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mardi, 30 décembre 2008

1975, Little Richard

Avec seulement deux concerts, 1975 sera exclusivement une année Rock n'roll avec la venue de deux des grands Pionniers encore vivants: Chuck Berry et Little Richard

1975
10 juin


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LYON
Palais d'hiver


LA king of rock n'roll Little Richard.

Autant vous dire que pour ces deux soirées au Palais d'hiver, le Rock n'roll était de rigueur avec l'ambiance digne de cette fabuleuse musique.




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Little RICHARD

Little Richard, de son vrai nom Richard Wayne Penniman, est un chanteur, pianiste, guitariste et compositeur américain, né le 5 décembre 1932. Il a été un pionnier du rock and roll de la fin des années cinquante.

Avec Chuck Berry et Fats Domino, il apparaît comme l’un des premiers musiciens noirs de rock and roll à connaître les faveurs du public blanc. Personnalité rebelle, Little Richard a marqué son époque par ses chansons (qu’il scande en hurlant) ou ses tenues vestimentaires flamboyantes, autant de caractéristiques qui ont contribué à définir le ton et l’image du rock and roll. Il a considérablement influencé les musiciens de la génération suivante comme les Beatles et les Rolling Stones.

Né à Macon (Géorgie), Little Richard est issu d’une famille nombreuse. Son père dévot ne fait rien pour encourager le goût de son fils pour la musique, de même que l’ensemble de sa famille qui rejette son homosexualité, rejet qui le pousse à quitter le domicile très tôt. Très rapidement, il chante du gospel dans les fêtes locales, puis du rythm and blues dans les clubs.

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En 1954, il signe un contrat avec l’entreprise RCA et, au cours des années qui suivent, enregistre d’insipides chansonnettes qui ne connaissent aucun succès. En 1955, il signe un contrat chez Specialty Records, une modeste petite maison de disques qui l’emmène à La Nouvelle-Orléans pour une séance d’enregistrement devenue légendaire. En effet, c’est là qu’au cours d’une pause Little Richard fredonne un titre absurde et obscène, Tutti Frutti, que le producteur Robert Blackwell, frappé par le potentiel commercial de sa mélodie, fait réécrire afin d’en modifier les paroles. En 1956 a donc lieu l’enregistrement de Tutti Frutti, qui obtient aussitôt un succès considérable en même temps qu’il devient un classique du rock and roll.

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Little Richard grave, aussitôt après, plusieurs titres qui feront sa renommée comme Long Tall Sally (1956), Rip It Up (1956), Jenny, Jenny (1957) et Good Golly Miss Molly (1958). Ses apparitions publiques demeurent mémorables : avec les yeux soulignés d’une épaisse couche de khôl et les cheveux dressés sur la tête à la Pompadour, Little Richard, debout sur un piano, s’abandonne totalement, ponctuant ses chansons d’un cri légendaire (« Woo! »). Ironiquement, il connaît un succès encore plus grand après les reprises — édulcorées — de ses chansons par des chanteurs blancs comme Pat Boone.

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Au cours des années 1957 et 1958, il acquiert une popularité sans précédent. Il apparaît au générique de plusieurs films dont Don’t Knock the Rock en compagnie de Bill Haley (1956, Fred Sears), La Blonde et moi de Frank Tashlin (The Girl Can’t Help It, 1956) où figurent également la plantureuse Jayne Mansfield, Fats Domino, Julie London, les Platters, Abbey Lincoln ou Gene Vincent, et Mr Rock’n’Roll (1957, Charles S. Dubin) avec Chuck Berry et Lionel Hampton notamment. En 1957, il interrompt pourtant sa carrière pour devenir pasteur, espérant vaincre ainsi une homosexualité qu’il ne parvient pas complètement à assumer. De 1958 à 1962, il est chanteur de gospels et enregistre sous la houlette du producteur Quincy Jones ; en 1961, il devient ministre de l’Église adventiste : ce qui ne l’empêche pas d’accompagner, pendant l’année 1962, en Angleterre, deux groupes anglais qui font partie de ses admirateurs : les Rolling Stones et les Beatles.

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Entre 1964 et 1979, il oscille entre la théologie et le rock and roll, tentant de renouer plusieurs fois avec le succès. En 1986, il joue aux côtés de Bette Midler, Nick Nolte et Richard Dreyfuss dans le Clochard de Beverly Hills (Down and Out in Beverly Hills) de Paul Mazursky, remake du film de Jean Renoir, Boudu sauvé des eaux (1932), y chantant Great Gosh a Mighty. Depuis lors, ses apparitions régulières dans les médias viennent justifier une réputation qui fait de lui l’une des plus grandes stars du rock. Au cours de cette même année 1986, il est l’un des membres fondateurs du Rock’n Roll Hall of Fame et, en 1993, il reçoit un Grammy Award récompensant l’ensemble d’une carrière qui, malgré de nombreuses éclipses, reste décisive dans l’histoire du rock.

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Bo Diddley, Little Richard, Chuck Berry

mercredi, 17 décembre 2008

1974, Bill HALEY

1974
11 décembre

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LYON, palais d'hiver
Bill Haley & the COMETS


Et pour terminer en beauté l'année, au Palais d'hiver, Bill Haley et ses Comets.
Avec une imbuvable 1ère partie pendant laquelle on a passé notre temps à siffler et à s'engueuler avec Au Bonheur des dames dont on se demande encore aujourd'hui ce qu'ils foutaient là ?



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BILL HALEY
en quelques dates

BILL HALEY " Le Pape du Rock'n'Roll "


1925, Le 6 juillet, William John Clifton Haley naît à Détroit dans le Michigan

1938 A 13 ans il reçoit une guitare pour Noël . Il apprend donc à en jouer puis à chanter comme Gene Autry le Cow-Boy chantant Hollywodien, son idole du moment.

1943 A 18 ans il se produit sur scéne affublé d'un costume Western.

1947 A 22 ans il a envie de renouveau et essaye d'inventer une nouvelle forme de musique en utilisant toutes celles qui existent déjà : Hillbilly, western bop, dixeland,blues,jump,etc… tout un programme !

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1948 A 23 ans grand admiratif du texan Bob Wills, il forme un premier groupe les Four Aces of Western Swing.

1949 Le courant musical se transforme peu à peu et l'incite à changer le nom de sa formation en Bill Haley & his Sadlemen.

1951 Il enregistre le succés de Rhythm & Blues du moment , Rocket 88 de Jackie Brenston.

1952 Bill enregistre le surprenant Rock The Joint, savant mélange musical de Country & Western et Rhythm & Blues.

Cette mouvance musicale le mène à écrire Rock a Beating Boogie dont les paroles sont explicites :
Rock,Rock,Rock everybody , Roll,Roll,Roll everybody …

Nouvelles tenues vestimentaires et bien entendu chagement de nom pour la postérité :
Bill Haley & his Comets ( en relation avec la comète de Haley).

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1953 Fini l'anonymat grâce à Crazy Man Crazy qui se classe parmi les disques les plus vendus de l'année.

1954 Le 12 avril, Bill enregistre Rock Around The Clock au Pythian Temple de New York avec ses Comets

Le disque sort couplé à Thirteen Woman ( Decca 29124 ) mais le succés n'est pas encore tout à fait au rendez-vous.

C'est le disque suivant Shake Rattle and Roll qui cartone.

1955 Le metteur en scène Richard Brooks met au générique de son film " Blackboard Jungle " ( en français Graine de Violence )Rock Around The Clock - succés immédiat.

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Ce titre fera le tour du monde et installera définitvement le Rock'n'Roll comme l'événement musical des années 50.

medium_bill_haley_paris58.jpg Alors Bill aligne succés sur succés ; Mambo Rock / R.O.C.K. / See You Later Alligator / Burn The Candle / Happy Baby / Razzle Dazzle / The Saints Rock'n'Roll / Rudy's Rock etc…

1956 Le cinéma le sollicitte. Il tourne avec ses Comets, dans un film curieusement intitulé " Rock Around The Clock " puis dans "Don't Knock The Rock" en 1957.

1957 Premier ambassadeur du Rock'n'Roll hors des Etats-Unis. Il participe à une tournée en Australie, déclenche l'Hystérie chez les fans Anglais à son arrivée a Southampon en Février, provoque des émeutes en Allemagne etc…

1958 Bruno Coquatrix (sous l'égide d'Europe n° 1 pour un musicorama) accepte pour la première fois un chanteur de Rock'n'Roll et Bill Haley et ses Comets cassent la baraque à L'Olympia

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1960 La musique change , le Rock'n'Roll aussi…

D'après : http://www.mitchell-city.com/pionnier/billhaley.html

08:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

mardi, 16 décembre 2008

1974, Jethro TULL

1974
16 octobre


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LYON, palais des sports
Jethro TULL


Toujours à Gerland, Jethro Tull et ses magnifiques opéra-rock.



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Jethro TULL

Jethro Tull est un groupe de rock britannique progressif formé dans les années 1960. Leur musique est marquée par le style vocal bizarre et le travail unique de flûtiste du leader Ian Anderson, et par des constructions de chansons inhabituelles et souvent complexes (pour du rock). Leur musique incorpore des éléments de musique classique et celtique, ainsi que des phases art rock alternatif du rock. Malgré ceci, il est difficile de désigner des artistes spécifiques ayant directement influencé ou étant directement influencés par Jethro Tull. Plus que la plupart des autres groupes, leur musique reste à l'écart du reste de la musique rock.

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Jethro Tull tourne dans des clubs au milieu et à la fin des années 60 avec une formation changeante qui finalement se cristallise autour de Ian Anderson (chant, flûte, guitare acoustique, harmonica, et plus tard beaucoup d'autres instruments), Mick Abrahams (guitare électrique), Glenn Cornick (basse) et Clive Bunker (batterie). L'histoire raconte que le groupe changea de nombreuses fois de nom pour obtenir des concerts à répétition, et que Jethro Tull était le nom qu'ils avaient quand ils eurent leur contrat avec une maison de disque (le nom vient de l'inventeur du semoir). Après quelques singles mineurs (incluant leur premier où le nom du groupe était mal orthographié « Jethro Toe »), ils sortent l'album blues This Was en 1968. La musique était en partie écrite par Anderson et en partie par Abrahams.

Suite à cet album, Abrahams quitte le groupe (pour former Blodwyn Pig). Après une série d'auditions (incluant probablement le futur guitariste de Black Sabbath Tony Iommi), Martin Barre est engagé comme nouveau guitariste. Barre devient le membre le plus fidèle au groupe après Anderson.

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La nouvelle formation sort Stand Up en 1969. Entièrement écrit par Anderson, cet album abandonne largement le blues en faveur du nouveau style de rock progressif développé à ce moment par des groupes comme Yes, bien que Stand Up ressemble un peu à un des premiers album de Led Zeppelin teinté de jazz, avec un son lourd et légèrement sombre. En 1970, ils sont rejoints par un claviériste John Evan et sortirent l'album Benefit.

Le bassiste Cornick quitta le groupe après Benefit, remplacé par Jeffrey Hammond-Hammond, et cette formation sort l'œuvre la plus connue de Jethro Tull, Aqualung en 1971. Mélange de rock heavy relatant la relation entre Dieu et un homme et de pièces acoustiques plus légères à propos de la vie de tous les jours, l'album est aimé par beaucoup et décrié par beaucoup d'autres. Malgré ceci, la chanson-titre et « Locomotive Breath » deviennent des tubes des radios de rock classique.

Le batteur Clive Bunker part ensuite, remplacé par Barriemore Barlow, et l'album de 1972 du groupe est Thick as a Brick. C'est un album-concept constitué d'une seule chanson très longue couvrant les deux faces du vinyle, avec un certain nombre de mouvements et des thèmes récurrents. Le quintette de cet album --- Anderson, Barre, Evan, Hammond-Hammond et Barlow --- deviendra une des formations les plus durables de Jethro Tull, jusqu'en 1975.

1972 voit aussi la sortie de Living in the Past, une compilation en double album de singles, faces B, et d'outtakes, avec une face d'enregistrements concert, dont la fabuleuse version live de Darma For One . Mis à part ces derniers, ce disque est considéré par les fans de Tull comme étant leur meilleur. La chanson-titre est un de leur singles les plus endurants.

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En 1973, le groupe tente d'enregistrer un double album, mais il est apparemment insatisfait de la qualité de l'enregistrement studio et abandonne le projet. À la place, ils enregistrent rapidement et sortent A Passion Play, un autre album-concept constitué d'une seule chanson avec des paroles très allégoriques. Après plusieurs années de popularité croissante, A Passion Play est largement décrié et marque un tournant pour le groupe. Ils avaient passé le pic de leur popularité.Le groupe enregistre au chateau d'hérouville un album qui ne sortira que bien plus tard ( années 90 ) comme premier Cd du double album Nightcap en tant que the chateau hérouville lost tapes. L'album War Child de 1974 reçoit toutefois des critiques positives, et le succès radio « Bungle in the Jungle » en est tiré ( pour la petite histoir c'est l'album préféré de Ritchie Backmore ).

08:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : loisirs/culture

mercredi, 10 décembre 2008

1974, Canned Heat

1974
5 mars


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LYON, palais d'hiver
Canned Heat


On the road again…

..... Quelques jours après mes 30 berges ! Au palais d'hiver, pour une soirée avec the Canned heat.
Ils ne m'ont malheureusement pas laissé un souvenir indélibile....



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CANNED HEAT

Canned Heat est un groupe de blues-rock américain formé en 1965. Le groupe, toujours en activité de nos jours, a connu ses plus grands succès à la fin des années 1960, participant activement à la vague du blues revival.

Canned Heat est le fruit de la rencontre à Los Angeles entre deux grands amateurs de blues: le chanteur Bob Hite et le guitariste Alan Wilson. Hite The Bear (en référence à sa forte corpulence) et Wilson The Owl (pour sa mauvaise vue) sont rejoints par le guitariste Henry Vestine (surnommé Sunflower, et ancien membre des Mothers of Invention de Frank Zappa), le bassiste Larry Taylor et le batteur Frank Cook.

medium_p11348f5p12.jpgLe groupe tire son nom d'un vieux blues de Tommy Johnson intitulé Canned Heat Blues, écrit en 1928.
Le canned heat était une boîte de conserve qui contenait de l'alcool quasiment pur.
En pleine prohibition, les plus démunis en tiraient une boisson hautement toxique.

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Alternant entre blues, rock, boogie, reprenant de vieux standards du blues, le groupe enregistre en 1967 son premier album, simplement intitulé Canned Heat. La sortie de cet album, peu avant le passage remarqué du groupe au festival de Monterey n'a qu'un succès mitigé. Par contre, le deuxième album (pour lequel Cook est remplacé à la batterie par Fito de la Parra), titré Boogie With Canned Heat connaît un vrai succès. On y retrouve le classique On The Road Again, devenu l'un des morceaux les plus fameux de l'histoire du rock. Alors que le chanteur habituel du groupe est Bob Hite, c'est Alan Wilson qui chante sur ce titre. Sa voix haute, fragile et légèrement étouffée le rend immédiatement identifiable.

medium_p11347i84iv.jpgEn 1969, Canned Heat poursuit sur sa lancée avec le double album Living The Blues. Il contient notamment le remarquable Going Up The Country (à nouveau chanté par Alan Wilson), immortalisé dans le film officiel du festival de Woodstock où le groupe se produit durant l'été (la version live de Going Up The Country figure sur la bande originale du film). Ce morceau a aussi été utilisé dans la publicité "Renault Espace" mettant en scène un personnage de bande dessinée de journal s'évadant vers la montagne.

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En 1970, Canned Heat sort son quatrième album, intitulé Future Blues puis enregistre dans la foulée Hooker'n'Heat, avec le revenant John Lee Hooker. C'est le dernier album du groupe dans sa forme d'origine. Le 3 septembre 1970, Alan Wilson est retrouvé mort dans la maison de Bob Hite d'une overdose de somnifères. On parlera de suicide sans que les circonstances du décès ne soient jamais véritablement élucidées.

Canned Heat poursuit néanmoins son existence, en multipliant les tournées. En 1981, le groupe connaît un nouveau drame avec la disparition de son leader Bob Hite. Obèse, il décède d'un malaise cardiaque juste après un concert.

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dimanche, 23 novembre 2008

1974, Alan STIVELL

1974
12 février


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LYON, bourse du travail
Alan STIVELL


La Celtique pop avec Alan Stivell.




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Alan Stivell



Musicien hors pair et artiste "incontournable" de la culture bretonne, Alan 'Stivell' Cochevelou a derrière lui une carrière musicale extraordinairement riche.

La famille Cochevelou (originaire de Gourin, dans l'ouest intérieur de la Bretagne) a, comme beaucoup d'autres familles bretonnes, "migré" en France. C'est ainsi qu'Alan Cochevelou naît à Riom au cœur de l'Auvergne, le 6 janvier 1944. Très vite, sa famille s'installe à Paris. Le père d'Alan, Georges Cochevelou, artiste et lettré, devient traducteur pour le Ministère des Finances. Passionné de peinture, il fabrique aussi des meubles et des instruments de musique. Son rêve est de parvenir à réintroduire la harpe celtique en Bretagne, celle-ci ayant disparu dès la fin du moyen-âge et de l'indépendance bretonne.

medium_Gentan.jpgLe premier prototype de harpe celtique est équipé de cordes en nylon et décoré de motifs celtiques. La découverte de cet instrument est une révélation pour Alan Cochevelou, qui l'adopte immédiatement. Il bénéficie de l'enseignement de la concertiste Denise Mégevand, harpiste classique. L'absence de tout répertoire (l'ancien ayant disparu en même temps que la harpe) permet à Alan de réinterpréter, par de nouveaux arrangements, les thèmes traditionnels bretons, irlandais, gallois et écossais.

Ses premier contacts avec cet instrument " ressuscité ", font naître chez lui, le sentiment d'appartenance aux peuples et à la culture celtique. Alors qu'il parfait son apprentissage de la harpe, Alan Cochevelou découvre et s'initie à l'univers traditionnel celtique.

C'est en 1953, à la Maison de Bretagne de Paris, qu'Alan Cochevelou, alors âgé de neuf ans, donne sa première représentation de harpe celtique, faisant ainsi résonner pour la première fois, depuis un demi-millénaire, le son fabuleux de cet instrument oublié. L'année suivante, il intègre les Scouts Bleimor et entre rapidement dans leur bagad.

Dès 1955, la harpe celtique, sous les doigts d'Alan, résonne régulièrement sur de nombreuses scènes. C'est à l'âge de onze ans, qu'il se produit en solo pour la première fois à l'Olympia, en première partie de Line Renaud.

1959 est une année décisive pour Alan Cochevelou. Il sort son premier disque 45 tours de harpe, intitulé Musique Gaëlique. Les thèmes abordés, d'influences irlandaises, sont harmonisés et arrangés par Georges Cochevelou qui, accompagne également son fils. La passion que la culture celte exerce sur Alan l'incite à apprendre la bombarde et la cornemuse.

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En 1961, il devient Penn-Soner (sonneur principal) du Bagad Bleimor qui, dès lors remporte de nombreux prix et devient le plus renommé de la région. Cette formation se produit souvent dans les concerts ou festoù-noz. La même année, Alan Cochevelou sort son deuxième album, Telenn Geltiek, compilation du premier 45 tours et adaptations de nouveaux thèmes. Ceux-ci font désormais appel aux répertoires bretons, irlandais et écossais, avec un morceau au nom très évocateur : Tir - Nan - Og. Entre temps, il accompagne Andréa Ar Gouilh sur plusieurs 45 tours.

Cette même année, le monde de la musique bouge. En Bretagne, Glenmor entreprend de réveiller le sentiment de bretonnitude. Outre-Manche, le 17 août 1961, un groupe mythique se forme : Les Beatles. Avec le début de la guerre du Vietnam, les premiers artistes contestataires de Rock'n Roll apparaissent (Bob Dylan, Joan Baez...). Les bouleversements profonds de la société et la nouvelle culture qui s'impose, vont marquer le jeune Cochevelou. Il se produit au Centre Américain où, pour la première fois, il chante. Commence alors une série de tournées avec, entre autre Steeve Warring.

En 1966, Alan, qui se produit de plus en plus en concert, notamment à Quimper, passe sur les ondes nationales, à France-Inter. José Artur, dans son Pop Club, l'invite plusieurs fois. Alan Cochevelou devient Alan Stivell. (Etymologiquement, Stivell, la source, vient de Kozh-Stivellou - Cochevelou - le Printemps). En 1967, Alan Stivell signe son premier contrat avec Philips. L'année suivante Alan Stivell sort un nouveau 45 tours, puis en 1970 un premier 33 tours, Reflets. Il s'affirme, dans sa recherche et sa créativité. Il parle de musique etho-moderne et lance la Celtic Pop Music. Les thèmes de cet album sont essentiellement inspirés de la tradition bretonne. Cet album ouvre la voie de ce qu'il appelle le Rock'n World. Il se vend très vite à plus de 10.000 exemplaires.

En 1972, toujours chez Philips, Alan sort deux albums, le premier, Pop Plinn, un 45 tours, remporte l'adhésion du public " Rock ". Le deuxième, Renaissance de la Harpe Celtique, obtient le prix de l'académie Charles Cros. Ces trois derniers albums connaissent un étonnant succès tant en France qu'en Amérique du Nord. Alan reçoit aussi, cette même année, le prix Morvan Lebesque, dans la catégorie chanteurs, lors du congrès mondial des bretons de la diaspora.

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Le 28 février 1972, dans un concert à guichet fermé, Alan Stivell se produit en tête d'affiche à l'Olympia. Il est accompagné de Daniel Le Bras (qu'il nomme Dan Ar Braz) à la guitare, Michel Santangelli (futur batteur de Jacques Higelin) aux percussions, de Gabriel Yacoub, Pascal Stive, Gérard Levasseur, Serj Parayre et Michael Klec'h. Le concert est retransmis en direct sur Europe 1, dans l'émission Musicorama. Alan Stivell enflamme la salle et du même coup la Bretagne. Le disque Olympia - Concert se vend à 1.500.000 exemplaires. Alan Stivell vient de " lancer " la première vague bretonne. Il s'affiche dans Best, Rock'n Folk ou Extra. La musique bretonne sort de son ghetto et entre sur la scène internationale. Il devient une véritable star. Par cet album, Alan montre que la musique bretonne est toujours d'actualité. L'électrisation des instruments, le propos ouvertement moderne sera le fer de lance d'une nouvelle génération de musiciens. L'énorme succès de ce concert permettra l'essor de la musique bretonne jusque dans les années 1980.

1973 est une nouvelle année-phare pour Alan Stivell. Du 4 au 24 février, il "met le feu" à Bobino où, pendant trois semaines, il joue à nouveau à guichets fermés. Il sort un nouvel album, intitulé Chemins de Terre (disque d'or). Ce disque est classé disque de l'année par le journal de rock anglais The Melody Maker. Alan, dans la chanson Brezhoneg Raok, mène un combat pour la reconnaissance de l'identité et de la langue bretonnes.
Après un Zénith complet, il s'envole pour le Canada et triomphe sur les scènes internationales où il fait parler de lui. Il participe aussi à sa première Fête de l'Humanité et fait la Une du magazine Best, après les Beatles. Il finit enfin par rejoindre le Queen Elysabeth Hall, véritable temple du rock londonien, pour un nouveau triomphe, toujours à guichets fermés. Il chante aussi aux côtés des Soeurs Goadeg au festival de Kertalg et à Bobino.

En 1974, de retour en Bretagne, il fonde son propre label Keltia III, afin de s'assurer du contrôle de ses propres productions. E Langonned voit le jour. Une nouvelle étape, plus intimiste et plus instrumentale. Alan revient aux sources. Ce disque est, une nouvelle fois, disque d'or. Il entame une nouvelle série de concerts outre-Atlantique. Avant de produire un nouvel album, l'année suivante. E Dulenn est la compilation de deux concerts enregistrés au National Stadium of Dublin début 1975. Le concert débute par Délivrance, hymne à la liberté des peuples du monde. Au même moment, il joue au Palais des Sports pendant dix jours et devant plus de 40.000 spectateurs. Le Magasine Best le classe en quatrième position, dans la catégorie 'Groupes, Chanteurs Musiciens français'.

En 1976, il produit un nouveau disque dédié à son père qui vient de décéder. Trema'n Inis (vers l'île) porte un nom évocateur dans la métaphysique celtique. Il rend aussi hommage aux poètes bretons, parvenus à une certaine célébrité. Il interprète aussi, sur le premier prototype de harpe celtique, deux thèmes composés par son père. Et, après cet hommage culturel, Alan se penche l'année suivante sur l'histoire de la Bretagne, musicale et vivante avec Before Landing. Alan sort désormais un album par an. Un Dewezh 'Barzh 'Gêr (Une Journée à la Maison, 1978), marque sa séparation avec Dan Ar Braz, qui s'engage progressivement vers une carrière en solitaire.

1979 voit la production d'un nouvel, et actuellement dernier album en concert, d'Alan Stivell : Tro Ar Bed (International Tour). Il reprend les thèmes de ces trois derniers albums et se produit dans toute l'Europe. Des cercles de musique celtique voient le jour partout dans le monde. Un autre disque sort, après vingt et un ans de préparation et de création. C'est à l'âge de quinze ans, en 1959, qu'il avait entendu pour la première fois Cantate du Bout du Monde de Jef Le Penven. Cela avait été une révélation pour lui. C'est pour parvenir à traduire pleinement ses sentiments vis à vis de l'identité bretonne, qu'il crée pour le Festival de Lorient, une œuvre magistrale, sommet créatif de sa carrière, la Symphonie Celtique. Devant 10.000 personnes, il réunit ainsi 300 musiciens. Le succès est à nouveau immédiat. Tir - Nan - Og (Symphonie Celtique) sort. Le succès commercial ne se fait pas attendre, malgré une formation "réduite" de 75 exécutants pour une heure vingt de musique. Cette symphonie se compose de trois 'cercles de vie', individuel, collectif et universel, vers Tir - Nan - Og, le paradis gaélique. Sa connaissance de la langue, de l'histoire et de la musique celtiques font d'Alan un véritable spécialiste en la matière. Symphonie Celtique triomphe en Europe.

Au début de la décennie 80, la musique celtique reçoit de plein fouet le retour de mode. Les vagues successives des années soixante et soixante-dix, prônant le retour à la terre et aux traditions sont balayées par la nouvelle vague de modernisme excessif. De nombreux musiciens disparaissent de la scène française. La Bretagne se désintéresse progressivement de sa culture, pour entrer dans la "mondialisation culturelle". En 1981, Alan Stivell produit Terre des Vivants, nouvel album rock. Sur ce disque figurent Beg Ar Van, l'Ere du Verseau, deux thèmes magnifiques. Mais ce retour de mode ralentit la production d'Alan Stivell.

En 1983, il se penche sur les traditions et la métaphysique celtiques, avec Légende, album intimiste et discret. Malgré cette accalmie commerciale, il se produit de plus en plus aux Etats-Unis où sa cote de popularité augmente de concert en concert.

Il lui faut attendre 1985 pour faire à nouveau parler de lui, avec un nouvel album et surtout le nouveau son qu'il cherchait depuis plusieurs années. Harpes du Nouvel Age est le premier album où il fait résonner la Harpe Celtique Électrique. L'enregistrement est numérique pour offrir un son pur à l'instrument. Il parvient, avec la création de cette dixième harpe, à unir deux courants intérieurs, la recherche des racines originelles et le modernisme.

En 1987, Alan Stivell signe un contrat de distribution avec les Disques Dreyfus (Jean Michel Jarre...). Et, après une retraite de six ans, sort un nouvel album The Mist Of Avalon (1991), qui rend hommage au plus célèbre des mythes celtes, la légende du Roi Arthur.

Deux ans après, en 1993, il renoue avec le succès et avec l'or. Again se vend partout dans le monde à 300.000 exemplaires. Il ré-interprète tous les thèmes qui ont marqué sa production et sa carrière. Il invite pour cela les plus grandes stars de la musique celtique, mais aussi ceux qui ont partagés sa passion pour la musique bretonne (Kate Bush, Davy Spillane, Yann-Fañch Kemener, Gilles Servat, Dan Ar Braz, Doudou N'Daye Rose, Laurent Voulzy...). Il entame une nouvelle série de concerts en France et revient sur le devant de la scène, mais cette fois-ci, seul. Pourtant cet album ne parvient pas à relancer la vague celtique.

Début février 1994, la colère des marins pêcheurs bretons entraîne l'incendie du Parlement de Rennes lors d'une manifestation (la version officielle attribue l'incendie aux marins. Mais le Parlement de Rennes abritait des documents mettant en cause les pratiques mafieuses de certains partis politiques). Le lendemain, Alan Stivell écrit Parlament Lament, qu'il intégrera à son dix-huitième album, Brian Boru (1995). Ce disque, produit par Martin Messonnier, regroupe dix standards de la musique celtique. Le ton est volontairement moderne et marque une nouvelle étape du renouveau de la celtic world music d'Alan Stivell Cochevelou. C'est un vieil ami d'Alan, qui détermine dès 1994, le retour de la musique bretonne sur la scène internationale. Produit par Columbia et distribué comme Alan par Sony Music, Dan Ar Braz enflamme à nouveau la Bretagne et le monde avec Héritage des Celtes. Pour la première fois et quoi qu'on en dise, le breton fait son entrée au festival de l'Eurovision (heureusement pour lui, il n'a pas eu le premier prix !). Depuis, la musique bretonne est enfin sortie de son ghetto.

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En 1997, Alan Stivell, sort deux albums de compilations de ses plus grands 'tubes'. Le premier, Zoom, retrouve gentiment ses plus beaux moments celtiques. Le deuxième, Routes (coffret 4 CD) retrace le cheminement de l'une des plus grandes stars de la musique folklorique celtique et de son modernisme qui, avec 18 albums dont 7 d'or, rassemble des milliers de 'fans' à travers le monde.

En avril 1998, Alan Stivell sort son dernier album, 1 Douar (une Terre), chez Dreyfus Music. Après Symphonie Celtique, ce disque marque un nouvel aboutissement dans la carrière d'Alan et dans ses recherches sur le métissage musical. C'est en compagnie de Youssou N'Dour, des Sœurs Goadec (!), de Khaled et de Paddy Moloney (Chieftains) - pour ne citer qu'eux - qu'il nous livre cet opus.

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En l'an 2000, Alan Stivell opère un retour au source avec l'album Back to Breizh. La tournée qui accompagne le disque est un vrai succès avec plus de 80 dates dans 10 pays. Avec ce disque, Alan Stivell repart sur les traces de son mythique Brian Boru, mélangeant les thèmes bretons et français sur des sonorités proches. Un clin d'oeil est d'ailleurs fait à cet album, par une reprise de Brian Boru en français. Avec une profondeur musicale plus marquée que sur le précédent, cet album est un nouveau succès pour Alan Stivell.

Deux ans plus tard, alors qu'Alan Stivell participe aux différents spectacles organisés par le Festival Interceltique de Lorient, notamment les Nuits Celtiques du Stade de France, sortent deux disques, le premier Nuits Celtique au Stade de France est le reflet des concerts, le second Au-délà des mots, le nouvel opus d'Alan Stivell, est un nouvel hommage à la harpe celtique, réalisé pour le cinquantenaire de sa réintroduction en Bretagne. Alan Stivell utilise sur ce disque les nombreuses combinaisons musicales que ses harpes multiples lui permettent.

En 2006, après quelques années de silence, c'est avec Explore qu'Alan Stivell revient sur le devant de la scène. Ce disque, qu'il produit, rassemble Brian Mc Combe (cornemuses irlandaises) et Pat O'May (guitare) sur une musique différente. Les samples du Bagad Bleimor répondent à une musique synthétique programmée, tandis que les harpes jouant de cet ensemble, entrelacent leurs sonorités pour soutenir la voix d'Alan Stivell. Cette nouvelle démarche d'Alan Stivell rend ce disque plutôt atypique.

Jérémie Pierre JOUAN.
Sources :
Biographie d'Alan Stivell (Andy Morvan),
Dreyfus Musique.
Biographie d'Alan Stivell (Pierre Iglésias), Tirée de l'album Routes.
Enfin, les notes d'Alan Stivell, tirées de sa discographie.

samedi, 01 novembre 2008

1972, Carlos SANTANA

1972

28 novembre


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LYON, Palais d'hiver

SANTANA


Comme beaucoup j'ai découvert SANTANA dans le film de WOODSTOCK lorsqu'on prend en pleine tête le fameux Soul sacrifice.

Ce soir-là, au Palais d'hiver de Lyon, c'est en "direct" que nous avons pu apprécier les rythmes délicieusement colorés par les percussions et le style magique de la guitare de Carlos SANTANA.

Soirée magique.



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SANTANA

Carlos Santana (20 juillet 1947 à Autlán de Navarro dans l'état de Jalisco - ) est un guitariste virtuose mexicano-états-unien, créateur et pivot des groupes Santana Band (à qui sont crédités les albums Santana), Santana Musicians et Santana Brothers.
Il a bercé et fait danser le monde avec de nombreux titres, tels Samba pa ti, Black Magic Woman, Oye como va, Europa et Evil Ways.

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Remarqué peu avant le festival de Woodstock, le groupe y fut invité par les organisateurs.
Sa prestation assura un grand succès à son premier album, mêlant salsa et rock. Le style du groupe évolua dans les années 1970 vers une musique plus « psychédélique », tout en gardant une forte influence latine.

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jeudi, 09 octobre 2008

1978, mort de BREL

1978,
9 octobre,

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Mort de Jacques BREL,

J'avais eu la chance de voir Jacques BREL sur scène, au Palais d'hiver en 1966.
Il était indiscutablement le seul chanteur français à communiquer avec le public comme le font les chanteurs de Rock N'Roll.

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Jacques BREL

Jacques Brel, né le 8 avril 1929 au 138 avenue du Diamant à Schaerbeek (Belgique), mort le 9 octobre 1978 à Bobigny (France), est un auteur et chanteur belge francophone (et néerlandophone au début de sa carrière). Il était également acteur et réalisateur de films. Peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français, il joue des pièces de théâtre en amateur au sein de la Franche Cordée, et son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale, travail pour lequel il n'a aucun goût. Il réfléchit très sérieusement à une reconversion, soit dans l'élevage de poule, soit dans la chanson. Il choisit cette dernière.

En 1951, il épouse Thérèse Michielsen, dite « Miche ». Le 6 décembre 1951 naît Chantal puis le 12 juillet 1953 Isabelle pour laquelle Jacques Brel écrivit une chanson éponyme.

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À partir de 1952, il compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial ou lors de diverses soirées dans des cabarets bruxellois. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique, tant dans les textes que dans son interprétation, qui rebute sa famille qui ne l'encouragea pas du tout à continuer.

Il insiste tout de même et en 1953, il sort un 78 tours. Ensuite, il quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris appelé par Jacques Canetti, découvreur de talents, travaillant chez Philips et propriétaire du cabaret Les trois baudets. Sa famille lui coupe les vivres, sa deuxième fille France naît, alors que pour lui ce sont les années de galère.

En janvier 1955, Brel s'est occupé pour une semaine d'avant-programme de Bobbejaan Schoepen dans l'Ancienne Belgique bruxelloise. En 1955, il fait venir sa femme et ses enfants, ils s'installent à Montreuil. Ça va être aussi l'année de son premier 33 tours. Comme il chante pour des organisations chrétiennes, Georges Brassens le surnomme « l'abbé Brel » (gentiment, puisqu'ils étaient amis).

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En 1956, il rencontre François Rauber, un pianiste, qui devient son accompagnateur. Il devient l'orchestrateur privilégié de toutes ses chansons. En 1957, il rencontre un autre pianiste, Gérard Jouannest, qui fut son accompagnateur exclusif sur scène, François Rauber travailla avec Brel en studio.

Petit à petit, il trouve son public, et rencontre le succès lors de ses spectacles.
En 1957, c'est le second 33 tours, qui reçoit le Grand prix de l'Académie Charles Cros.
Et fin 1958, c'est le succès à l'Olympia, en première partie, il est tête d'affiche à Bobino, fin 1959. À partir de là, les tournées s'enchaînent à un rythme infernal, faisant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours par année.

En 1966, il décide d'abandonner la chanson. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.

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Mais il ne reste pas inactif pour autant, durant l'été 1967, il tourne le film d'André Cayatte, Les Risques du métier. Et il commence à voyager en voilier.

En 1969 il interprète le rôle de Mon oncle Benjamin aux côtes de Claude Jade dans le film d'Édouard Molinaro.

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Il va tourner ensuite dans un certain nombre de films, en réalisant un lui-même en 1971, Franz (Barbara écrivit une partie de la musique), puis un deuxième qui sort en 1973, Far West, qui fut un échec.

Il rencontre également le succès aux États-Unis d'Amérique et au Royaume-Uni. Des traductions en anglais de ses chansons sont populaires et sont enregistrées par David Bowie (Amsterdam), Scott Walker, Terry Jacks, Alex Harvey et Marc Almond. Jacques Brel is Alive and Well and Living in Paris est une comédie musicale américaine qui est jouée autour du monde pendant plusieurs années. Elle comprend des traductions rimantes définitives, assemblées par un ami de Jacques Brel, Mort Shuman en 1968. En 1974, le spectacle est adapté au cinéma (voir la fiche IMDb).

En 1974, il lâche tout et part en voilier avec Madly Bamy qu'il a rencontrée sur le tournage de L'Aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch. Mais il est déjà malade et est opéré d'un cancer au poumon. Il décide de se retirer aux Marquises. Pilote privé et propriétaire d'un bi-moteur, il y fait avion-taxi pour dépanner les habitants.

En 1977, il revient à Paris pour enregistrer son dernier album, probablement l'un des plus bouleversants, dans les difficiles conditions qu'on imagine. La chanson Les Marquises qui clôt l'album s'achève sur ces paroles "Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises". Îles Marquises qu'il rejoint après l'enregistrement, avant qu'en juillet 1978 son cas ne s'aggrave. Il est rapatrié en métropole ; il y meurt en octobre.

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Jacques Brel est enterré au cimetière d'Atuona à Hiva Oa dans l'archipel des îles Marquises à côté de Paul Gauguin.

En décembre 2005, il est élu au rang de plus grand Belge de tous les temps par le public de la RTBF


D'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

12:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, loisirsculture

mercredi, 08 octobre 2008

1971, mort de Gegene !

1971

12 octobre


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GENE VINCENT

GENE VINCENT (Mister be bop a lula)
1935-1971

Le 7 avril 1960, EDDY COCHRAN est tué dans l'accident d'un taxi.... à ses cotés, GENE VINCENT fut grièvement blessé...

Ce 12 octobre GENE VINCENT a repris ce taxi pour rejoindre là-bas son pote EDDY COCHRAN...

Il nous a laissé en souvenir pour que nous ne l'oubliions pas
"Be Bop A Lula"




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GENE VINCENT

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medium_genevincent-01W.jpgEugène Vincent Craddock est né le 17 février 1935 à Norfolk en Virginie.
Il dénicha sa première guitare à l'âge de 12 ans et apprit rapidement à en jouer.
Influencé par les chants religieux, il cultiva un style vocal très original qui le fit surnommer par ses camarades "The Screamin' Kid" (Le Gars hurlant). Ses plaintes déchirantes étaient la conséquence, d'après les spécialistes ORL, d'un palais étroit et profond.
A 15 ans, il s'engage dans l'US Navy et se retrouve en Corée.
Puis il est victime d'un grave accident de moto, en mai 1955, où il évite de justesse l'amputation de sa jambe gauche. Il en gardera un lourd handicap qui le suivra toute sa vie et qui lui donnera cette attitude si caractéristique sur scène avec le micro.

medium_bluecaps-1957color.jpgDe retour à la vie civile, il forme son propre groupe : les "Blue caps", le fameux groupe aux casquettes bleues !
"Be bop a lula" enregistré le 4 juin 1956 avec la firme CAPITOL fait sensation dans le monde du rock'n'roll dès sa diffusion sur les ondes, devenant un des classiques du genre, premier titre d'une riche série à suivre : "Blue jean bop", Crazy legs", "Dance to the bop", "Rocky road blues", "Say mama", ...

A l'écran, on le vit comme chanteur dans les films "The girl can't help it", et "Hot rod gang".

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A partir des années 60 , sa carrière devint avant tout européenne, en raison du déclin du pur rock'n'roll aux Etats-unis. C'est à cette période qu'il adoptera son célèbre costume de cuir noir, peu de temps après la mort de son pote Eddie Cochran, décédé quasiment dans ses bras dans un accident de voiture.

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Devenu un mythe en Europe (il inspira très fortement le rocker anglais Vince Taylor), Gene Vincent que les rockers français appelaient familièrement "Gégéne", traversa une période difficile tant physiquement (opération d'un kyste au cerveau et de la jambe) que psychologiquement (brouille avec son imprésario, divorce avec sa femme). Ses concerts remportaient toujours un grand succès mais les ventes de disques ne suivaient pas.

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Il finira sa vie dans le désespoir, alcoolique et criblé de dettes, mais sans avoir jamais tenté de faire des concessions commerciales.

Gene Vincent s'éteint, victime d'une hémorragie interne, le 12 octobre 1971 en Californie.

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Ses fans lui vouent encore aujourd'hui une admiration indéfectible, à la mesure de son talent et de sa fidélité au rock'n'roll des origines.

(source : J.Barsamian, F.Jouffa)

medium_genevincent-15.2.jpgVoir le clip vidéo Gene Vincent qui chante BE BOP A LULA
http://www.youtube.com/watch?v=1qf0rd1Y7po


Rockin'Daddy vous informe d'un nouveau très beau site sur Gene Vincent :
" Bon anniversaire Monsieur Gene Vincent !
Bienvenue à vous sur la "plate forme" du Fan Club Officiel Francophone Gene Vincent qui ouvre ce 11 février 2007.
Cette date anniversaire est choisie symboliquement même si le site n'est pas complet à ce jour et loin de la puisque je reprends sa vie par années et par dates !....
Vous trouverez dans la rubrique "mise à jour", le détail des nouveautés apportées très régulièrement (Divers/Mise à Jour) et qui vous servira par accumulation des sujets, à avoir une liste du contenu de ce site
..."
... La suite :
http://gene-vincent.iquebec.com/

lundi, 06 octobre 2008

1971, mort de Jim MORRISON

1971

3 juillet


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JIM MORRISON


Le chanteur des DOORS est mort !!!.

Il était agé de vingt huit ans.



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Rockin'Daddy a trouvé cette
Mini biographie de Jim Morrison

Jim Morrison

Chanteur et Musicien
Son nom complet: James Douglas Morrison
Né: le 8 décembre 1943
Lieu: Melbourne, Floride
Décédé: le 3 juillet, 1971. Lieu: Paris
Son Père: Amiral de la Marine Américaine
Sa femme: Pamela


1964 Il étude cinéma et théâtre a l'Université de Californie, a Los Angeles.Avec Ray Manzarek au clavier, Robbie Krieger a la guitare et John Densmore a la batterie, il forme le group californien The Doors, le nom viens d'un livre d'Aldous Huxley, "The Doors of Perception" (Les portes de la perception).

1967 Sortie de leur premier album, "The Doors". Le single "Light my Fire" est classé au top du hit parade de Billboard.

1968 Jim a rencontré Andy Warhol

Jim Morrison a abuse du LSD, et ses excès en scène étaient célèbres. Il détruit des équipements sur scène, il posait en positions suggestives, et sous l'influence de l'alcool et des drogues il a fait toute sorte de folies en troublant l'ordre public.

Ses concerts étaient interdits dans plusieurs villes américaines.

1971
Jim Morrison est retrouvé mort a la baignoire de son appartement du quartier du Marais a Paris.

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La tombe de Jim Morisson, au cimetière du Père-Lachaise, est la quatrième attraction touristique la plus visitée de Paris.

http://www.biosstars.com/j/jim_morrison.htm

Un livre pour se remémorrer Jim Morrison & the DOORS

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dimanche, 05 octobre 2008

1971, FAMILY ...

1971

23 janvier


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LYON, Palais de la Foire

FAMILY


première partie
FREE SOUND

Au palais de la foire de LYON, une agréable première partie assurée par nos copains du Hot Club : les FREE SOUND (d'inspiration très honnête de PINK FLOYD).

La suite fut une succession d'attentes (une heure d'entracte ?), d'énervement pour voir FAMILY et Roger CHAPMAN , son chanteur à peine plus d'une demi heure !!!...

L'article de mon ami BIGOT dans LE PROGRES ne fut guère flatteur, écrivant "qu'il se demandait pourquoi le public n'est pas monté sur scène pour casser les amplis... Public trop sage ?".



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FAMILY,
dans le Rock de A à Z (1984)

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lundi, 22 septembre 2008

1969, Gene VINCENT

1969
12 octobre

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Pour la troisième et dernière fois (Gene décèdera le 14 octobre 1971)
Gene Vincent, au Palais d'hiver de LYON

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GENE VINCENT (1935 - 1971)


Vincent Eugène Craddock, dit Gene Vincent, est né en Virginie, USA, le 11 février 1935. Il apprend la musique au contact de la communauté noire : le style vocal du jeune Gene est très influencé par le rythm'n blues et le gospel.

Alors qu'il s'était engagé dans l'armée, en trichant sur son âge, il eut un accident de moto en juillet 1955 qui faillit entraîner l'amputation de sa jambe gauche. Grâce au soutien de sa mère face aux médecins, il conserva sa jambe qui dut être appareillée : une armature métallique en maintenait les morceaux en place.

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Lors de sa convalescence, sa route croise celle d'Elvis Presley. Fut- ce cette brève rencontre qui affirmera la vocation de rockeur de Gene Vincent ? Toujours est- il qu'il créé quelques mois plus tard ce grand manifeste du rock'n roll : "Be Bop A Lula". Ce titre sera la face B de son premier disque, un sigle 45 tours dont la face A était "Woman Love" : premier succès, 200.000 exemplaires vendus en un mois. Gene Vincent et les Blue Caps deviennent des stars du Rock !

Le succès durera deux ans, puis Gene s'exile en Angleterre en 1959 pour poursuivre en Europe sa carrière de rockeur sauvage : c'est son imprésario anglais qui l'habille entièrement de cuir noir, un médaillon d'argent autour du coup. Sa jambe le fait fréquemment souffrir et cela empire après un accident de voiture. Après une tournée avec Brenda Lee, en 1962, Gene Vincent est en panne de succès. A la suite d'un baroud d'honneur, qui n'améliore pas son état de santé, il renonce à la scène. Il meurt en 1971 d'une hémorragie interne, laissant quatre veuves éplorées. Ses derniers enregistrements (la partie vocale de quatre chansons) sortiront neuf ans plus tard...

Ses apparitions au cinéma :
La blonde et moi (1956), il y chante Be Bop A Lula
Hot Rod Gang (1957)
It's Trad, Dad (1961)

Quelques chansons :
Race With The Devil, Be Bop A Lula, Woman Love; Jezebel; Crazy Legs, Who Slapped John?, Jumps, Giggles And Shouts; Bluejean Bop Cat Man, Unchained Melody, Rollin' Danny; Dance To The Bop, Baby Blue, Right Now, Rocky Road Blues, Rip It Up, Maybelline, Say Mama, Wild Cat....

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Rockin'Daddy vous informe d'un nouveau très beau site sur Gene Vincent :
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..."

... La suite :
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09:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique, loisirs

samedi, 20 septembre 2008

1969, mort de Brian JONES !

1969

5 juillet


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LYON, Maison des Jeunes et de la Culture de Gerland

Hommage à Brian Jones


Mort d'un Stones

**** 3 juillet 1969 !

Il est midi et quarante cinq minutes à Europe N° 1 ! Le flash tombe, tragique et brutal : « Brian Jones, le guitariste des Rolling Stones est mort. Il s'est noyé cette nuit dans sa piscine.. ». Les journalistes d'Europe N°1 font un rapide historique du groupe auquel appartenait Brian, et lui rendent un ultime hommage en nous diffusant Satisfaction.
Un pincement au cœur, un instant de vive émotion nous ont laissé ce jour sans voix quelques instants. Sans le connaître personnellement, des milliers de personnes, dont je faisais partie, ont perdu un lointain ami. Un de ces amis qui nous sont chers parce qu'il n' y a aucun intérêts dans nos rapports, si ce n'est notre goût commun pour cette sacrée musique qu'est le rock n' roll. ****

Ce 5 juillet, nous ignorions qu'il y avait ce fameux concert qui avait lieu à Hyde Park.
C'est donc par hasard, que le même jour, à la MJC de LYON-GERLAND, à notre manière, nous avons rendu hommage à Brian.


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Brian JONES

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Brian, deux fois au premier plan, 1966, l'Oympia...

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Brian, Olympia 1967

1969, le lynchage médiatique d'un "jeune"....
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DVD du Show de 1968, l'occasion de revoir Brian...

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1942-1969

vendredi, 19 septembre 2008

1968, Schmoll MITCHELL !

1968

26 octobre


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LYON, Palais d'hiver

EDDY MITCHELL


Rendez-vous désormais "quasi annuel" avec EDDY-Schmoll.

Concert toujours de qualité, mais le Rock n'est plus l'essentiel malgré que "ça chauffe encore"....

06:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirs

jeudi, 18 septembre 2008

2008, 15 septembre, mort de Richard Wright

15.09.2008, 18h29 | Mise à jour : 20h16

Le musicien
Richard Wright
, membre fondateur du Pink Floyd, au sein duquel il tenait les claviers, est mort lundi à l'âge de 65 ans à la suite d'un cancer, a annoncé son porte-parole. «La famille de Richard Wright, membre fondateur de Pink Floyd, annonce avec une grande tristesse, que Richard est décédé aujourd'hui après un court combat contre le cancer», a indiqué son porte-parole.

Pianiste autodidacte,
Richard Wright
avait rencontré Roger Waters (le bassiste et chanteur) et Nick Mason (le batteur) alors qu'ils étudiaient l'architecture et avait rejoint leur groupe de l'époque, Sigma 6. Il avait composé des musiques et chanté sur plusieurs albums du groupe comme «Dark side of the moon» et «Wish you were here». Il avait réalisé son premier album en solo, «Wet dream», en 1978.

Il avait quitté Pink Floyd juste après l'enregistrement de l'album «The wall», sorti en 1979, à cause de ses relations houleuses avec Roger Waters mais avait continué à jouer sur scène avec le groupe en 1980 et 1981. Il avait également retrouvé le groupe pour un concert du Live 8 en 2005 et pour un concert l'an dernier en hommage à Syd Barrett, un membre du groupe décédé en 2006.

Leparisien.fr avec AFP


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Richard Wright
(à droite sur la photo) avait retrouvé les autres fondateurs de Pink Floyd, David Gilmour, Roger Waters et Nick Mason (de g. à dr.), en juillet 2005, lors du concert Live 8 à Hyde Park.