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lundi, 11 janvier 2010

1989, the POGUES

1989
9 avril

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LYON-Vénissieux, TRUC[K]
the Pogues

Un an plus tard on retrouve les POGUES à LYON-Vénissieux au TRUC[K] pour un concert aussi dingue que l'année précédente à la Bourse du travail.

Un peu avant d'entrer nous avons la chance de tomber sur le chanteur Shane MacGowan qui accepte quelques dédicaces.

Souvenirs de délires

08:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, loisirsculture

mardi, 15 décembre 2009

1988, Greame Allwright

1988
24 septembre

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Saint Didier en Velay,
Graeme Allwright

A quelques kilomètres du Puy en Velay, pour la seconde fois je vais écouter Graeme Allwright.

Mettant à profit une panne de sono, je pus m'approcher de la scène et échanger quelques mots en le photographiant !

 

07:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, loisirsculture

jeudi, 10 décembre 2009

1988, SIGLO XX

1988
23 avril

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LYON
Siglo XX

Dans une petite salle du vieux Lyon, j'assiste au concert de Siglo XX, pas franchement rock, mais bon, il y a plein d'autres styles à découvrir, en tout cas c'est ce que disait Eddy quand on faisait nos émissions de radio.

Comme EDDY connaissait Eric le chanteur j'ai pu passer un moment en coulisse avec le groupe.

Souvenirs !!!

06:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique, loisirsculture

jeudi, 19 novembre 2009

1988, the POGUES

1988
26 mars

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LYON, Bourse du travail
the Pogues

Une bonne pincée de musique irlandaise ajoutée à une forte dose de Punk-rock,et en agitant vous avez les POGUES !

Agitée qu'elle était l'ambiance. Chaude, très chaude la soirée.
Comment résister à la bonne humeur communicative de cette bande d'énergumènes rigolards et endiablés.

Franchement bons sur vinyl les Pogues, irrésistibles sur une scène.

Vraiment un grand, très grand moment passé à la bourse du travail de Lyon.


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The POGUES

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The Pogues était un groupe irlandais de folk rock des années 1980 et 1990. Le groupe était spécialisé dans la musique folk irlandaise, (voir musique celtique) souvent jouée avec l'énergie de la scène punk rock, d'où plusieurs des membres du groupe étaient originaires.

Leur musique, unique, teintée de politique était partiellement inspirée par The Clash, avec lesquels ils avaient joué (Joe Strummer avait produit un de leurs albums). Les Pogues employaient des instruments traditionnels irlandais tels que le flageolet, le banjo, la mandoline, l'accordéon, et bien d'autres. Dans d'autres incarnations du groupe, après le départ de Shane MacGowan, des instruments électroniques tels que la guitare électrique devinrent plus courants.

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Les débuts
Les Pogues furent fondés à Londres en 1982 sous le nom Pogue Mahone. Ce nom était une transcription à l'anglaise de l'expression irlandaise póg mo thóin, qui signifie « embrasse mon cul ». Shane MacGowan (choeurs), Jim Fearnley (accordéon), et Spider Stacy (flageolet) étaient les membres originaux des Pogues, à l'époque où ils faisaient la manche dans les rues de Londres. Dès cette époque, ils ajoutèrent à leur groupe Jeremy Finer (guitare, banjo), Cait O'Riordan (guitare basse) et Andrew Ranken (percussions). Le groupe développa rapidement une réputation, commença à développer des morceaux originaux, et finit par faire l'ouverture des Clash lors de leur tournée de 1984. Ils durent raccourcir leur nom pour devenir « The Pogues », parce que le juron dans leur nom les faisait refuser par certaines radios, et sortirent leur premier album, Red Roses for Me ("Des roses rouges pour moi") en 1985.

Phil Chevron (guitare) se joignit au groupe peu après. Ensuite, avec l'aide d'Elvis Costello, le parrain du punk et de la new wave, ils enregistrèrent leur second disque Rum Sodomy & the Lash ("Rhum, sodomie et fouet") en 1985. (Le titre de l'album est un clin d'œil à une citation attribuée à Winston Churchill, dans laquelle il critiquait les traditions de la marine britannique.) La couverture de l'album est un clin d'œil au tableau Le Radeau de la Méduse ; les membres du groupe posaient en uniforme de la Royal Navy au dos de la pochette. Alors que le premier album était surtout centré sur des chansons traditionnelles, Shane MacGowan développa ses talents d'auteur avec ce disque, qui présente quelques chansons à texte remarquablement poétiques. Leur remake de The Band Played Waltzing Matilda est devenue encore plus populaire que l'original d'Eric Boyle. Le succès international viendra avec le simple Dirty Old Town.

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Le groupe n'a pas réussi à profiter de la lancée créée par le succès commercial et artistique de leur deuxième album. Ils commencèrent par refuser d'enregistrer un autre album (en proposant à la place le disque à 4 pistes Poguetry in Motion. (Qu'on pourrait traduire par « Poguésie en marche ») O'Riordan épousa Costello et quitta le groupe, pour être remplacée par le bassiste Darryl Hunt, et ils ajoutèrent un multi-instrumentaliste en la personne de Terry Woods, ancien membre de Steeleye Span. C'est à cette période en particulier que la façon de vivre de plus en plus erratique du chanteur, auteur principal et meneur spirituel du groupe Shane MacGowan troubla la vie du groupe.

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Le groupe participera à divers projets à cette époque. Le simple Hanted (repris peu après par Shane McGowan et Sinéad O'Connor) sort en 1986. Il fait partie de la bande originale du film Sid and Nancy. Ils jouent dans le film d'Alex Cox Straight to Hell en 1987, en compagnie notamment de Joe Strummer, Grace Jones, Elvis Costello, Courtney Love et Dennis Hopper. Ils interprètent dans ce western spaghetti une bande de buveurs de café. Ils composent par ailleurs une bonne partie de la bande son, dont une reprise de The Good, The Bad and The Ugly d'Ennio Morricone et une première version d'If I Should Fall from Grace with God. Ils enregistrent enfin The Irish Rover avec The Dubliners.

Plus d'infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Pogues

08:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

dimanche, 08 novembre 2009

1987, Stéphane GRAPPELLI

15 octobre
Théatre municipal
Villefranche sur Saône

Stéphane GRAPPELLI

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Invité par notre Radio, Radio-Gibus, j'assiste au fabuleux concert de ce "vieux" Monsieur venu jouer en charentaises....

Du swing à revendre avec ce violon magique qui accompagna naguère un autre virtuose Django Reinhart...


Stéphane GRAPELLI

Stéphane est né à Paris le 26 janvier 1908, de père italien (Ernesto) et de mère française (Anna). Il perd sa mère à l'âge de 4 ans. C'est vers l'âge de 12 ans qu'il commence à jouer du violon dans les rues et les cours d'immeubles, pour rapporter un peu d'argent à la maison.
Il débute sa carrière professionnelle en 1923 comme violoniste et pianiste dans les cinémas, pour accompagner les films muets.

Il crée, en 1934, le quintette du Hot-Club de France avec entre autre Django Reinhardt.
Quand la guerre éclate, il se trouve en tournée en Angleterre. Django rentre aussitôt en France mais Stéphane décide de rester à Londres. Quand ils se retrouvent, en 1946, ils jouent et enregistrent spontanément La Marseillaise rebaptisée Echoes of France pour cause d'enregistrement en Angleterre. Cet enregistrement fera scandale, et la matrice sera d'ailleurs détruite.

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Après son partenariat avec Reinhardt - qui donna naissance à ce qu'on appelle maintenant le "swing Manouche", il enregistre plus d'une centaine de disques avec les grands musiciens de la planète, notamment avec Oscar Peterson, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, le chanteur Paul Frederic Simon, David Grisman ou encore Yehudi Menuhin; sans oublier ses collaborations avec des grands noms de la musique du monde, tel que le violoniste indien Lakshminarayana Subramaniam.

Il est aussi le compositeur et interprète des morceaux originaux constituant la bande-son du film "Les Valseuses" de Bertrand Blier sorti en 1974, ainsi que de la musique de Milou en Mai, film de Louis Malle de 1989.

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D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Grappelli

11:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : loisirsculture

samedi, 07 novembre 2009

1987, Toy Dolls,

1987
12 octobre

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Villeurbanne
The Toy Dolls

Pour finir l'année, nous sommes Eddy et moi invités en Back Stage pour assister au concert des Toy Dolls, du RockabilLy-Punk génial.

La soirée se termine par une mémorable partie de foot, avec les boites de bière, sur la scène aux alentours de 2 heures du matin....


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TOY DOLLS

Rebondir sur la vague punk des années 1977-1979 sans tomber dans le plagiat, c'est le pari osé réussi par le trio anglais Toy Dolls.

Ludiques, délirants, infantiles, innovants, parodiques, les adjectifs ne manquent pas pour les définir. Leur recette: ne pas se prendre au sérieux et faire de leur musique un défouloir inventif et dynamique (dynamite ?).

Vingt ans après, alors que les Sex Pistols ou autre Clash sont depuis longtemps moribonds, Toy Dolls continue d'enflammer la scène internationale comme un pied de nez ou un hommage à l'un des mouvements musicaux les plus éphémères et les plus dissidents de ces trente dernières années.

Des Straw Dogs aux Toy Dolls

Alors que les Sex Pistols de Sid Vicious enflamment l'Europe avec leur hymne Anarchy in the U.K., un petit groupe distribue la parole punk dans les boîtes de Sunderland: les Straw Dogs. Rapidement dissous, le groupe renaît de ses cendres en octobre 1979 sous le nom de Toy Dolls.

Michael Algar (Olga), Philip Dugdale (Flip), Colin Scott (Mr Scott) et Peter Robson (Pete Zulu) composent ce groupe qui veut se démarquer de façon originale de ses aînés. Ils attaquent alors la scène locale démontrant leur force et leur énergie sur scène.

Après le départ immédiat de Zulu (qui forme le groupe Zulu and the Heartaches), le groupe trouve là une mouture convaincante mais malheureusement instable.

Se démarquer des autres groupes

Rapidement remarqués par la voix aiguë et infantile du chanteur leader Olga et par leur jeu de scène pour le moins original (tenues excentriques, sauts dans le public, ...), les Toy Dolls enchaînent les concerts dans tout le Nord-Est de l'Angleterre.

Malgré un premier 45 tours en 1980 (Tommy Kowey's Car / She goes to Fino's), la survie financière du groupe est menacée, obligeant Mr Scott à cesser sa participation au trio. Il est remplacé dans un premier temps par Dean Robson, puis fin 1980 par Trevor Brewis. Les batteurs se succèderont ainsi sans jamais prendre racine.

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La sortie de leur premier album chez EMI en septembre 1981 marque l'envol des trois compères. Avec leur tube Nellie the Elephant en 1982, Toy Dolls entame une tournée nationale. La réputation des musiciens franchit enfin les frontières locales pour s'imposer auprès du public et des journalistes de tout le pays.

Leur reprise du standard Blue Suede Shoes est mémorable. Mais le rythme effréné et l'absence totale d'argent découragent les artistes. Flip et Bob, dernier batteur en date, abandonnent le groupe en pleine tournée, laissant Olga désemparé. Accompagné par quelques musiciens de fortune, ce dernier honore tant bien que mal ses engagements mais se retrouve seul.

Tournées internationales

A partir de l'année 1983, Toy Dolls ne cessera d'évoluer autour de son leader, récoltant enfin la rançon de ses efforts. Les ventes explosent: 500.000 exemplaires de la deuxième version de Nellie et sortie d'un Best Of en 1989. Les tournées deviennent internationales (Japon, Hollande, Allemagne, Tchécoslovaquie, etc.) et la réputation du groupe n'est plus à faire.

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En France, ils émergent en pleine vague néo-punk (Gogol 1er, Bérurier Noir, Garçons Bouchers, LSD) et récoltent un certain succès.

Depuis, Toy Dolls résiste aux modes et continue d'enregistrer albums et 45 tours, formant et reformant le groupe au gré des rencontres. Leurs tournées interminables pendant lesquelles ils expriment toute leur énergie, font leur force.

Dernier représentant d'une musique somme toute marginale, les dinosaures des Toy Dolls continuent leur bonhomme de chemin sans se soucier des modes.

Pour eux et leurs milliers de fans, la musique est un jeu dans lequel s'expriment toute la folie et toute la dynamique des grands enfants. Loin de la haine vengeresse des Sex Pistols ou autres Dead Kennedys, Toy Dolls reste pour longtemps encore le porte-parole d'un punk ludique et insouciant.

Sébastien Brumont

D'après : http://www.ramdam.com/art/t/toydolls_bio.htm

08:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

samedi, 24 octobre 2009

1987, David BOWIE

1987
28 juin,

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LYON, stade de Gerland
David Bowie

Passage de David Bowie au stade de Gerland!
Mon Père a eu un billet gratuit offert par les services municipaux de la ville...

Il est allé "voir comment c'était" !!!

Un peu bruyant peut-être.....

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David BOWIE

David Bowie, de son vrai nom David Robert Jones, est un auteur-compositeur et chanteur de rock britannique, né le 8 janvier 1947 à Londres.

Il débute son activité d'auteur-compositeur en 1964 en jouant avec différents groupes des titres qui n'arrivent pas à percer, malgré les talents manifestes de l'auteur.

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C'est en 1969 que David Jones, devenu David Bowie pour éviter la confusion avec le chanteur des Monkees Davy Jones, se révèle au public avec le titre Space Oddity qui fait écho aux émotions suscitées par les premiers pas de l'homme sur la lune. Il rencontre dans les années qui suivent Tony Visconti, producteur et bassiste, ainsi que Mick Ronson, guitariste, avec lesquels il sort l'album The Man who sold the world (1971). Il produit son premier coup d'éclat dans les médias en posant habillé en femme sur la pochette, tout en proposant un rock finalement trés incisif ( All The Madmen, The Width of A Circle ) et déja de premiers sommets ( After All, The Man Who Sold The World ).

Pour Hunky Dory ( 1971 ), Ken Scott, ancien ingénieur du son des Beatles, prend la place de Tony Visconti à la production. L'album est plus posé, piano et arrangements de cordes l'emportent ( Changes, Life On Mars ) malgré un Queen Bitch trés Velvétien. Hunky Dory se clot par un The Bewlay Brothers crepusculaire evoquant son frère schizophrène ( tout comme All The Madmen et Aladdin Sane jeu de mot sur A Lad Insane ).

Contribuant largement à l'invention du style glam et à ses outrances vestimentaires, il se teint les cheveux en rouge, joue de son ambiguité sexuelle et devient un phénomène médiatique avant même d'être un gros vendeur de disques, ce qui lui vaudra longtemps l'etiquette de n'être qu'un coup commercial. 1972 voit l'explosion de David Bowie en Grande-Bretagne, il "devient" alors Ziggy Stardust et joue avec les Spiders From Mars. L'album du même nom est un enorme succés et il enchaîne les tournées, rassemblant des milliers de fans admirateurs du personnage et de l'atmosphère dégagée par Ziggy. Il publie au cours de la même période un de ses meilleurs disques Aladdin Sane ( 1973 ), marqué par le son du piano de Mike Garson qui l'accompagnera sur plusieurs autres albums.

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Sous l'impulsion de son manager, le redoutable Tony Defries, il finit par se débarasser symboliquement de Ziggy sur scène en Juin 1973 à l'Hammersmith Odeon. La presse est prévenue le jour d'avant et le concert est enregistré par RCA à des fins commerciales. Sur les bandes, il prononce la phrase devenue célèbre : "Non seulement ce concert est le dernier de la tournée, mais c'est aussi le dernier que nous ferons jamais". Il redevient ensuite David Bowie, sort l'album de reprises Pin Ups en 1973, produit des artistes tels que Lou Reed, Mott The Hoople et tente de mixer le Raw Power d'Iggy and the Stooges, dont l'enregistrement tourne à la catastrophe. Pin Ups marque aussi la fin des Spiders From Mars et un vide artistique, ou tout au moins une baisse dans la qualité et le visuel des albums.

Avec Diamond Dogs ( 1974 ) David Bowie semble pour la première fois marquer le pas. Il aura du mal à maîtriser ce projet dans lequel il s’embarque sans producteur, et surtout sans Mick Ronson, jusque là épine dorsale du son des Spiders From Mars. Au niveau du concept, l’album au départ est censé être une comédie musicale adapté de 1984 et est pensé comme un tout, avec une tournée, qui sera une véritable revue du rock « décadent » qu’il incarne alors, mais il se heurte rapidement au refus des ayants droits de George Orwell. L’album décrira donc une société future apocalyptique avec un nouveau personnage, Halloween Jack. Malheureusement c’est aussi la période où David Bowie s’enfonce dans une addiction massive à la cocaine, isolé en studio il sombre rapidement dans un abyme de paranoia et de mégalomanie. Seul Tony Visconti appellé en renfort arrivera à sauver l'enregistrement de la faillite totale. L’ambitieuse tournée Diamond Dogs fera par la suite naufrage sur le continent américain ce dont témoigne le David Live de 1974. Bowie semble lessivé, dépassé par son succès et incapable de contrôler son image publique, il apparaît à la dérive, beaucoup prédisent la fin du phénomène.

Dans ces conditions la parution de Young Americans en 1975 fait l'effet d'une bonne surprise. David Bowie fait subir à son personnage une métamorphose radicale qui esthétiquement emprunte au cabaret allemand de l’entre-deux-guerres et musicalement aux musiques noires nord-américaines. La surprise est totale et la renaissance artistique s’accompagne de la réussite commerciale, le single Fame ( co-écrit avec John Lennon ) est son premier numéro 1 américain et l’album se classe bien des deux cotés de l’Atlantique. Young Americans malgré son coté parfois un peu poussif fascine par son mélange de perfection glacée et de sonorités chaudes propres à la soul. L’essai est réussi, la porte est ouverte pour le disco et bientôt d’autres s’y engouffreront.

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Station to Station ne transformera pas l'essai commercialement. Enregistré à Los Angeles avec une plethore d'excellents musiciens, l'album propose un forme mutante et trés tendue de funk froid et roboratif, Bowie semble de nouveau sur la corde raide, au bord de l'abyme. Rongée par ses abus, sa vie personnelle se délite et il abime son image publique avec des déclarations ambigues sur le nazisme ( reniées depuis ). Il tourne également en 1976 le film L'Homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nick Roeg, qui va mettre en valeur sa nature d'extra-terrestre.

Peu après vient la rédemption avec la "période berlinoise" pendant laquelle il ira à contre-courant de la mode punk en éditant la "trilogie" Low, Heroes et Lodger entre 1976 et 1979 avec Brian Eno (ancien membre de Roxy Music et bricoleur de génie). Ziggy a alors perdu la plupart de ses fans, mais David Bowie conquiert une nouvelle génération d'admirateurs. Trés inspirés, les albums sont divisés entre des morceaux rapides déchirés par les guitares de Robert Fripp, d'Adrian Belew ou de Carlos Alomar, et de lents instrumentaux remplis de nappes rêveuses de synthétiseurs, et de la stratégie oblique chère à Brian Eno. Les albums sont risqués, certains morceaux plutot abscons mais Bowie y gagne une grande reconnaissance artistique qui sera célébrée par toute la jeune New Wave anglaise du début des années 80. Hyper-actif il compose et produit deux des meilleurs albums d'Iggy Pop ( The Idiot en 1976 et Lust for Life en 77 ) avec qui il trouve le temps de tourner, tenant le clavier dans son groupe. Le compositeur américain Philip Glass s'inspira de certains morceaux de Low et Heroes qu'il réenregistra dans les années 90.

De retour de Berlin, il entreprend simultanément une carrière d'acteur et joue dans la pièce Elephant Man à Broadway qui connaît un succès énorme, et apparaît dans le film Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... de Ulrich Edel en jouant son propre rôle.

1980 fut l'année du succès planétaire avec l'album Scary Monsters qui atteint le Top 1 dans pratiquement tous les pays d'Europe, avec notamment le titre "Ashes to Ashes", où il se moque du Major Tom, clin d'œil désabusé à Space Oddity. L'album est une appropriation sans concession du son de l'after-punk, les guitares trés aggressives ( Scary Monsters and Super Creeps, It's no Game part1 ) se conjuguent avec un coté plus dansant ( Fashion ). Bowie semble intouchable, à son acme artistique.

A l'aune de cette carrière exemplaire, le tête à queue musical de Let's Dance ( 1983 ) peut étonner avec le recul. David Bowie embrasse sans arrière-pensée la nouvelle ère MTV, alors que beaucoup de musiciens de sa génération disparaissent. Aux cotés d'artistes comme Madonna ou Michael Jackson, il contribue à donner ce ton ephémère et consummériste propre aux années 80. Bowie devient une machine purement commerciale, Let's Dance se vend à 14 millions d'exemplaires. Malgré tout, l'album, bien produit par Nile Rodgers, est agreable et propose quelques tubes imparables. Les clips imposent sa nouvelle image d'ephèbe blond decoloré, les publicités coca-cola s'enchainent, tout comme les films ( Les Prédateurs, Furyo ), David Bowie semble partout. Pourtant aprés le trés raté Tonight de 1984 qui se vend encore bien c'est bien une traversée du desert qui l'attend, commerciale autant qu'artistique cette fois. Le fond semble atteint avec l'album Never Let Me Down de 1987.

En 1986, il tient encore le rôle principal masculin dans le film familial Labyrinth de Jim Henson, en tant que Jareth, le roi des kobolds, aux côtés de Jennifer Connelly.

Sévèrement descendu par la critique tout le long des années 80 et alors que toute inspiration semble l'avoir déserté, Bowie décide en 1988 de fonder le groupe Tin Machine avec Reeves Gabrels et les frères Sales. Trois albums (dont un live) diversement appréciés par la critique mais radicalement différents de ses productions antérieures lui permettent de commencer les années 90 sur de meilleures bases.

Les premiers albums solo de ce "nouveau Bowie" (Black Tie White Noise et The Buddha Of Suburbia) ne sont pourtant pas complètement convaincants, mais, en 1995, débarque 1. Outside, concocté avec Brian Eno. Cet album complexe et ambitieux racontant l'histoire d'un detective ( Nathan Adler ) sur les traces d'un tueur en série, est ressenti comme une certaine renaissance de l'artiste par de nombreux fans. Pour la première fois depuis bien longtemps, Bowie, inspiré par le rock industriel ( Nine Inch Nails ) et la techno, prend des risques. En grande forme vocale, il livre d'excellentes chansons trés bien servies par la production de Brian Eno et les musiciens qui l'accompagnent.

En 1997, vient Earthling qu'il réalise avec Reeves Gabrels, hybride de jungle, techno et drum'n'bass. Enregistré rapidement à New York et auto-produit c'est une reussite de son auteur. Il multiplie à cette période les collaborations ( Photek, Goldie ).

David Bowie participe alors au développement du jeu vidéo The Nomad Soul. Contacté à l'origine pour écrire une ou deux musiques, il est enthousiasmé par le projet et se charge de toute la bande originale avec son complice Reeves Gabrels. Il incarne en plus deux personnages : le charismatique Boz, chef des Eveillés, ainsi que le chanteur d'un groupe interdit par les autorités. Le joueur peut d'ailleurs assister à trois concerts virtuels de l'avatar de Bowie, et acheter les chansons de l'album Hours, sorti presque en même temps que le jeu en 1999. Il est à noter que la chanson "New Angels of Promise" existe en deux versions, celle du jeu (dont il est le "générique" de début) et celle de l'album. Dans cette dernière version, le mot "Omikron" du refrain est remplacé par "suspicious minds". En outre, l'orchestration est assez différente.

C'est à cette époque, lors de la tournée 1999/2000, que Bowie commence à reprendre sur scène quelques-unes de ses plus vieilles chansons (de l'époque où il ne se faisait même pas encore appeler David Bowie). L'idée germe dans son esprit de préparer un album entier composé quasi-intégralement de ré-enregistrement de ces chansons préhistoriques. Ce sera Toy, dont les chansons seront enregistrées avec Tony Visconti, et les artworks dessinés, mais qui ne sortira pourtant jamais.

Viennent enfin les albums Heathen 2002 (enregistré dans la foulée de Toy - quelques chansons de cet album y figurent d'ailleurs) et Reality 2003, produits une fois de plus par Tony Visconti. Ces deux disques sont les premiers publiés par Sony sous la double étiquette Columbia et Iso, label créé par Bowie.

Après la sortie de Reality, Bowie se lance dans sa première grande tournée depuis 1997, baptisée "A Reality Tour". Plusieurs concerts ont été reportés en décembre 2003 pour raisons de santé mais la tournée se prolonge jusqu'à la mi-2004 (un concert est annulé en mai 2004 à la suite du décès accidentel d'un technicien). Le chanteur et son groupe entament alors une tournée des festivals d'été en Europe mais les quinze dernières dates sont annulées lorsque Bowie subit en urgence une angioplastie. Il n'y a eu ni nouveau disque ni concert de David Bowie depuis cette date.

A la fin de l'année 2005, Bowie affirme préparer un nouvel album, qu'il promet "étrange", peut-être une sortie pour début 2007 à l'occasion de son 60ème anniversaire...

D'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Bowie

A voir l'excellent reportage de l'ami Christian qui contrairement à Rockin'Daddy a bien vécu cette grande soirée :
lifeonmars.blog4ever.com

18:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : musique, loisirsculture

mercredi, 21 octobre 2009

1987. the PSYCHEDELIC FURS

1987
9 mars

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LYON, Bourse du travail
The Psychedelic furs

Petit détour par la "bourse" pour aller voir et entendre un groupe Punk, The Psychedelic furs.

Même choc que pour la première fois des Who en 1965.



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the PSYCHEDELIC FURS

THE PSYCHEDELIC FURS est un groupe anglais de techno-rock et de new wave fondé à Londres en 1978 par RICHARD BUTLER (chant, né le 05/06/1956 à Kingston upon-Thames, Surrey), son frère TIM BUTLER (basse, né le 07/12/1958 à Kingston upon-Thames), ROGER DOG MORRIS (guitare) vite remplacé en novembre 1978 par JOHN ASHTON (guitare, né le 30/11/1957 à Londres), DUNCAN KILBURN (saxo) et VINCE ELY (batterie, arrivé au printemps 1979).

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La formation exprime par son nom une mixture entre religion et art. En 1982, DUNCAN les quitte. Il n'aura pas de successeur.
La même année VINCE plie bagages et PHIL CALVERT (batterie, ex-BIRTHDAY PARTY) prend sa place pour une courte période. Durant cette période les radios diffusent le séraphin "LOVE MY WAY" (n°42 en GB et n°44 aux USA).

Split des PSYCHEDELIC FURS en 1991. RICHARD fonde en 1997 les LOVE SPIT LOVE et TIM le groupe FEED.

http://laurentpons.com/psychedelicfurs.htm

* ces groupes semblent toujours sévir en 2006 !

Site officiel:
http://www.burneddowndays.com/

09:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

dimanche, 18 octobre 2009

1987, Caladschikov, le Fanzine

1987,
Naissance du Fanzine Caladshnikov

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Cette année-là, un événement musical à Villefranche sur saône: Eddy sort le premier numéro de CALADESHNIKOV ( Calade, les Caladois sont les habitants de Villefranche) un Fanzine richement présenté, avec des textes soignés, agrémentés de dessins finement tracés.

Il nous parle de la musique, le "Rock-Punk",qu'il aime en présentant des groupes qu'il a rencontrés lors de son périple européen qui l'a conduit, principalement, à visiter les pays de l'est où la musique était muselée.

Plus tard il le rebaptisera Vent d'Est, vent d'Ouest..



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CALADESHIKOV

EDITO

Du rock'r'oll, j'en écoute depuis que je suis arrivé sur cette pauvre terre un petit matin de mars 64.

A l'âge de 8 ans, j'assistais déjà au "LONDON ROCK'N'ROLL SHOW" dans le stade de WEMBLEY, ordinairement le temple du football britannique, avec à l'affiche toutes les légendes encore vivantes du rock'n'roll comme BO DIDDLEY, CHUCK BERRY, LITTLE RICHARD, JERRY LEE LEWIS, BILL HALEY, pour ne citer qu'eux.

Puis, je n'ai cessé de suivre mes parents dans de nombreux concerts durant lesquels, j'ai pu voir une grande partie de ceux qui ont donné au rock'n'roll ses lettres de noblesse.

En 1977, j'avais donc 13 ans, et ne fus en aucun cas concerné par le mouvement punk, trop occupé à écouter les disques fifties et à questionner mon "rockin'daddy" sur ses rencontres avec GENE VINCENT.

Cette orientation progressive vers le punk s'est faite d'elle même début 80, provoquée par certains évènements marquant ma vie. De plus, EDDIE COCHRAN, GENE VINCENT n'étaient pas les porte-paroles de ma génération, aussi me fallait-il vivre à l'instant présent. Cependant, je n'ai jamais renié le rockabilly, car je suis profondément convaincu qu'entre GENE VINCENT et JOE STRUMMER, il n'y a que très peu de différence. L'esprit est le même, et tout comme la musique punk aujourd'hui, le rockabilly à ses débuts était interdit d'antenne.

Etre punk (bien que je n'aime pas cette étiquette qui définit un mouvement regroupant beaucoup trop de gens à têtes de choux) n'était pas le fruit d'une longue reflexion, mais plutôt quelque chsoe de vicéral. Ma punkytude, je l'ai pleinement assumé dans la vie de tous les jours (travail compris), malgré mes cheveux colorés, mes zippés fait main et mes chemises recouvertes de slogans... c'est ça le "do it yourself".

Mais j'étais déjà convaincu à cette époque que les groupes ou simples punk ne se cantonnaient pas à la seule ANGLETERRE. Aussi après quelques boulots merdiques, je suis parti à BERLIN pour découvrir autre chose.

En 83, j'ai pu m'entretenir avec ZENZOR, l'ex manager du groupe MALARIA, mais aussi et surtout le plus célèbre des producturs indépendants de BERLIN. Il m'a fait découvrir la majeure partie des groupes passés ou du moment. Un séjour grandiose, marqué par des rencontres enrichissantes et insolites avec des squatters de WILHEMSTRASS, des punks de KREUZBEG, des gérants du SCREEN, du RUINE, ainsi que des concerts au SO 36, au METROPOLE ou au QUARTIER LATIN.

Apès l'ALLEMAGNE DE L'OUEST et BERLIN (trois ans consécutifs), LONDRES, ce fut l'EUROPE, de la FINLANDE à la HONGRIE, toujours dans le seul but de ne pas me cantonner au trop peu qui franchissait nos frontières.

Enfin, de 83 à 85, j'ai animé "APUNKALYPSE NOW" sur une radio locale POSTE 4 pour ne pas la citer, dans laquelle je présentais autre chose que cette new-wawe sirupeuse ou que ce funk affligeant. A grands coups de traductions de chansons, d'anecdotes, d'invités comme AMNESTY INTERNATIONAL avec qui nous avons effectué un tour du MONDE de la torture sur fond de musique punk-reggae, j'ai essayé de faire comprendre aux gens ce qu'est le mouvement punk.

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En 86, les radios "libres" font partie intégrante du système. Elles sont basées sur l'exploitation des bénévoles, sur le profit, et sur la promotion d'une "musique" de merde.

J'ai donc préféré me retirer et continuer mon combat punk à travers ce fanzine indépendant qui présente par l'image et le texte tout ce que j'aurais aimé dire dans "APUNKALYPSE NOW".

"CALADESHNIKOV", un fanzine qui a l'avantage, et pas des moindres, de ne pas être, comme c'est trop souvent le cas de nos jours, une copie d'autres fanzines. Les informations proviennnent des groupe eux-mêmes, de pays aussi lointains que l'ISLANDE mon dernier séjour en date (encore dans le but de relever la température ?).

J'espère qu'il vous donnera envie de faire vous-même, par vous-même quelque chose d'autre.

BASSET Eddy. AVRIL 1987.

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jeudi, 15 octobre 2009

1986, Kiling Joke !

1986
6 décembre

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LYON, ENTPE
Killing Joke

Pour finir cette riche année, invité de nouveau, j'assiste au concert de Killing Joke avec en première partie les Lords of the New Church.

J'avoue que j'ai toujours été très surpris par leur public, dont la principale préoccupation semblait être de se "rentrer dedans" !

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mercredi, 14 octobre 2009

1986, BREATHLESS

1986
20 août

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A coté de Toulon,
RMC et son podium

nous offre un concert gratuit avec d'authentiques "Rockabilly-singers" the Breathless (un titre de Jerry Lee Lewis).
Le leader est le frangin cadet de Crogan, chanteur de Crazy (Crogan) Cavan.
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J'ai la chance de pouvoir retrouver les Breathless en coulisse.
Tout en parlant du frangin et de Jerry Lee Lewis, Ils me dédicacent gentiment un bout de papier.

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Méga souvenir !

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08:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique, loisirsculture

jeudi, 08 octobre 2009

1986, Rory GALLAGHER

1986
20 mai,

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Lyon, Bourse du travail
Rory Gallagher

Une nouvelle invitation gratuite par notre radio Poste 4, m'amène pour la seconde fois à venir écouter un des grands noms du british blues Rory Gallagher toujours excellent guitariste-shoman.




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Rappelons que Rory est mort à Londres le 14 juin 1995, des suites de complications après une greffe du foie.
Il avait 47 ans.

Rockin'Daddy vous conseille ce très beau bouquin hommage :

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Dans lequel est inclus un CD du spectacle de Rory GALLAGHER à LILLE le 10 octobre 1978.

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Site officiel : http://www.rorygallagher.com/

08:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

dimanche, 04 octobre 2009

1986, James BROWN

1986
24 avril,

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LYON, palais des sports
James Brown

Toujours par la radio, en "VIP moyen" je découvre un grand bonhomme de scène en la personne de James Brown accompagné d'un grand orchestre soul.

Il nous gratifie d'un show à l'américaine renversant, avec la cape qu'on lui pose sur les épaules à la fin....

Impressionnant avec cette imposante corpulance de le voir se démener ainsi, à vous couper le souffle !!!!



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JAMES BROWN

medium_james_brown.jpgJames Brown, alias The Godfather of Soul, alias Mr. Dynamite, est un chanteur et musicien américain né le 3 mai 1933.

medium_james_brown_2.jpgInitiateur du funk, il a eu une très grande influence sur la soul, le Rhythm and Blues, le gospel.
Il est aussi renommé pour ses performances scéniques.

Il voudrait être né le 3 mai 1928 à Barnwell (Caroline du Sud), bien qu'il déclare lui-même être né en 1933 à Macon (Georgie). Peu après sa naissance ses parents déménagent à Augusta (Georgie).

La famille étant pauvre, le jeune James les aide en ramassant du coton chez les propriétaires environnants ou en cirant les chaussures dans le centre-ville. À cette même époque il commence à se produire dans les salles de danse de la région d'Augusta, mais il tombe petit à petit dans la délinquance. À 16 ans, il commet une attaque à main armée pour laquelle il est condamné dans un centre de détention juvénile. Trois ans plus tard, sa peine est allégée et il est relâché à la condition de ne pas retourner à Augusta et de trouver un emploi.

Il devient alternativement boxeur, joueur de baseball puis il finit par se tourner vers la musique.

The Famous Flames

Il rencontre un autre chanteur, Bobby Byrd, et intègre son groupe de rhythm and blues Avon, dont le style évolue et qui sera rapidement renommé The Famous Flames puis James Brown with The Famous Flames. Le groupe se produit principalement dans le sud des États-Unis puis connaît le succès en 1956 avec le hit "Please, Please, Please" qui s'écoulera à 1 million d'exemplaires.

Malgré ce premier single à grand succès, les neuf qui suivirent furent tous des échecs et le producteur du groupe était prêt à rompre leur contrat... ce qui n'arriva pas puisque le single suivant, Try Me (1958), se plaça directement numéro 1 des titres R&B. Ce nouveau hit fut suivi d'autres succès, I'll Go Crazy (1959) et Bewildered (1960).

Night Train (1961) est considéré aujourd'hui comme le premier album caractéristique de James Brown, avec un son instrumental, un rythme très présent et une rapidité qui marqua profondément dès sa sortie. La majorité des chansons du groupe depuis les débuts étant écrites ou co-écrites par James et son charisme surpassant tout, il s'imposa naturellement au point que les autres membres du groupe devinrent simples accompagnateurs du chanteur.

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Vers la gloire

Alors que la plupart des succès du début de carrière de James Brown dans les États du Sud et dans les TopTen sont des titres Rhythm’n &Blues, lui-même et les Flames ne rencontraient pas la notoriété nationale avant la parution du disque en public “Live At Apollo” (spectacle réalisé en auto-production en 1963). Brown poursuit ce succès avec une série de 45 tours qui, comme le travail d'Alen Toussaint, pose les bases du style Funk. La parution en 1964 de “Out of sight” ainsi que “Night train” ont servi de fondation au nouveau son de James Brown. Ces arrangements bruts et sans fioritures, les cuivres et la batterie occupant le centre du mix stéréo, et le chant de Brown ajoutant encore a la pulsation rythmique de l’ensemble.

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"Papa's Got A Brand New Bag" and "I Got You (I Feel Good)", tous deux sortis en 1965, furent des numéros 1 dans les classements R&B, demeurant les meilleures ventes dans les magasins noirs pour tout un mois, devenant par la même les premiers Top 10 de sa carrière. Chacun de ces deux titres est considéré de nos jours comme des titres phares et représente le plus important travail de la seconde période de sa discographie.

Brown aime faire des ajustements créatifs dans ses chansons pour plus de succès. Il a notamment accéléré le tempo de "Papa's Got a Brand New Bag" afin de le rendre plus intense et commercial. "Cold Sweat" (1967) fut considéré comme une démarcation au niveau des paroles et un potentiel de succès plus élevé. Les critiques musicales y voyant un point d'orgue de la musique des années 60. Mélangé avec ses fameux titres rythmés de la décennie, il faut également compter avec les ballades telles que le cultissime "It's a Man's, Man's, Man's World" (1965), ainsi que quelques titres assez Broadway.

Les années 60: « Ain't It Funky Now »

JB employa des musiciens et des arrangeurs issus du jazz, mais en tant que leader et auteur, il privilégia la simplicité du rythme RnB à la complexité et la précision du jazz. Le groupe inclua le trompettiste Lewis Hamlin, le saxophoniste Alfred "Pee Wee" Ellis, le guitariste Jimmy Nolen (qui imposa des riffs simples pour chaque chanson) et le saxophoniste Maceo Parker.
D'autres formations temporaires ont inclus le chanteur Bobby Byrd, le batteur John "Jobo" Starks, Clyde Stubblefield, Melvin Parker (frère de Maceo), le saxophoniste St. Clair Pinckney, le trombone Fred Wesley, et le guitariste Alphonso Kellum.

A la fin des années 60, Brown redéfinit encore son style avec "I Got the Feelin", "Licking Stick-Licking Stick" (1968) et "Funky Drummer" (1969). Dans ces titres, il abandonne le chant traditionnel pour une approche plus rythmique calquée sur la musique (donc très rarement mélodique).
Régulièrement apparaissent des parties parlées, directement au public, à la façon des rappeurs (avant l'heure). Il introduit aussi beaucoup de ruptures de rythmes et de breaks, il déstructure.
Ses chansons se politisent aussi, critiquent la société, revendiquent, les meilleurs exemples étant "Say It Loud (I'm Black and I'm Proud)" (1968) et "I Don't Want Nobody to Give Me Nothing (Open Up the Door I'll Get It Myself)" 1970).

Ce nouveau style, le Funk, influence beaucoup d'artistes comme Sly and The Family Stone, The Temptations, toute la Motown, jusqu'aux nouvelles générations, dont Michael Jackson ou Prince. James Brown est aussi l'artiste le plus samplé, que ce soit par des DJ ou d'autres artistes.

Les années 70: The JB's

En 1970, la majorité des membres du groupe de James Brown l'ont quitté pour de meilleures opportunités. Il crée donc un nouveau groupe avec Bobby Byrd incluant le bassiste Bootsy Collins, le guitariste Catfish Collins, le tromboniste Fred Wesley. Ce nouveau groupe fut baptisé The JB's et fit ses armes avec le titre « (Get Up I Fell Like Being a) Sex Machine ».

Dans le désir de rester, Brown achète des stations de radio et crée son propre label chez Polydor, People, dans lequel il produira aussi certains de ses amis (dont Bobby Byrd, Lyn Collins, Myra Barnes, et Hank Ballard). Il s'est beaucoup investi dans les albums qu'il a produit, si bien qu'on reconnaît systématiquement son style derrière cette musique.

Ses productions personnelles à cette époque résument les innovations musicales des 20 années précédentes ; c'est l'époque de « The Payback » (1973), « Papa Don't Take No Mess » (1974), « Funky President » (1975), « Get Up Offa That Thing » (1976),... En 1973 il signe aussi la bande originale du film blaxploitation Black Caesar.

Miles Davis et d'autres musiciens de jazz citent alors James Brown comme une influence majeure sur leurs styles.

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Les années 80

James Brown serre la main de l'artiste-peintre Groover, qui lui remet un tableau lors de sa tournée en Guadeloupe dans les années 80A la fin des années 70, Mr Dynamite a déjà définitivement assis son statut de star. Son groupe se sépare encore, chacun ayant ses propres ambitions (comme Bootsy Collins).
C'est alors l'avènement du disco, et le chanteur, qui avait anticipé le mouvement y participe un peu (dès 1976 certains titres sonnent disco).

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A partir de cette période, il est beaucoup moins prolifique et actif.

Il adopte un style musical plus grand public, il obtient un rôle de prêtre déjanté dans le film The Blues Brothers et il interprête la bande originale de Rocky IV avec le titre Living in America (1985). Il collabore aussi avec les groupes hip hop et RnB du moment (Static en 1988).

Aujourd'hui

Malgré un réel retour en haut des chartes à la fin des années 80, the godfather of soul est depuis beaucoup moins prolifique et se fait surtout remarquer pour ses problèmes judiciaires.
En 1988 il est arrêté pour excès de vitesse puis emprisonné pour détention d'armes et sa consommation de PCP. Il est condamné à six ans de prison (peine commuée en trois ans, il sort en 1991).

Depuis, il alterne entre périodes de désintoxication, arrestations pour possession de drogue, arrestations pour violences conjugales... mais aussi périodes où il continue à enregistrer et à se produire à travers le monde.

D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Brown



JAMES BROWN est mort le 25 décembre 2006

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James Brown en 2001

08:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

dimanche, 02 août 2009

1985, Fats DOMINO

1985,
17 juillet,

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Lyon, Théatre de Fourvière
Fats Domino

En déplacement à ce moment, je n'ai pas pu assister au concert de Fats Domino.

Fats DOMINO est un des rares avec Carl Perkins que je n'ai pas eu la joie de voir sur une scène…

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Fats DOMINO

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Fats Domino, de son vrai nom Antoine Dominique Domino, né le 26 février 1928 à La Nouvelle-Orléans, est un chanteur américain de Rhythm and blues, l'un des pionniers du rock'n'roll. Pianiste dont le jeu est souvent qualifié de Boogie-woogie, il fut influencé par Amos Milburn.

Travaillant en collaboration avec le producteur Dave Bartholomew, il enregistre à partir de 1949 pour le label Imperial une série de titres dont une soixantaine seront des hits : entre 1955 et 1964, il figure ainsi pas moins de 65 fois dans les classements américains.

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Parmi ces succès on trouve Ain't It Shame (1955) - Going home (1952) - Walking to New Orleans (1960) - I'm in love again (1956) - Blueberry hill (1956) - Blue Monday (1956) - Wole lotta lovin'(1958). Tous ces titres possèdent un optimisme et une joie de vivre sans pareils, qui restent la base du Rythm'n'blues de la Nouvelle Orléans, mélodique, rentre dedans et chargé d'une frustration sexuelle latente.

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Plus « gros » vendeur de disques jusqu'en 1962, période où les goûts musicaux de son public ont changé, le succès l'abandonne.

Fats Domino continua de jouer en tournée au fil des années pour un public fidèle amateur.

Fats Domino qui était porté disparu depuis le 28 août 2005, suite au passage de l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, où il habitait, a été photographié par un journaliste. Il se trouvait sur un bateau des secours, a annoncé le 1er septembre sa fille Karen Domino White qui s'est dite très soulagée.



d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fats_Domino

07:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : musique, loisirscultute