jeu de guitare avec ses riffs endiablés du classique des Beatles With a Little Help from My Friends, ses cheveux longs et ses pattes qui descendent jusqu'au cou. Woodstock, 1969. Joe Cocker, 25 ans, enflamme le plus célèbre des festivals de rock en faisant hurler la chanson de Lennon et McCartney dans son tee-shirt sur lequel est inscrit «tie and dye». Entouré de Janis Joplin, Jimi Hendrix et Jefferson Airplane, le chanteur écrit la première page de son histoire en mélangeant blues, rock, une gestuelle et une présence scénique qui le placent directement dans le panthéon des showmen.

 

pappy's rock

 

Il apparaît là, aux yeux du monde, vingt-cinq ans après sa naissance à Sheffield, sous le nom de John Robert Cocker. C'est là, au cœur de l'Angleterre ouvrière, qu'il connaît ses premiers frissons sur scène. Il n'a alors que 12 ans lorsque, pour la première fois, il se produit en public avec son frère. Parallèlement, il suit une formation de plombier. Dans les années 1960, il monte avec trois amis les Cavaliers, puis les Vance Arnold and the Avengers, clin d'œil à deux de ses idoles, Elvis Presley (il a confondu Vance et Vince, prénom d'Elvis dans Jailhouse Rock) et Eddy Arnold. Dans les pubs de Sheffield, il se fait la main sur ce qui va devenir la clé et le socle de toute sa carrière: les reprises.

Comme la tradition le veut dans les pubs, il joue des morceaux connus du public, des classiques de Chuck Berry, d'Elvis, de Ray Charles. C'est un artiste élevé sur scène, jugé par un public aguerri qui voit défiler des dizaines de groupes dans le nord de l'Angleterre. À la façon des grands jazzmen, Cocker prend un air connu et en propose une variation, y ajoutant cette teinte blues-rock brute qui va très vite le caractériser. Allant de formation en formation, c'est pourtant en solo, grâce à un titre du répertoire rock, qu'il sort de l'anonymat: avec le With pappy's rocka Little Help from My Frienddes Beatles. Il fait de la ritournelle pop du groupe, parue sur Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en 1967, un hymne déchirant. Woodstock, une tournée avec les Who, sa célébration avant l'heure de l'air guitar et une furieuse authenticité font le reste: Cocker est une star. Les Fab Four, admiratifs devant sa reprise, le laissent même écouter leurs nouvelles compositions en avant-première.

Ses deux albums, With a Little Help from My Friends et Joe Cocker, le propulsent au sommet des ventes. Dans la foulée, sous la houlette du musicien et compositeur Leon Russell, il entame une tournée parmi les plus furieuses de toute l'histoire du rock, immortalisée dans le film Mad Dogs and Englishmen. Mais, alors que les idoles de Woodstock - Jimi Hendrix et Janis Joplin - disparaissent, Cocker sombre. Il flotte comme une impression dans le monde que le rock a vécu. Au milieu des années 1970 et en pleine émergence de Pink Floyd et Genesis, le chanteur ne trouve plus sa place. Il est déjà perdu dans les vapeurs d'alcool et les illusions de l'héroïne à laquelle il est devenu accro en tournée. Après You Are So Beautiful, coécrit avec Billy Preston en 1974, il traverse le désert, titubant sur les scènes où il se produit, ne finissant pas ses concerts.

 

pappy's rock

 

Le cinéma va lui redonner sa chance. Loin du fringuant hippie de Woodstock, c'est en Cocker crooner qu'il retrouve le succès. Dans un duo avec la chanteuse Jennifer WarnesJ. Ensemble, ils chantent l'inoubliable Up Where We Belong, qui introduit dans la carrière du bluesman les synthés des années 1980. La chanson illustre le film Officier et Gentleman avec Richard Gere et elle vaut un oscar à ses compositeurs Buffy Sainte-Marie et Jack Nitzsche. En 1986, sa voix éraillée, son blues et sa reprise de Randy Newman illustrent l'une des scènes les plus suggestives de l'histoire du cinéma. C'est sur son You Can Leave Your Hat Onque Kim Basinger se déshabille lentement face à un Mickey Rourke hébété dans le 9 semaines 1/2 d'Adrian Lyne. En jouant des cassures rythmiques, la version de Cocker réinvente la sensualité du rock et devient plus célèbre que l'originale. Randy Newman lui-même rendait hommage à son interprétation complètement outrancière. Les mélomanes l'invitent dans leurs foyers et accueillent à bras ouverts ses nouvelles reprises, dont l'une des plus célèbres reste sa version lancinante de Unchained My Heart de son modèle de toujours, Ray Charles.

Cocker, avec sa figure ronde, sa barbe et ses chemises impeccables, apparaît régulièrement à la télévision et continue d'enchaîner les tournées. Plus rien n'entame sa popularité. Toute l'Angleterre l'érige en héros. La Reine Elizabeth le fait membre de l'Ordre de l'Empire britannique en 2012, ne lui en voulant pas d'avoir choisi pour résidence le Colorado. À Sheffield, sa ville natale, une plaque est dédiée au petit plombier devenu une des plus grandes figures du blues. Le sachant malade, Billy Joel a demandé cette année à ce que son ami soit intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Trop tard, puisqu'un cancer du poumon a emporté Cocker à l'âge de 70 ans dans son «Mag Dog Ranch», à Crawford dans le Colorado où il vivait seul avec son épouse, Pam, son plus grand regret étant de ne pas avoir eu d'enfants. Une disparition qui intervient après un dernier album (Fire Up en 2012) et une tournée. «Le sommet de sa carrière», selon son agent. En lui rendant hommage, ce dernier a salué l'artiste, qui jouait encore sur scène en juin dernier comme «le plus grand chanteur de rock-soul jamais produit par le Royaume-Uni».

L'une des dernières légendes de Woodstock a tiré sa révérence.

Le Figaro:  23 décembre 2014

Voir aussi Le Monde :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/12/22/mort-du-chanteur-americain-joe-cocker_4545097_3246.html

 

pappy's rock

 Midi libre 23 décembre 2014.JPG

 

samedi, 12 juillet 2014

2014, 13 juin. Les Stones au stade de France

PARIS, 13 juin 2014.

Stade De France

THE ROLLING STONES

« 14 on Fire ».

Cocktail explosif de « Satisfaction » et « Nervous breakdown » !!!

 

rockin daddy

 

La galère débute fin mars...

rockin daddyVendredi 28 mars, il faut attendre 10 heures pour pouvoir espérer accéder à un site ou lieu de vente afin d’obtenir son précieux sésame pour le concert du Stade de France programmé pour le 13 juin.

C’est Sophie (ma belle fille), qui gère la billetterie du supermarché dans lequel elle est responsable, qui m’annonce la bonne nouvelle au téléphone alors qu’elle vient d’imprimer les deux billets qui vont me permettre d’assister, à Paris, au quinzième concert (dont 1 de Bill Wyman & ses Rhythm Kings en 2004) des « Pierres qui roulent » pour moi depuis 1966 au palais d’hiver de LYON :(http://40anneesavectherollingstones.midiblogs.com/archive...)

Dès lors il faut s’occuper de l’intendance, Train et hôtel.

Pour le train c’est assez facile d’obtenir des places en « Id TGV »...

Pour l’hôtel, ce n’est pas gagné, tout est pris d’assaut et quand enfin on trouve les prix ont comme par enchantement atteint des sommets prohibitifs.

M’enfin, prêts pour le grand jour !

rockin daddyJeudi 12 juin !

Le parcours du combattant. Départ de Béziers en pleine grève SNCF. Train en retard de plus de 20 minutes, mais bon, on part (à noter que de gare en gare des voyageurs montent et s’entassent dans les couloirs et les escaliers !). Arrivés à Paris, toujours pour les mêmes raisons nous mettrons plus d’une heure et demie pour arriver à l’hôtel !!! Harassés mais heureux de pouvoir être là.

rockin daddyVendredi 13 juin !

En milieu de matinée nous partons pour le Stade de France en reconnaissance des lieux et dans le métro nous croisons les premiers « t-shirts » arborant la légendaire « langue rouge ».

Devant les entrées, dans les chicanes certains sont déjà là depuis tôt le matin. Ils vont rester ici en plein cagnard jusqu’à l’ouverture des portes à 18 heures !!!

 

rockin daddy

 

Pour nous c’est direction Paris avec l’achat des journaux.

Le Parisien titre « Les Stones, éternels dieux du stade » et Libération remonte le temps avec « Souvenirs de Villefranche-sur-Stones ».

Enfin l’heure de se rendre au rendez vous tant attendu.

Au fur et à mesure que l’on approche du stade une marée humaine nous accompagne. De longues files d’attente se pressent devant les portes qui s’ouvrent à 18 heures comme prévu.

Une rencontre inattendue de deux amis de Puisserguier vient pimenter l’attente.

 

rockin daddy

 

rockin daddyPorte H ! Présentation des billets, fouille réglementaire « au corps », et c’est maintenant que nous goûtons le plaisir d’être installés....

Une première partie assurée tant bien que mal par un groupe de très jeunes « The Struts » (le leader est une chanteuse) nous permet de patienter. Ils n’auront pas de chance puisque en fin de set ils sont victimes d’une coupure du son....

 

rockin daddy

 

21 heures, du méga son, de la lumière, ça clignote de partout quand une voix off nous annonce....

« THE ROLLING STONES !!! »

« Jumping Jack flash », les diables sautent hors de la boîte, c’est parti pour plus de deux heures.

 

rockin daddy

 

Impressionnants, c’est le mot qui revient en tête au fur et à mesure que les titres se succèdent. Jagger qui plaisante ou ironise avec le public. Ne veut-il pas nous chanter « allumer le feu de Johnny ??? », Jagger qui court d’un coté à l’autre du stade.

rockin daddy

 

 

 

De l’émotion avec le duo Keith Richard/Ron Wood en attendant le retour de sa satanique majesté Mick dans un environnement de flammes pour « Sympathy for the Devil ».

 

 

 

 

 

rockin daddy

 

« Midnight rambler », l’harmonica de circonstance et l’accueil sur scène d’un ex Rolling Stones Mick Taylor qui se joint au groupe pour ce morceau inoubliable, interprété avec le même Mick Taylor au Palais des sports de Lyon en 1970.

Et c’est « Satisfaction » qui sonne le glas de ce show qui, encore, marquera les esprits de tout ces amateurs, comme moi, de ce groupe unique et légendaire.

 

rockin daddy

 

Un feu d’artifice devant la scène ponctue la soirée et nous nous quittons après que les 4 Rolling Stones, Mick/Keith/Ron/Charlie nous aient, bras dessus-dessous, salué sous des tonnes d'ovations, une dernière fois.

Une dernière fois ????

rockin daddySamedi 14 juin

Paris, en se remémorant la soirée (et une certaine amertume d’avoir été obligés de subir le crétinisme de tous ces « J’y étais », ces bobos buveurs de champagne ou autres outres à bières dont on peut se demander ce qu’ils venaient foutre là, en ces temps de crise et des prix élevés des billets, ainsi que des boissons), nous sommes allés prendre connaissance des journaux et des commentaires dans la presse du lendemain.

Dans les kiosques, le Parisien titrait « Super Jagger » et c’est sur internet que les autres médias écrivaient sur le concert :

Le Monde : « Des Rolling Stones fringants et cinglants au stade de France » http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/14/des-rolling-stones-fringants-et-cinglants-au-stade-de-france_4438288_3246.html

Le figaro : « La fièvre au stade de France ». http://www.lefigaro.fr/musique/2014/06/14/03006-20140614A...

RTL : Rolling Stones au stade de France : triomphe des increvables Papy du Rock » http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/rolling-stones-...

Ouest France : « Les Rolling Stones font un tabac au stade de France » http://www.ouest-france.fr/pop-stars-les-rolling-stones-font-un-tabac-au-stade-de-france-2621170

Le Progrès : « Satisfaction au stade de France pour les Rolling Stones » http://www.leprogres.fr/societe/2014/06/15/satisfaction-a...

 

Cette journée finit pour nous dans une belle galère. Du fait de la poursuite de la grève SNCF nous avons eu toutes les peines à embarquer dans le TGV...

Après bien des péripéties dont on se serait passé et avec quarante minutes de retard (20 minutes cloués à Montpellier) nous sommes  arrivés, soulagés, à Béziers...

 

rockin daddy