vendredi, 18 novembre 2011

1965, avril, Eddy MITCHELL

1965
3 avril

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LYON, Palais d'hiver
EDDY MITCHELL

En première partie :
Monty, Romuald, Agnès Loti....


"Ainsi, alliés au même programme Eddy Mitchell et Monty doivent-ils attirer la grande foule des "copains" "pouvait-on lire dans Le Progrès....

Nous étions surement trop polis, nous n'avons sifflé ni Monty, ni Romuald....

Eddy Mitchell, quand à lui nous gratifia d'un excellent show, comme à son habitude, et nous offrit un vibrant hommage à Eddie Cochran et Buddy Holly en interprêtant "J'avais deux amis"....

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mardi, 14 juin 2011

1964, novembre, Eddy MITCHELL...

1964
20 novembre

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Théatre des Célestins
Eddy MITCHELL


Avec une première partie toujours aussi inadaptée !!!!!
Romuald, Christine Lebail..... Le Petit Prince.

Autant les sifflets abondants qui accompagnèrent les deux premiers m'indiffèrérent, autant Le Petit Prince (il avait une dizaine d'année ????) sorti de la scène sous les huées me laissa un pénible souvenir.

Eddy MITCHELL, accompagné pour l'occasion, entre autre de 3 Chaussettes Noires récupérées pour la circonstance : Aldo, Jean-Pierre et Michel, nous fit oublier rapidement ce pitoyable début de soirée.

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"Eddy Mitchell tenait à lui tout seul la seconde partie du spectacle. Lui aussi connait son affaire. Il a su s'évader du yé-yé et s'attache, avec beaucoup de conviction, à faire quelque chose de beaucoup plus valable et il y réussit". *Guy Pradel, Le Progrès.

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Rockin'Daddy vous conseille cet excellent site consacré à Eddy Schmoll MITCHELL :
http://www.mitchell-city.com/pionnier/billhaley.html

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dimanche, 12 juin 2011

1964, septembre, Eddy Mitchell & les Fantômes

1964, 20 septembre

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LYON, Bourse du travail

EDDY MITCHELL & les FANTOMES


Il croyait que le concert avait lieu en soirée....

En cette fin d'après-midi, nous attendions depuis très longtemps, Eddy qui était venu voir comment était la salle fut assez étonné de la trouver archi-comble !!!!

Quelques minutes de patience plus tard, il était là, avec les FANTOMES...

Et ce fût génial....

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vendredi, 10 juin 2011

1964, Eddy Mitchell, Nancy Holloway, les Fantômes

1964, 11 mars

medium_1964_eddy_1.jpgROMANS

EDDY MITCHELL


C'était à ROMANS, j'étais en déplacement, et ce mercredi je peux aller voir dans un cinéma : NANCY HOLLOWAY, les FANTOMES (nos SHADOWS français), et bien sûr EDDY.

Après le spectacle EDDY vient nous rejoindre dans la salle, accompagné de NANCY, pour discuter avec nous, tout en dédicaçant photos ou affiches. Il m'avait dédicacé l'affiche du film "Cherhez l'idole"....

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Très belle soirée.

J'avais fêté mes vingt ans quelques jours auparavant...





Eddy MITCHELL

Claude Moine, né le 3 juillet 1942, à Paris.
Quitte l'école à 14 ans, tour à tour coursier au Crédit lyonnais et employé d'assurance au Phénix, tout à coté de l'ancien Golf Drouot.

Découvre le Rock N'Roll et fait la manche avec Long Chris avant de fonder à l'automne 60 les Five Rocks qui deviennent "Les Chaussettes Noires"...

Après une carrière qui fait du groupe le plus clèbre de la période "yé-yé", Eddy Mitchell, au retour du service militaire (et d'une tournée des casernes en Algérie), enregistre seul le "Be bop a lula 1963" (deux années après l'original du 27 janvier 1961).

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Un dernier 45 T avec les Chaussettes ("Jezebel", "Il revient", "Ne délaisse pas"..) et Eddy Mitchell tourne avec les Fantômes et Michel, l'ancien saxo des Chaussettes....

Eddy Mitchell avec le créateur de Be Bop A Lula : GENE VINCENT.

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Les Fantômes

Traduction française de The Shadows groupe myhtique et son légendaire "Apache", cette formation s'en inspira très largement avec un certain talent.
Ils furent un excellent groupe d'accompagnement pour Eddy Mitchell.
J'ai eu aussi la chance de rencontrer les Fantômes en "back stage"....

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Nancy Holloway

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samedi, 04 juin 2011

2009, Soirée de dimanche Rocky'

Avec le grand Little Bob

 

Voilà quelques temps que je n’avais pas quitté mes charentaises.

L’occasion était trop belle pour ne pas la saisir.

La Cigalière à Sérignan (Hérault) nous a offert, ce dimanche soir 25 octobre, une belle soirée Rock’ N’ Roll en invitant en première partie The Experimental Tropic Blues Band qui nous ont fait passer une bonne heure des plus agréable.

 

C’est donc Little Bob et ses musiciens, vieux complices, qui font l’affiche.

Presque deux heures de Rock nous entraînent loin de nos soucis journaliers et nous ramènent aux sources dont Bob ne s’est jamais écarté.

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Une chanson de Marianne Faithfull, et un morceau de Willy DeVille, à qui il rend un bel hommage, sont les cerises sur ce gâteau rock de fin de soirée de dimanche.

 

« Little » par la taille mais « One of the bigger » par le talent.

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Rockin'Daddy & Little Bob

 

 

Merci Bob’

 

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vendredi, 03 juin 2011

1989, Stray Cats !

1989
22 juin

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LYON-Villeurbanne, Transbordeur
the Stray Cats

Rendez-vous avec la fête de la musique et un Rockabilly authentique avec les fantastiques STRAY CATS !

Poignant hommage ce soir-là à Gene Vincent et Eddy Cochran.

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The STRAY CATS


medium_straycats01.jpgThe Stray Cats est un trio de rockabilly formé de Brian Setzer au chant et à la guitare électrique, de Slim Jim Phantom à la batterie et de Lee Rocker à la contrebasse.

Formé à New York en 1980 sous le nom de "The TOMCATS", les Stray Cats décident devant l’indifférence de leurs compatriotes de s’expatrier à Londres. Après quelques mois de vaches maigres, leur concert plein d’énergie ou Lee Rocker escalade sa contrebasse et Slim Jim Phantom sa batterie limitée au strict minimum, commencent a attirer l’attention des journalistes et des maison de disque. Ils enregistrent un premier single avec Dave Edmunds. L’Angleterre, lassée des Nouveaux Romantiques est à la recherche d’une nouvelle mode musicale et s’enflamme soudain pour le Rockabilly énergique du groupe. L’Europe suit bientôt et le premier album qui sort en 1981, toujours produit par Dave Edmunds permet aux Stray Cats de passer l’été au sommet des Hit-parade. Une vague Rockabilly submerge alors l’horizon musical et de nombreux groupes apparaissent dans le sillage de leur succès.

Conscient des limites du genre dans lequel il ne veulent pas rester prisonnier et fidèle à leur goût non limité, le groupe enregistre des la même année un disque plus Rythm’n’Blues que purement rockabilly. C’est l’album Gonna Ball. Bien que généralement bien accueilli par la critique, le public ne suit pas et il marque un retrait commercial pour le groupe. Les Cats tentent de percer aux États-Unis où sort en 1982 un album compilé des deux premiers et appelé ‘’Built for speed’’ qui est plutôt bien accueilli.

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Vu le peu de succès de leur timide aventure en dehors du standard, le groupe enregistre et sort en 1983 un troisième album ‘’Rant n’ Rave’’ qui est un retour aux canons Rockabilly. Malheureusement la mode est passée et le succès ne venant plus le groupe se sépare en 1984...
Lee Rocker et Slim Jim sortent deux albums en 85 et 86 associés à Earl Slick. Puis entre les retrouvailles avec les Stray Cats ils s'essayent chacun de leur côté à une carrière solo. Lee Rocker sous son nom sortira plusieurs albums ,Slim Jim quant à lui au sein de différentes formations ne rencontre pas vraiment de succès... Il participera par exemple à l'album solo de Lemmy Kilmister de Motörhead. Brian Setzer, part pour une carrière solo, en raison surtout d'un besoin de s'entourer de plus de musiciens, pour jouer ses futurs compositions... Un premier album voit le jour en 1986 "The Knife feels Like Justice" qui malgré sa grande qualité ne rencontre qu'un léger succès Outre-Atlantique.
Suit en 1988 "Live Nude Guitars" un album très intéressant mais ou le style musical d'une chanson à l'autre peu dérouter certains. En 1994,Brian Setzer à mûrit son vieux rêve de former un Big Band "the Brian Setzer orchestra" où entouré d'une section cuivre il sort son premier album "The Brian Setzer Setzer Orchestra" plutôt swing jazzy puis sort en 1996 Guitar Slinger plus orienté swing rock .
Enfin en 1998, il remporte deux grammy awards avec son album "Dirty Boogie" vendu à plus de deux million et demi d'exemplaire !!! Cette fois avec cet album pur swing Brian Setzer renoue avec le succès 25 ans après l'époque des Stray Cats. Sort ensuite en 2000 "Vavoom" toujours dans la même lignée. Il sort encore deux opus avec son Big Band, en 2002 "Boogie Woogie Christmas" et en 2005 "dig That Crazy Christmas" ces deux derniers constitués en partie de reprises de standard de chansons de Noël. Dans le même temps, Brian Setzer sort en 2001 sous le nom "Brian Setzer '68 Comeback Special" un opus ou entouré d'un contrebassiste et d'un batteur (dans l'esprit des Stray Cats) il rend hommage au "King Elvis" en référence au retour d'elvis sur la scène en 1968 dans un show époustouflant !!! Brian Setzer reprendra jusque la fameuse tenue cuir noire du king... Les compositions quant à elles sont très rock and roll !!! En 2003 sous le nom Brian Setzer il sort un autre album très rock " Nitro Burnin' Funny Daddy" toujours entouré d'un batteur et d'un contrebassiste. Enfin,en 2005, il reprend dans l'album "Rockabilly riot" des standards des années 50 et 60 du label" Sun Records",toujours entourés d'un batteur, un contrebassiste et d'un pianiste.

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Les Stray Cats se reforment quant à eux de manière épisodique, par exemple lors de l’été 2004 pour une tournée en Europe.

Les Stray Cats reste l’exemple type d’un groupe rock au potentiel important malheureusement enfermé par le marché et l’industrie du disque dans un style restrictif par un phénomène de mode. On peut se permettre de rêver et de se demander ce dont ils aurait été capables si les chemins ouvert sur le deuxième album avaient pu être suivis.

d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Stray_Cats

06:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

jeudi, 21 avril 2011

1963, les Sunlights.... les Chats Sauvages

1963,
21 octobre
Gene VINCENT


.........Avant le show de GENE VINCENT se succèdent sur scène MOUSTIQUE ou les CHATS SAUVAGES qui ont déjà perdu DICK RIVERS parti faire carrière solo.

Un programme fourre tout était généralement proposé en première partie des Vedettes que nous étions venues voir.

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A noter qu'à cette époque les chanteurs de Rock comme Gene Vincent ne pouvaient pas, pour cause de réglementation, être accompagnés par leur groupe, mais par des musiciens français, because syndicat.
Ce qui explique la présence des Sunlights aux cotés de Gene et non de son légendaire groupe the Blue Caps...


les Sunlights

Connus ou méconnus, inconnus ou reconnus, LES SUNLIGHTS est l'un des rares groupes d'expression française auxquels nous décernons volontiers la qualification d'artistes et de musiciens de Rock N'Roll.
Ce groupe qui se compose des trois frères Cogoni, Sergio, Aldo, Bruno et d'un quatrième musicien, Tony, est formé en 1959...

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... Le fait, pour les Sunlights de tenir régulièrement la scène plus de cinq heures de suite ou encore d'accompagner des chanteurs divers de par leur genre, est méritoire...
De tous les chanteurs avec lesquels ils ont travaillé, il convient de citer Gene VINCENT.
Ceuxi-ci l'ont accompagné dans la totalité de sa tournée à travers la France et la Belgique, c'est à dire durant plus d'un mois.
Disco revue, mai 1965

 


Gene Vincent et les Sunlights

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Moustique

Sympathique garçon qui se prend pour Eddy Cochran. Moustique qui comme Hallyday massacre allègrement nos bons vieux Rock.
J'suis comme ça... Et rien ne m'changera... (My Way de Cochran) nous éructe-il en tapant infatiguablement du pied....



les CHATS SAUVAGES

En mai 1961, naissent les Chats Sauvages, "nouveaux chanteurs de rock".
Fin 61, les disques Pathé sortent "les Chats Sauvages et Dick Rivers dans quelques rocks à tout casser"

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Dick tentera, lui aussi, sa chance seul.

C'est donc Mike Shannon qui le remplace et que nous avons pu voir ce fameux soir d'octobre 1963...

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Dédicace de Jack, le bassiste, croisé Rue de la Ré à Lyon, avant le concert.

Il faut souligner que les Chats Sauvages, comme les Chaussettes Noires sont assez uniques dans l'histoire du music'hall.
Malgré des carrières très brèves.... 2 ans !!! On parle encore d'eux plus de 40 ans après....
Leurs ex-chanteurs, Eddy MITCHELL ou Dick RIVERS, sont toujours d'actualité avec des succès divers mais toujours farouchement défenceurs du Rock N'Roll qu'ils ont si bien servi.

mercredi, 08 décembre 2010

1980, 8 DECEMBRE, John LENNON assassiné !!!

30 ans !!!

1980,
8 décembre,

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JOHN LENNON... ASSASSINE !!!!,

Dans une rue de New York, un dingue tire à bout portant sur John Lennon, qui restera pour moi le seul authentique rocker des 4 Beatles



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JOHN LENNON

medium_johnlennon01_pan_240x180.jpgJohn LENNON naît le 9 octobre 1940 à Liverpool en Angleterre.
C'est dans cette ville qu'il fonde avec Paul McCartney le groupe pop mythique The Beatles.
Pendant la Beatlemania, il sort plusieurs livres et joue dans le film de Dick Lester How I Won the War (1966). Il signe en compagnie de Yoko Ono l'album expérimental Two Virgins en 1968 et se marrie avec elle l'année suivante. John Lennon compose ensuite The Wedding Album et part en tournée avec le Plastic Ono Band qui compte dans ses rangs un certain Eric Clapton.

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Deux mois après la sortie du single Instant Karma (1970), Paul Mc Cartney annonce la séparation des Beatles.
John Lennon sort alors l'album John Lennon/Plastic Ono Band. Suit en 1971 Imagine qui marque un engagement politique de plus en plus intense pour le chanteur. L'album est un succès mais John Lennon va connaître une période de vache maigre suite à l'album Sometimes in New York City (1972).
De 1974 à 1975, l'artiste passe ses soirées à faire la fête à Los Angeles en compagnie d'Elton John, Keith Moon ou encore David Bowie. Il trouve le temps d'enregistrer Walls and Bridges qui devient un hit en 1974.
Il se retire ensuite de la musique pour se consacrer à son fils Sean.
En 1980, il revient avec Double Fantasy. Le 8 décembre 1980, John Lennon est assassiné par Mark Chapman devant le Dakota Hotel à New York aux Etats-Unis.

d'après : http://www.mcm.net/musique/ficheartiste/1565/

1052004039.jpgHommage de Ginette en cette année 2010 : http://freeart.midiblogs.com/archive/2008/11/28/imagine.h...

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samedi, 17 juillet 2010

2008, 2 juin, Mort de Bo Diddley

Mort du pionnier du rock
Bo Diddley
.

AFP - Lundi 2 juin, 23h24 LOS ANGELES (AFP) - Une page de la genèse du rock n'roll s'est tournée avec le décès lundi du guitariste américain Bo Diddley, cité parmi les influences essentielles de la transition du rythm and blues vers ce qui a été le phénomène musical majeur de la seconde moitié du XXe siècle.

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De santé fragile depuis quelques mois, victime de plusieurs attaques, Bo Diddley est mort d'un arrêt cardiaque dans sa maison d'Archer (Floride, sud-est), selon des chaînes de télévision locales et le magazine Rolling Stone.

Né Otha Ellas Bates le 30 décembre 1928 à McComb (Mississippi, sud), devenu Ellas McDaniel Diddley puis Bo Diddley, il était considéré comme l'un des "créateurs" du rock n'roll, aux côtés de géants comme Elvis Presley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis ou Little Richard.

Sa musique était réputée avoir influencé Presley, Jimi Hendrix et de nombreux groupes de rock anglais, en premier lieu les Rolling Stones.

Ses lunettes noires et son style musical, ainsi que la forme carrée des ses guitares, étaient devenus légendaires dans les années 50-60, avec des tubes comme "I'm a Man", son premier succès, "Who Do you Love" et "Before You Accuse Me", un titre ensuite repris par Eric Clapton.

Il était arrivé à la musique par le violon classique, mais avait décidé de changer de style après avoir écouté John Lee Hooker (1917-2001), le fameux bluesman de "Boom Boom" et "Boggie Chillen".

"Diddley n'a jamais vendu beaucoup de disques, au contraire de son rival au sein (du label de disques) Chess, Chuck Berry, mais (...) il a produit un catalogue de classiques qui rivalisent avec ceux de Berry en qualité", affirme dans sa notice biographique le site spécialisé All Music Guide.

"Sur scène, Diddley était électrisant, utilisant ses guitares carrées et une distorsion pour produire de nouveaux sons qui préfiguraient les innovations de guitaristes des années 1960 comme Jimi Hendrix", selon la même source.

L'influence de Bo Diddley sur la "vague anglaise" de musiciens de rock au milieu des années 1960 avait également été déterminante.

Les Rolling Stones, dans leurs premières années, avaient emprunté sa rythmique chaloupée, notamment dans "Not fade away", qui ressemblait beaucoup à une des chansons de l'Américain et qui leur avait permis de décrocher leur premier gros succès au hit-parade.

D'autres groupes comme les Animals, les Yardbirds et les Pretty Things avaient quant à eux débuté leur carrière en reprenant les chansons de "Bo".

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La première réaction au décès de Diddley est venue du plus célèbre bluesman américain en vie, BB King.

"Bo Diddley était un pionnier musical et une légende au style unique. Nous avons toujours eu du plaisir à jouer ensemble. Il nous manquera vraiment, mais son legs artistique restera pour toujours. Je suis fier d'avoir été son ami", a affirmé King, 82 ans, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Récompensé par un "Grammy Award" d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, Diddley était membre du "Rock and Roll hall of fame" depuis 1987. Toujours actif jusqu'à ses problèmes de santé, il avait célébré en 2005 ses 50 ans de carrière par une tournée mondiale.


Rockin'Daddy n'a vu Bo Diddley, qu'une seule fois sur scène, mais en a gardé un très grand souvenir.
C'était en août 1972, à WEMBLEY lors du LONDON REVIVAL RN'R SHOW.
http://papy-srock.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/02/18/...
http://pappy-srock.midiblogs.com/archive/2006/09/27/1972-...

samedi, 26 juin 2010

2007, 12 décembre, Mort de Ike Turner

Mort du musicien Ike Turner à l'âge de 76 ans

LOS ANGELES (AFP) - Le musicien américain Ike Turner, célèbre pour son duo et son mariage houleux avec la chanteuse Tina Turner, est mort chez lui en Californie (ouest) à l'âge de 76 ans, a annoncé mercredi son manager.

Ike Turner, dont certains historiens de la musique estiment qu'il a écrit le premier morceau de rock'n'roll avec "Rocket 88" en 1951, est mort dans sa maison de San Marcos, près de San Diego, a annoncé son manager Scott Hanove

"Il est mort ce matin", a déclaré M. Hanover, du groupe Thrill Entertainment, joint par l'AFP à son bureau en Floride, confirmant une information du site internet TMZ.records spécialisé dans la vie des célébrités.

Ike Turner, né le 5 novembre 1931, a grandi dans le Mississippi (sud) où il a appris le piano auprès de la légende du blues Pinetop Perkins.

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Après avoir formé son groupe, The Kings of Rhythm, à la fin des années 40, il s'établit à Saint-Louis (Missouri, centre) où il mène une carrière de découvreur de nouveaux talents pour plusieurs labels, dont Sun Records, contribuant notamment à la signature d'artistes comme Howlin' Wolf ou Elmore James.

Mais c'est une jeune chanteuse à la voix rauque de Nutbush, Tennessee (sud), Anna Mae Bullock, qui allait changer sa carrière.

D'abord choriste des Kings of Rhythm, elle devient chanteuse principale du groupe en 1960 avec "A Fool in Love", un tube immédiat. Elle est alors enceinte d'Ike et ne tarde pas à changer son nom en celui de Tina Turner. Le groupe devient "The Ike and Tina Turner Revue."

Le duo se marie en 1962 au Mexique et sa collaboration pendant une décennie donnera une série de tubes dont "River Deep, Mountain High", produit par Phil Spector, ou encore "Nutbush City Limits."

Le mariage est tumultueux: dans son autobiographie parue en 1986, Tina Turner accuse Ike de violences conjugales pendant plusieurs années. Ike Turner, après avoir nié, a reconnu dans un livre en 2001 l'avoir giflée, mais pas l'avoir battue.

Tina Turner se sépare de son mari après une violente altercation à Dallas en 1976. Aux termes du divorce, prononcé en 1978, Ike Turner conservera tous les gains réalisés par le couple au cours de leur mariage.

Dans les années 80, Ike Turner connait une descente aux enfers marquée par la drogue et l'alcool. En 1991, alors en prison pour une affaire de drogue, il n'a pu assister à son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame, où Tina l'a représenté.

Il avait connu une nouvelle carrière après sa sortie de prison en 1993 et avait remporté cette année un Grammy Award avec un album de blues, "Risin' With the Blues."

mercredi, 23 juin 2010

2007, 28 novembre, Décès de Fred Chichin, guitariste des Rita Mitsouko

AFP - Mercredi 28 novembre, 16h19PARIS (AFP) -

Fred Chichin, le guitariste du duo rock français les Rita Mitsouko, est décédé mercredi matin à l'âge de 53 ans, des suites d'un cancer fulgurant, ont annoncé la maison de disques Because et l'organisateur de concerts Corida.

Cette maladie a emporté le guitariste en deux mois, ont indiqué Because et Corida dans un communiqué.

Les Rita Mitsouko, que Fred Chichin avait formés avec sa compagne, la chanteuse Catherine Ringer, en 1979, avaient dû annuler plusieurs concerts ces jours derniers en raison de l'état de santé du guitariste. Ils auraient dû notamment se produire mercredi soir à l'Olympia.

Leur dernier album, "Variéty", était sorti en avril.

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Les Rita Mitsouko, l'un des groupes phares du rock français dans les années 80, avaient été les auteurs de nombreux tubes dont "Marcia baila", "Y a d'la haine", "Andy", "Les histoires d'A" ou "C'est comme ça".

Frédéric Chichin était né en 1954 à Clichy, d'un père cadre et passionné de cinéma, qui avait créé dans les années 60 la revue "Miroir du cinéma".

Passionné de rock anglo-saxon dans son adolescence (les Beatles, les Rolling Stones, Jimi Hendrix), il rencontre la chanteuse Catherine Ringer au printemps 1979 dans le cadre du spectacle "Flashes rouges" auquel ils participent tous deux.

Ils décident de former un duo rock qu'ils appellent d'abord les Spratz, avant d'opter pour Rita Mitsouko. "Rita" avait été choisi pour ses consonances sud-américaines et "Mitsouko" signifie mystère en japonais.

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Le groupe avait ajouté "Les" devant "Rita Mitsouko" au milieu des années 80, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse, et non du duo.

Leur premier album, paru en 1984, contient la chanson qui les propulse sur le devant de la scène: "Marcia baila", morceau latino-rock qui rend hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d'un cancer. La chanson se vend à plus d'un million d'exemplaires et est le premier tube d'une longue série.

La musique des Rita Mitsouko mêle des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaines, ainsi qu'un solide sens de l'humour.

Le duo avait enregistré 11 albums studios, dont "Variéty", qui était également sorti en version anglaise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Rita_Mitsouko

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dimanche, 13 juin 2010

2007, 14 juillet Michel POLNAREFF au champs de Mars

Après l'avoir vu à TOULOUSE le 22 juin, je le retrouve avec un grand plaisir dans ce direct diffusé par M6.

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Polnareff à Sarkozy: «Monsieur le Président, je vous dis merde et on ira tous au paradis»

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Boris Horvat AFP/Archives ¦
Plus de 600.000 personnes se sont réunies samedi sur le champ de Mars pour écouter le "concert de la fraternité" de Michel Polnareff, auquel assiste le président Nicolas Sarkozy, à l'initiative de cette fête géante et gratuite.

Michel Polnareff a enflammé le Champ-de-Mars, samedi soir. A l’occasion du 14 juillet, le chanteur français, en tournée dans l’Hexagone après 34 années d’absence, avait été invité par Nicolas Sarkozy à donner un concert gratuit à Paris. Une première conforme à la volonté du chef de l'Etat d'innover.

Quelque 600.000 personnes étaient présentes pour écouter la prestation de Michel Polnareff, visiblement ému. Pendant plus d’une heure, il a enchaîné ses tubes des années 1980 et 1960, avant de conclure sur sa «Lettre à France», hymne écrit pendant son exil aux Etats-Unis.

«Je suis très très flatté, a-t-il lancé à la foule, sous les applaudissements. Et je remercie Nicolas Sarkozy de m’avoir proposé de chanter pour cette fête de la fraternité. Dans le monde des artistes, on ne dit pas “bonne chance”, ça porte malheur. Alors, monsieur le Président je vous dis merde et on ira tous au paradis
Boris Horvat AFP/Archives ¦ Plus de 600.000 personnes se sont réunies samedi sur le champ de Mars pour écouter le "concert de la fraternité" de Michel Polnareff, auquel assiste le président Nicolas Sarkozy, à l'initiative de cette fête géante et gratuite.
C. L.
20Minutes.fr, éditions du 14/07/2007 - 23h10
dernière mise à jour : 15/07/2007 - 01h07



medium_24h_titre.gif14 juillet: 600.000 personnes, dont Sarkozy, pour le concert de Polnareff

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Le chanteur Michel Polnareff (g) et le président Nicolas Sarkozy, le 14 juillet 2007 à Paris (Photo Michel Euler/AFP/Pool)

Samedi 14 juillet 2007, 00h12
Plus de 600.000 personnes se sont réunies samedi sur le champ de Mars pour écouter le "concert de la fraternité" de Michel Polnareff, auquel a assisté le président Nicolas Sarkozy, à l'initiative de cette fête géante et gratuite.L'événement
Les festivités se sont achevées peu après 23h00 et la foule compacte, de quelque 600.000 personnes, selon la préfecture de police, commençait à se disperser.
Avec un peu de retard sur l'horaire, le musicien aux emblématiques lunettes blanches, est monté sur scène drapé dans une cape bleu-blanc-rouge, avant d'entonner "la poupée qui fait non", un de ses plus grands tubes.
Pendant une heure et demie, le chanteur, qui vient de fêter ses 63 ans, a enchaîné les succès de "Love me, please love me" à "Marilou" en passant par "Tout, tout pour ma chérie" devant une foule enthousiaste et compacte, massée au pied de la Tour Eiffel.
Lors d'un entretien sur M6, qui retransmettait le concert en direct, Michel Polnareff s'est dit "très flatté et très touché" d'avoir été sollicité par l'Elysée pour ce concert du 14 juillet.
"Le président qui vous demande de faire ça, c'est quelque chose qu'on reçoit comme un grand honneur", a-t-il dit.
Le chanteur a un nouvelle fois remercié Nicolas Sarkozy sur scène. "M. Le président, avec tout mon respect, je vous dis merde pour que vous nous ameniez au paradis de notre vivant", a-t-il lancé avant de clôturer son concert sur "Nous irons tous au paradis".
Le chef de l'Etat a achevé sa journée-marathon du 14 juillet en assistant à ce "concert de la fraternité", en compagnie de la fille de son épouse, Judith.
Il a spécialement demandé au chanteur, qu'il a reçu mercredi à l'Elysée, d'interpréter "Lettre à France", "parce qu'il parle tellement bien de la France. Ca me rappelle des souvenirs de jeunesse. Elle me touche beaucoup", a déclaré M. Sarkozy à quelques journalistes.
"Il y a des centaines de milliers de personnes, des artistes exceptionnels, tout le monde est content. Il y a plein d'énergie positive. C'est exactement ce que je voulais", s'est-il félicité.
"Je suis un Français comme les autres, j'aime la musique, j'aime rencontrer les gens, je ne veux pas être enfermé dans une tour d'ivoire", a-t-il également confié lors d'une interview en direct sur France 2.
Il a affirmé vouloir dédier le 14 juillet "aux enfants qui souffrent", et que l'Elysée "soit la maison du peuple français", estimant que lors de la garden-party c'est "l'image qui a été donnée".
Le Premier ministre François Fillon et plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de la Culture Christine Albanel et du Travail Xavier Bertrand, la secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, ont assisté à cette fête populaire.
Le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch et Simone Veil étaient également présents.
Michel Polnareff avait été précédé sur scène, sous une chaleur de plomb, par le DJ français Bob Sinclar, les rockers allemands de Tokio Hotel, l'Italienne Laura Pausini, et la chanteuse de R & B canadienne d'origine portugaise Nelly Furtado.
Le concert a été suivi du traditionnel feu d'artifice offert par la ville de Paris.

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lundi, 24 mai 2010

2006, 25 décembre James BROWN est mort, la nuit de NOËL !

Le Père Noël a filé un grand coup pied au cul de Rockin'Daddy !!!!


James Brown est mort.
(AFP/Paul J. Richards)

Hospitalisé dimanche pour une pneumonie, le "Parrain de la soul" est décédé, tôt lundi matin, à Atlanta. Il avait 73 ans.

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James Brown est mort lundi matin, a annoncé lundi la chaîne de télévision CNN. Agé de 73 ans, le chanteur américain avait été hospitalisé à l’hôpital Emory Crawford Long pour une pneumonie et est décédé vers 1 h 45 locales (7 h 45 en France). Son ami de longue date Charles Bobbit était à son chevet.


La famille de celui qu’on appelait "Sex Machine", du nom de son tube international, ignore encore la cause de la mort : "Nous ne savons pas vraiment au moment où je vous parle de quoi il est mort", a dit son agent.

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MIDI LIBRE, mardi 26 décembre 2006




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Rockin'Daddy avait eu la chance de voir ce Grand Bonhomme en 1986 à LYON !

http://pappy-srock.midiblogs.com/archive/2006/11/13/1986-...

Teddy Bear en parlait en ce début d'année 2006 :http://tutti.allmyblog.com/10-godfather-of-soul.html

08:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rockin'daddy

mardi, 27 avril 2010

2006, the Rolling Stones au Stade de France

ANNONCE

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Ce samedi 5 août à ZURICH !

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2006,
28 juillet

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Stade de France, Paris St denis
the ROLLING STONES

Rockin'Daddy n'y était pas, son budget "Stones" ayant été englouti dans l'annulation du 3 juin et la conséquence des billets IdTGV non remboursables...

Mais en attendant de nous rendre à Nice le 8 août, Rockin'Daddy vous prospose quelques manchettes de presse sur ceux qu'on peut définitivement appeler : THE FABULOUS ROLLING STONES...

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Dépêche AFP de ce matin 31 juillet 2006 :

Près de 90 000 personnes pour entendre les classiques des Rolling Stones (Le Monde)

Festival de classiques des Rolling Stones au Stade de France (AFP sur internaute)


De "Jumpin Jack flash" à "Satisfaction", les Rolling Stones ont donné vendredi au Stade de France quelques uns de leurs morceaux inscrits dans l'anthologie du rock devant 89.000 spectateurs qui ont applaudi des sexagénaires toujours diaboliquement énergiques.
Ils ont chanté "Ouh ouh" sur "Sympathy for the devil" et "Yeah-yeah-yeah" sur "(I can't get no) Satisfaction": les fans français ont vibré sous les grands coups de guitares de Keith Richards et la voix immortelle de Mick Jagger (63 ans).

Pour leur premier rendez-vous français (ils sont aussi attendus à Nice le 8 août) de leur gigantesque tournée "A bigger bang", les Stones ont encore prouvé qu'ils étaient, après 42 ans de concerts, des bêtes de scène.
Entrés sous les acclamations et les accords de "Jumpin' Jack flash", les Stones ont chanté quelques morceaux de leur nouvel album, "A bigger bang", mais surtout leurs vieux morceaux, comme ce superbe "As tears go by", où la voix de Jagger, contrairement à ses joues émaciées, n'a pas pris une ride.
Sir Mick, jean noir taille basse et T-shirt court qui moulent sa silhouette de sauteur en hauteur, arpente la scène en faisant danser ses bras. Il présente les chansons dans un français très correct - il a un château près d'Amboise - et fait chanter toute la foule sur "Brown sugar" et "You can't always get what you want".
Après une version abrasive de "Midnight rambler", où le solo de Ron Wood ne fait pas oublier celui de Mick Taylor, parti du groupe en 1974, les Rolling Stones rendent également hommage à Ray Charles pour un duo somptueux entre Jagger et sa choriste. Puis le chanteur laisse le micro à Keith Richards, le temps de deux morceaux, dont "Before they make me run".

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Clou visuel du spectacle, un bout de scène se détache sur "Miss you" et avance jusqu'au rond central du Stade de France, sur un rail, pour un bain de foule du groupe légendaire des Sixties.
Le meilleur reste pour la fin, avec des versions chaudes de "Honky tonk woman" et de "Sympathy...", et un "Paint it black" à la cithare électrique.

Avant les rappels et le bouquet final - sur "Satisfaction", bien-sûr, rampe de lancement du groupe, c'était en 1965 -, les Stones offrent encore "Brown sugar", où la rythmique de Richards confine au chef d'oeuvre.
A 62 ans, le "Pirate" Keith Richards est toujours le "roi du riff", honorant le titre de "meilleur mauvais guitariste du monde" décerné par Chuck Berry. Un hommage taquin à son génie de la rythmique plutôt qu'à ses talents de soliste...
Son accident de cocotier désormais célèbre - une chute aux îles Fidji, en vacances - est oublié. La tournée a dû être décalée de six semaines, le temps qu'il se remette de ses blessures, et chamboulée (plusieurs dates ont été annulées), mais Keith est toujours aussi bon sur scène.
Ces changements - deux concerts étaient prévus les 2 juin et 3 juillet, dates auxquelles les Parisiens ne sont pas encore partis - ont laissés quelques places vides tout en haut des gradins. Signe qui ne trompe pas: les revendeurs au marché noir cédaient les billets au prix d'achat... voire en-dessous. Les sans-billet pouvaient trouver les places les moins chères (80 euros) à 50 euros.

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La Libre Belgique

CONCERT

Toujours Rolling, les Stones
DOMINIQUE SIMONET

Mis en ligne le 31/07/2006
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Incarnation d'une certaine idée du rock'n'roll, les Rolling Stones étaient à Paris vendredi.
Pas de grand spectacle, mais un juke-box autorisant de grands moments.
Ces quatre messieurs vous tirent bien la langue.



AP

ENVOYÉ SPÉCIAL À SAINT-DENIS

La gare SNCF Stade de France St-Denis - sur la ligne B du RER, la bleue, qui traverse la capitale française du sud au nord - déverse ses passagers par vagues. A voir le nombre de T-shirts et autres accessoires vestimentaires frappés du sigle à la grande langue rouge, pas moyen de se tromper: c'est bien au concert des Rolling Stones que tout ce monde va.

Au nord-ouest, de gros nuages noirs s'entassent. Mettront-ils leur menace à exécution?

Reportée de plusieurs semaines à cause d'un accident dont a été victime Keith Richards, la partie européenne de la tournée «A Bigger Bang» a donc bien démarré, non sans avoir subi quelques modifications. Ainsi, le concert du 1 éme r juin au stade Roi Baudoin a-t-il été purement et simplement annulé. A Paris, étaient prévues deux dates, les 3 juin et 2 juillet, qui se sont finalement réduites à une seule, ce vendredi 28 juillet. En plein chassé-croisé juillettistes-aoûtiens, le concert n'a d'ailleurs pas fait recette comme d'habitude, et s'est donné, pour la première fois depuis des lustres, à guichets ouverts.

Alentours du stade de France, outre l'audace architecturale de l'ensemble, ce qui frappe, c'est l'importance du service d'ordre. A pied, à cheval, en voiture, la maréchaussée est omniprésente. On s'imagine quoi, ici, du côté des «autorités»? Il y a bien longtemps que le public des Stones est devenu pépère, familial, déjà divorcé-rabiboché, bourge comme les Stones eux-mêmes, Sympathy for the money, a Bigger Bang on my bank account... La France selon Sarko a de ces côtés ridicules...

Deux jours auparavant, Mick Jagger, à qui l'on doit le symbole lippu de renommée planétaire, a fêté ses 63 ans.

Keith Richards en forme

Sir Mick n'est pas encore très au fait de la politesse des rois, ma parole. Alors, sur les gradins, on s'amuse comme on peut. Avec 25 minutes dans la vue, à 21h25 et la dixième holà, les voilà enfin. Quelques gros pétards fumigènes, des images 3D sidérales qu'on se croirait chez Pink Floyd, et Mister Richards déboule le premier pour bien montrer qu'il pète à nouveau la forme, suivi par Ron Wood, Darryl Jones, l'homme qui remplace Bill Wyman à la basse, et enfin Mick: c'est «Jumpin'Jack Flash». Oui, on sait, «It's Only Rock'n'roll», et alors?

«Bonsoir Paris, bonsoir tout le monde», clame Mick quasi sans accent, conséquence de sa vie de châtelain hexagonal. «C'est un plaisir d'être de retour au Stade de France, hein. Mieux vaut tard que jamais.» Et surtout vieux motard... La drôlerie des Stones, sur leurs vieux jours, tient beaucoup à la manière avec laquelle ils campent leurs personnages respectifs. T-shirt turquoise, pantalon et cheveux blancs, Charlie Watts est dans sa cage de plexi, derrière ses tambours, l'air de se demander ce qu'il fait là. Quand on lui demande ce que ça lui fait d'avoir passé 40 ans avec les Stones, cet amoureux du jazz précise qu'il n'en a passé que deux et demi. Nuance. Rescapé de multiples cures de désintoxication, Ron Wood, mine de rocker raté, semble toujours s'interroger sur sa place au sein du quatuor. Une question que ne se pose visiblement pas Keith Richards, bagué de partout, front ceint de bandeaux, l'air d'un pirate des Caraïbes maintes fois arraisonné, jamais raisonné. Sa chute d'un cocotier fidjien est entrée dans l'histoire... et dans le merchandising, qui distribue de délicats arbres gonflables. Parfait dans son rôle de petit nerveux, Jagger présente, à mi-parcours, le groupe «Mick et les Cocotiers»...

Une lumière dorée baigne le stade. Un fort vent de nord-ouest se lève, qui tourbillonne dans les gradins, emportant avec lui le son... Déjà pas formidable à la base, celui-ci ne parvient plus maintenant qu'avec un décalage important par rapport aux images diffusées sur le grand écran. «She's so Cold» («Un morceau des années soixante-dix»), puis «As Tears Go By» («Ballade slow un peu vieux») et «Streets of Love» forment un beau trio, Keith à la douze cordes acoustique, Mick quasi romantique avec ses cheveux au vent.

Hommage à Ray Charles

Ce petit passage en douceur a mis en forme nos sexagénaires, qui font de «Midnight Rambler» l'un des grands moments de l'histoire du rock'n'roll: rythmique boogie d'enfer, qui vous transporte au-delà de toutes limites, accélérations, solo d'harmonica de Mick relayé par Keith, courbé, guitare entre les jambes, comme s'il partait à l'assaut, baïonnette au canon. L'affaire tourne au blues crasseux, des eaux troubles dans lesquelles les Stones nagent depuis leurs débuts. L'hommage à Ray Charles, «Night Time is The Right Time», met en évidence le saxophone baryton de Bobby Keyes, le chant et le jeu de gambettes de Lisa Fischer.

Question show, cette fois, les Rolling Stones jouent moderato: une grande scène de 70 mètres, entourée de deux tours pouvant accueillir du public, moyennant finance, et dont l'architecture métallique s'insère à merveille dans celle du stade. Seules fantaisies, une grande langue gonflable qui sort pour «Honky Tonk Woman», et la partie centrale de la scène se déplaçant sur rails pour un petit set, désormais traditionnel, au milieu du public. On l'aura compris: présentant peu de titres du nouvel album, pourtant réussi, les shows stoniens sont comme des juke-boxes remplis de vieux 45 tours: «Sympathy for the Devil», «Start Me Up», «Paint It Black», «Brown Sugar», «You Can't Always Get What You Want» et «Satisfaction» en clôture, à 23h25.

Satisfaction, cela semble être le sentiment partagé dans le public, parti s'engouffrer en masse dans la gare RER. Des trains bondés de hordes de fans, faut voir ça! 0h30, dans les couloirs sous-terrains de la gare du Nord, résonnent, inhabituels, les

«hou-hou» incantatoires de «Sympathy for the Devil». En direct de Saint-Denis, c'étaient les Rolling Stones. Pour combien de temps encore?

Album «A Bigger Bang», EMI.

© La Libre Belgique 2006

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06:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rockin'daddy