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mardi, 27 avril 2010

2006, the Rolling Stones au Stade de France

ANNONCE

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Ce samedi 5 août à ZURICH !

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2006,
28 juillet

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Stade de France, Paris St denis
the ROLLING STONES

Rockin'Daddy n'y était pas, son budget "Stones" ayant été englouti dans l'annulation du 3 juin et la conséquence des billets IdTGV non remboursables...

Mais en attendant de nous rendre à Nice le 8 août, Rockin'Daddy vous prospose quelques manchettes de presse sur ceux qu'on peut définitivement appeler : THE FABULOUS ROLLING STONES...

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Dépêche AFP de ce matin 31 juillet 2006 :

Près de 90 000 personnes pour entendre les classiques des Rolling Stones (Le Monde)

Festival de classiques des Rolling Stones au Stade de France (AFP sur internaute)


De "Jumpin Jack flash" à "Satisfaction", les Rolling Stones ont donné vendredi au Stade de France quelques uns de leurs morceaux inscrits dans l'anthologie du rock devant 89.000 spectateurs qui ont applaudi des sexagénaires toujours diaboliquement énergiques.
Ils ont chanté "Ouh ouh" sur "Sympathy for the devil" et "Yeah-yeah-yeah" sur "(I can't get no) Satisfaction": les fans français ont vibré sous les grands coups de guitares de Keith Richards et la voix immortelle de Mick Jagger (63 ans).

Pour leur premier rendez-vous français (ils sont aussi attendus à Nice le 8 août) de leur gigantesque tournée "A bigger bang", les Stones ont encore prouvé qu'ils étaient, après 42 ans de concerts, des bêtes de scène.
Entrés sous les acclamations et les accords de "Jumpin' Jack flash", les Stones ont chanté quelques morceaux de leur nouvel album, "A bigger bang", mais surtout leurs vieux morceaux, comme ce superbe "As tears go by", où la voix de Jagger, contrairement à ses joues émaciées, n'a pas pris une ride.
Sir Mick, jean noir taille basse et T-shirt court qui moulent sa silhouette de sauteur en hauteur, arpente la scène en faisant danser ses bras. Il présente les chansons dans un français très correct - il a un château près d'Amboise - et fait chanter toute la foule sur "Brown sugar" et "You can't always get what you want".
Après une version abrasive de "Midnight rambler", où le solo de Ron Wood ne fait pas oublier celui de Mick Taylor, parti du groupe en 1974, les Rolling Stones rendent également hommage à Ray Charles pour un duo somptueux entre Jagger et sa choriste. Puis le chanteur laisse le micro à Keith Richards, le temps de deux morceaux, dont "Before they make me run".

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Clou visuel du spectacle, un bout de scène se détache sur "Miss you" et avance jusqu'au rond central du Stade de France, sur un rail, pour un bain de foule du groupe légendaire des Sixties.
Le meilleur reste pour la fin, avec des versions chaudes de "Honky tonk woman" et de "Sympathy...", et un "Paint it black" à la cithare électrique.

Avant les rappels et le bouquet final - sur "Satisfaction", bien-sûr, rampe de lancement du groupe, c'était en 1965 -, les Stones offrent encore "Brown sugar", où la rythmique de Richards confine au chef d'oeuvre.
A 62 ans, le "Pirate" Keith Richards est toujours le "roi du riff", honorant le titre de "meilleur mauvais guitariste du monde" décerné par Chuck Berry. Un hommage taquin à son génie de la rythmique plutôt qu'à ses talents de soliste...
Son accident de cocotier désormais célèbre - une chute aux îles Fidji, en vacances - est oublié. La tournée a dû être décalée de six semaines, le temps qu'il se remette de ses blessures, et chamboulée (plusieurs dates ont été annulées), mais Keith est toujours aussi bon sur scène.
Ces changements - deux concerts étaient prévus les 2 juin et 3 juillet, dates auxquelles les Parisiens ne sont pas encore partis - ont laissés quelques places vides tout en haut des gradins. Signe qui ne trompe pas: les revendeurs au marché noir cédaient les billets au prix d'achat... voire en-dessous. Les sans-billet pouvaient trouver les places les moins chères (80 euros) à 50 euros.

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La Libre Belgique

CONCERT

Toujours Rolling, les Stones
DOMINIQUE SIMONET

Mis en ligne le 31/07/2006
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Incarnation d'une certaine idée du rock'n'roll, les Rolling Stones étaient à Paris vendredi.
Pas de grand spectacle, mais un juke-box autorisant de grands moments.
Ces quatre messieurs vous tirent bien la langue.



AP

ENVOYÉ SPÉCIAL À SAINT-DENIS

La gare SNCF Stade de France St-Denis - sur la ligne B du RER, la bleue, qui traverse la capitale française du sud au nord - déverse ses passagers par vagues. A voir le nombre de T-shirts et autres accessoires vestimentaires frappés du sigle à la grande langue rouge, pas moyen de se tromper: c'est bien au concert des Rolling Stones que tout ce monde va.

Au nord-ouest, de gros nuages noirs s'entassent. Mettront-ils leur menace à exécution?

Reportée de plusieurs semaines à cause d'un accident dont a été victime Keith Richards, la partie européenne de la tournée «A Bigger Bang» a donc bien démarré, non sans avoir subi quelques modifications. Ainsi, le concert du 1 éme r juin au stade Roi Baudoin a-t-il été purement et simplement annulé. A Paris, étaient prévues deux dates, les 3 juin et 2 juillet, qui se sont finalement réduites à une seule, ce vendredi 28 juillet. En plein chassé-croisé juillettistes-aoûtiens, le concert n'a d'ailleurs pas fait recette comme d'habitude, et s'est donné, pour la première fois depuis des lustres, à guichets ouverts.

Alentours du stade de France, outre l'audace architecturale de l'ensemble, ce qui frappe, c'est l'importance du service d'ordre. A pied, à cheval, en voiture, la maréchaussée est omniprésente. On s'imagine quoi, ici, du côté des «autorités»? Il y a bien longtemps que le public des Stones est devenu pépère, familial, déjà divorcé-rabiboché, bourge comme les Stones eux-mêmes, Sympathy for the money, a Bigger Bang on my bank account... La France selon Sarko a de ces côtés ridicules...

Deux jours auparavant, Mick Jagger, à qui l'on doit le symbole lippu de renommée planétaire, a fêté ses 63 ans.

Keith Richards en forme

Sir Mick n'est pas encore très au fait de la politesse des rois, ma parole. Alors, sur les gradins, on s'amuse comme on peut. Avec 25 minutes dans la vue, à 21h25 et la dixième holà, les voilà enfin. Quelques gros pétards fumigènes, des images 3D sidérales qu'on se croirait chez Pink Floyd, et Mister Richards déboule le premier pour bien montrer qu'il pète à nouveau la forme, suivi par Ron Wood, Darryl Jones, l'homme qui remplace Bill Wyman à la basse, et enfin Mick: c'est «Jumpin'Jack Flash». Oui, on sait, «It's Only Rock'n'roll», et alors?

«Bonsoir Paris, bonsoir tout le monde», clame Mick quasi sans accent, conséquence de sa vie de châtelain hexagonal. «C'est un plaisir d'être de retour au Stade de France, hein. Mieux vaut tard que jamais.» Et surtout vieux motard... La drôlerie des Stones, sur leurs vieux jours, tient beaucoup à la manière avec laquelle ils campent leurs personnages respectifs. T-shirt turquoise, pantalon et cheveux blancs, Charlie Watts est dans sa cage de plexi, derrière ses tambours, l'air de se demander ce qu'il fait là. Quand on lui demande ce que ça lui fait d'avoir passé 40 ans avec les Stones, cet amoureux du jazz précise qu'il n'en a passé que deux et demi. Nuance. Rescapé de multiples cures de désintoxication, Ron Wood, mine de rocker raté, semble toujours s'interroger sur sa place au sein du quatuor. Une question que ne se pose visiblement pas Keith Richards, bagué de partout, front ceint de bandeaux, l'air d'un pirate des Caraïbes maintes fois arraisonné, jamais raisonné. Sa chute d'un cocotier fidjien est entrée dans l'histoire... et dans le merchandising, qui distribue de délicats arbres gonflables. Parfait dans son rôle de petit nerveux, Jagger présente, à mi-parcours, le groupe «Mick et les Cocotiers»...

Une lumière dorée baigne le stade. Un fort vent de nord-ouest se lève, qui tourbillonne dans les gradins, emportant avec lui le son... Déjà pas formidable à la base, celui-ci ne parvient plus maintenant qu'avec un décalage important par rapport aux images diffusées sur le grand écran. «She's so Cold» («Un morceau des années soixante-dix»), puis «As Tears Go By» («Ballade slow un peu vieux») et «Streets of Love» forment un beau trio, Keith à la douze cordes acoustique, Mick quasi romantique avec ses cheveux au vent.

Hommage à Ray Charles

Ce petit passage en douceur a mis en forme nos sexagénaires, qui font de «Midnight Rambler» l'un des grands moments de l'histoire du rock'n'roll: rythmique boogie d'enfer, qui vous transporte au-delà de toutes limites, accélérations, solo d'harmonica de Mick relayé par Keith, courbé, guitare entre les jambes, comme s'il partait à l'assaut, baïonnette au canon. L'affaire tourne au blues crasseux, des eaux troubles dans lesquelles les Stones nagent depuis leurs débuts. L'hommage à Ray Charles, «Night Time is The Right Time», met en évidence le saxophone baryton de Bobby Keyes, le chant et le jeu de gambettes de Lisa Fischer.

Question show, cette fois, les Rolling Stones jouent moderato: une grande scène de 70 mètres, entourée de deux tours pouvant accueillir du public, moyennant finance, et dont l'architecture métallique s'insère à merveille dans celle du stade. Seules fantaisies, une grande langue gonflable qui sort pour «Honky Tonk Woman», et la partie centrale de la scène se déplaçant sur rails pour un petit set, désormais traditionnel, au milieu du public. On l'aura compris: présentant peu de titres du nouvel album, pourtant réussi, les shows stoniens sont comme des juke-boxes remplis de vieux 45 tours: «Sympathy for the Devil», «Start Me Up», «Paint It Black», «Brown Sugar», «You Can't Always Get What You Want» et «Satisfaction» en clôture, à 23h25.

Satisfaction, cela semble être le sentiment partagé dans le public, parti s'engouffrer en masse dans la gare RER. Des trains bondés de hordes de fans, faut voir ça! 0h30, dans les couloirs sous-terrains de la gare du Nord, résonnent, inhabituels, les

«hou-hou» incantatoires de «Sympathy for the Devil». En direct de Saint-Denis, c'étaient les Rolling Stones. Pour combien de temps encore?

Album «A Bigger Bang», EMI.

© La Libre Belgique 2006

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06:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rockin'daddy

lundi, 26 avril 2010

2005, Lord of the Dance

5 avril 2005
Zénith de Montpellier

Michael Flatey's

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Pour la seconde fois nous sommes allés applaudir cet ensemble de danseurs sur un fantastique ballet "Rock-Celtique".

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Vraiment, un grand bonheur pour les yeux et les oreilles.



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Lord of the Dance (Seigneur de la danse) est un célèbre spectacle irlandais, composé de danses, chants et musiques celtiques.

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Présentation
Lord of the Dance est un spectacle qui retrace l'histoire de l'une des plus anciennes légendes du folklore irlandais et où se marient gigues, claquettes et ballets. Quelques passages chantés entrecoupent les morceaux dansés. Les chorégraphies sont réglées au millimètre près, dans un mélange de style traditionnel et moderne, le tout accompagné d'une mise en scène impressionnante. La troupe originale du spectacle se compose de trente cinq membres venant d'Irlande, menés par le grand Michael Flatley et son style si particulier.

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Le spectacle a conquis la planète en attirant plus de sept millions de spectateurs dans une vingtaine de pays du monde. La tournée mondiale s'effectua au travers de quatre troupes différentes : la Troupe 1 tourna en Europe, la Troupe 2 aux États-Unis, la Troupe 3 en permanence à Las Vegas, et la Troupe 4 au pavillon américain d'EPCOT à Walt Disney World en Floride.

Le spectacle regroupe au total environ deux cents danseurs, ayant tous Michael Flatley comme directeur artistique. À peu près quatre millions de vidéos du spectacle ont été achetées dans le monde.

Le spectacle dure une heure et demi.

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Chronologie
Le spectacle Lord of the Dance est inspiré d'un autre spectacle plus ancien, mêlant claquettes et folkore Irlandais : Riverdance.

Michael Flatley a participé à son succès en tant que danseur, notamment dès sa découverte par le public en 1994, à l'Eurovision de Dublin.

Il désapprouve le style de chorégraphie du spectacle et quitte la troupe de Riverdance en 1996. Il fonde de son côté un autre spectacle, Lord of the Dance. Celui-ci est présenté le 2 juillet 1996, au théâtre "The Point" à Dublin (Irlande).

Ce spectacle se différencie de Riverdance de par sa perte d'authenticité vis-à-vis des effets de scène, notamment en privilégiant la danse par rapport au chant. En 1997, le spectacle impressionne le public de la cérémonie des Oscars. Et la tournée de la troupe prit fin à Londres, dans Hyde Park, le 25 juillet 1998, pour ce qui fut le plus grand "show" celtique de tous les temps.

Flatley organise une adaptation de Lord of the Dance en mai 2000 : Feet of Flames. Quatre tournées simultanées ont alors battu des records d'audience au Japon, en Afrique du Sud, en Europe et en Amérique du Nord.

Histoire et composition du spectacle
Le spectacle raconte l'histoire du peuple venu d'Irlande.

"Le temps était suspendu et Erin était la Déesse universelle... L'histoire était déjà écrite et chacun connaissait son rôle. Mais les anciens clans, assis sur des cercles de pierres entendirent des voix et le sommeil des esprits fut troublé. Une puissance venue des ténèbres est venu défier le Lord Of The Dance" (© Unicorn Entertainment LTD 1996).

L'histoire débute avec le Petit Esprit réveillant les filles du clan sur un air de flûte. Ces dernières dansent un ballet puis laissent place au chef du clan et Seigneur de la Danse, qui impressionne par un "Irish Tap Dance" dont lui seul a le secret. Il est très vite rejoint par toute sa communauté qui l'accompagne dans la danse.

Ensuite vient Erin. La déesse nous interprète sa première chanson en solo du spectacle.

Aidées par le Petit Esprit, les danseuses du clan réapparaissent alors dans un doux mélange d'élégance et de légèreté, pour nous faire découvrir à leur tête la douce Saoirse, fille Irlandaise et représentante de liberté.

Vint par la suite Don Dorcha, l'ennemi du Seigneur de la Danse, emmené par sa troupe obscure. Le Petit Esprit en profite pour les narguer.

Merrighan, la tenteresse, nous propose alors une danse des plus envoûtantes.

Il s'agit alors de rappeler que la danse ne fait pas à elle seule la tradition celte, par l'intermédiaire d'un duo composé de deux violons.

Recommence alors une démonstration de douceur avec mesdames les ballerines, jusqu'à ce que Merrighan les provoque. Mais les dames du clan ne se laissent pas faire, et répondent par leur union qui fait leur force.

Arrive alors le Seigneur de la Danse en véritable charmeur, pour une révision des hommes de sa troupe, les Seigneurs de Guerre, sous l'œil admiratif de ces demoiselles.

Tout ce petit monde cède la scène à Erin et à son deuxième morceau chanté très reposant.

Puis, le Petit esprit invite l'entière communauté à se rejoindre, femmes et hommes, dans une véritable réunion de famille autour du Seigneur de la Danse.

Seulement, le Petit Esprit s'aventure trop loin de ses compagnons, et il se retrouve très vite face aux Guerriers de Don Dorcha. Le Petit Esprit ne fait pas le poids. Et malgré sa lutte pour conserver l'objet magique qu'est sa flûte, il se la fait mettre hors d'état.

Le Seigneur de la Danse, accompagné de son armée, court à son secours pour la protéger et combattre le Seigneur des Ténèbres. La bataille fait rage.

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Enfin, les deux clans sont séparés par le Petit Esprit, qui stoppe les combats, et en profite pour faire réparer sa baguette auprès du Seigneur de la Danse.

Après cet épisode, Merrighan se range du côté des forces du mal.

Il s'en suit un morceau de violons rempli de tristesse, signe de mauvais présages.

Mais cela n'inquiète pas les danseurs de la communauté, qui montrent leur joie dans un festival de couleurs plus vives les unes que les autres.

Erin dissipe cette euphorie, et reprend sa place au centre de la scène pour la dernière fois. Son chant calme les esprits.

Elle est suivie par la douce fille Irlandaise, Saoirse, qui n'arrive pas à charmer le Seigneur de la Danse. Car le mal est déjà fait. Son cœur est déjà pris par la provocatrice Merrighan.

Malheureusement pour lui, il se retrouve piégé par son charme diabolique. Et il voit Don Dorcha lui voler le titre de Seigneur de la Danse par la force. Mais Don Dorcha se réjouit trop vite. Et le Petit Esprit vient aider l'ancien Seigneur de la Danse à se libérer du maléfice.

Il s'en suit un duel entre les deux chefs de clan pour le titre de Seigneur de la Danse. Don Dorcha perd et est obligé de fuir.

Le seigneur a regagné son titre grâce au Petit Esprit. Il donne alors son cœur à Saoirse alors que toute la communauté se retrouve pour fêter la victoire.

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Et la tradition celtique peut continuer à battre son plein.

D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lord_of_the_Dance

09:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rockin'daddy

samedi, 17 avril 2010

2003, Lord of the Dance

2003
13 février

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Montpellier, zénith
Lord of the Dance

Extraordinaire musique celte servie par cette talentueuse troupe de danse emmenée par Michael Flatley.

Que du bonheur.



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Lord of the Dance (Seigneur de la danse) est un célèbre spectacle irlandais, composé de danses, chants et musiques celtiques.

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Présentation
Lord of the Dance est un spectacle qui retrace l'histoire de l'une des plus anciennes légendes du folklore irlandais et où se marient gigues, claquettes et ballets. Quelques passages chantés entrecoupent les morceaux dansés. Les chorégraphies sont réglées au millimètre près, dans un mélange de style traditionnel et moderne, le tout accompagné d'une mise en scène impressionnante. La troupe originale du spectacle se compose de trente cinq membres venant d'Irlande, menés par le grand Michael Flatley et son style si particulier.

Le spectacle a conquis la planète en attirant plus de sept millions de spectateurs dans une vingtaine de pays du monde. La tournée mondiale s'effectua au travers de quatre troupes différentes : la Troupe 1 tourna en Europe, la Troupe 2 aux États-Unis, la Troupe 3 en permanence à Las Vegas, et la Troupe 4 au pavillon américain d'EPCOT à Walt Disney World en Floride.

Le spectacle regroupe au total environ deux cents danseurs, ayant tous Michael Flatley comme directeur artistique. À peu près quatre millions de vidéos du spectacle ont été achetées dans le monde.

Le spectacle dure une heure et demi.

Chronologie
Le spectacle Lord of the Dance est inspiré d'un autre spectacle plus ancien, mêlant claquettes et folkore Irlandais : Riverdance.

Michael Flatley a participé à son succès en tant que danseur, notamment dès sa découverte par le public en 1994, à l'Eurovision de Dublin.

Il désapprouve le style de chorégraphie du spectacle et quitte la troupe de Riverdance en 1996. Il fonde de son côté un autre spectacle, Lord of the Dance. Celui-ci est présenté le 2 juillet 1996, au théâtre "The Point" à Dublin (Irlande).

Ce spectacle se différencie de Riverdance de par sa perte d'authenticité vis-à-vis des effets de scène, notamment en privilégiant la danse par rapport au chant. En 1997, le spectacle impressionne le public de la cérémonie des Oscars. Et la tournée de la troupe prit fin à Londres, dans Hyde Park, le 25 juillet 1998, pour ce qui fut le plus grand "show" celtique de tous les temps.

Flatley organise une adaptation de Lord of the Dance en mai 2000 : Feet of Flames. Quatre tournées simultanées ont alors battu des records d'audience au Japon, en Afrique du Sud, en Europe et en Amérique du Nord.

Histoire et composition du spectacle
Le spectacle raconte l'histoire du peuple venu d'Irlande.

"Le temps était suspendu et Erin était la Déesse universelle... L'histoire était déjà écrite et chacun connaissait son rôle. Mais les anciens clans, assis sur des cercles de pierres entendirent des voix et le sommeil des esprits fut troublé. Une puissance venue des ténèbres est venu défier le Lord Of The Dance" (© Unicorn Entertainment LTD 1996).

L'histoire débute avec le Petit Esprit réveillant les filles du clan sur un air de flûte. Ces dernières dansent un ballet puis laissent place au chef du clan et Seigneur de la Danse, qui impressionne par un "Irish Tap Dance" dont lui seul a le secret. Il est très vite rejoint par toute sa communauté qui l'accompagne dans la danse.

Ensuite vient Erin. La déesse nous interprète sa première chanson en solo du spectacle.

Aidées par le Petit Esprit, les danseuses du clan réapparaissent alors dans un doux mélange d'élégance et de légèreté, pour nous faire découvrir à leur tête la douce Saoirse, fille Irlandaise et représentante de liberté.

Vint par la suite Don Dorcha, l'ennemi du Seigneur de la Danse, emmené par sa troupe obscure. Le Petit Esprit en profite pour les narguer.

Merrighan, la tenteresse, nous propose alors une danse des plus envoûtantes.

Il s'agit alors de rappeler que la danse ne fait pas à elle seule la tradition celte, par l'intermédiaire d'un duo composé de deux violons.

Recommence alors une démonstration de douceur avec mesdames les ballerines, jusqu'à ce que Merrighan les provoque. Mais les dames du clan ne se laissent pas faire, et répondent par leur union qui fait leur force.

Arrive alors le Seigneur de la Danse en véritable charmeur, pour une révision des hommes de sa troupe, les Seigneurs de Guerre, sous l'œil admiratif de ces demoiselles.

Tout ce petit monde cède la scène à Erin et à son deuxième morceau chanté très reposant.

Puis, le Petit esprit invite l'entière communauté à se rejoindre, femmes et hommes, dans une véritable réunion de famille autour du Seigneur de la Danse.

Seulement, le Petit Esprit s'aventure trop loin de ses compagnons, et il se retrouve très vite face aux Guerriers de Don Dorcha. Le Petit Esprit ne fait pas le poids. Et malgré sa lutte pour conserver l'objet magique qu'est sa flûte, il se la fait mettre hors d'état.

Le Seigneur de la Danse, accompagné de son armée, court à son secours pour la protéger et combattre le Seigneur des Ténèbres. La bataille fait rage.

Enfin, les deux clans sont séparés par le Petit Esprit, qui stoppe les combats, et en profite pour faire réparer sa baguette auprès du Seigneur de la Danse.

Après cet épisode, Merrighan se range du côté des forces du mal.

Il s'en suit un morceau de violons rempli de tristesse, signe de mauvais présages.

Mais cela n'inquiète pas les danseurs de la communauté, qui montrent leur joie dans un festival de couleurs plus vives les unes que les autres.

Erin dissipe cette euphorie, et reprend sa place au centre de la scène pour la dernière fois. Son chant calme les esprits.

Elle est suivie par la douce fille Irlandaise, Saoirse, qui n'arrive pas à charmer le Seigneur de la Danse. Car le mal est déjà fait. Son cœur est déjà pris par la provocatrice Merrighan.

Malheureusement pour lui, il se retrouve piégé par son charme diabolique. Et il voit Don Dorcha lui voler le titre de Seigneur de la Danse par la force. Mais Don Dorcha se réjouit trop vite. Et le Petit Esprit vient aider l'ancien Seigneur de la Danse à se libérer du maléfice.

Il s'en suit un duel entre les deux chefs de clan pour le titre de Seigneur de la Danse. Don Dorcha perd et est obligé de fuir.

Le seigneur a regagné son titre grâce au Petit Esprit. Il donne alors son cœur à Saoirse alors que toute la communauté se retrouve pour fêter la victoire.

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Et la tradition celtique peut continuer à battre son plein.

D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lord_of_the_Dance

08:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rockin'daddy

vendredi, 16 avril 2010

2002, mort de Joe STRUMMER

2002
22 décembre

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Mort de Joe Strummer

C'est en février 2003 que Rock & Folk nous annonce le décès de Joe Strummer, le chanteur charismatique du fabuleux CLASH...

Joe Strummer est sûrement allé rejoindre Eddy Cochran et Gene Vincent au paradis des Rockers !

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CLASH

The Clash est l'un des groupes majeurs de l'histoire du rock et du punk rock britannique. Le groupe a commencé sa carrière en 1976 et s'est dissout en 1985.

medium_The_Clash_UK.jpgLes deux personnalités les plus importantes en étaient Joe Strummer et Mick Jones, tous deux à la guitare et au chant. Son style, généralement rattaché au mouvement punk, est aussi décrit comme un rock de combat. C'est un groupe qui se caractérise également par sa capacité à intégrer à sa musique des styles différents qu'ils abordent dans l'esprit d'aller à la source de leurs racines musicales. Ils ont ainsi abordé des rythmes punk, rock, reggae, ska, rockabilly et même rap ("This is Radio Clash"). London Calling, un album classique de rock, en est un bon exemple.

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Les Clash ont été un des premiers groupes blancs à assimiler le reggae (reprise de Police & Thieves de Junior Murvin sur leur premier album et leur compo "White Man in Hammersmith Palais" en 1979 ). Mick Jones et Joe Strummer ont continué en solo ou avec des groupes différents après la séparation du groupe.

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Engagement politique
À l'image de nombreux groupes de la première vague punk, les Clash ont critiqué la monarchie et l'aristocratie au Royaume-Uni et à travers le monde. Néanmoins, les Clash ne partageaient pas la même vision nihiliste de la politique qu'avaient la plupart de ces groupes. Ils exprimèrent ainsi leur solidarité avec de nombreux mouvements de libération de l'époque. L'aspect politique de leurs textes est présent depuis leurs débuts (White Riot, morceau incitant les jeunes blancs mécontents à s'engager en politique, à l'image des jeunes noirs, ou encore Career Opportunities, morceau sur le chômage au Royaume-Uni) et est resté un des traits caractéristique du groupe (Guns of Brixton, Something about England, Straight to Hell...).

En 1978, à l'occasion du spectacle Rock Against Racism, organisé par la Anti-Nazi League (les Clash étaient très impliqués dans ce mouvement), Strummer se vêtit d'un t-shirt où apparaissaient les mots "Brigate Rosse", accompagnés du symbole de la Fraction armée rouge, ce qui fut l'objet de controverses. Il déclara plus tard, à l'occasion d'une interview, qu'il avait porté ce t-shirt non pour soutenir ces factions terroristes d'extrême-gauche allemandes et italiennes, mais pour attirer l'attention sur leur existence. Les Clash apportèrent également leur soutien au mouvement Sandiniste ainsi qu'à d'autres mouvements marxistes d'Amérique Latine (d'où le titre de leur album Sandinista!, sorti en 1981.)

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A l'époque de leur album London Calling, sorti en décembre 1979, les Clash tentaient

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de "réaliser la quadrature du cercle" : conserver l'énergie punk, tout en développant de plus en plus les expérimentations musicales. Ils furent particulièrement méfiants vis-à-vis de leur célébrité naissante : en coulisses, après les concerts, ils réservèrent toujours un bon accueil à leurs fans, faisant preuve d'humanité, d'ouverture d'esprit et d'authenticité

d'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Clash

voir aussi des "tonnes de photos" : http://clashphotorockers.free.fr/scene.htm

07:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rockin'daddy

jeudi, 15 avril 2010

2001. Décès de George Harrison

2001
29 novembre

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Mort de George Harrison

L'ancien Beatles est parti rejoindre son compère John Lennon, mort lui aussi un triste jour de décembre, le 8... Assassiné.

Georges Harisson était âgé de 58 ans


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George Harrison

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Né le 25 février 1943 à Liverpool, mort le 29 novembre 2001 à Los Angeles Californie. Il était le plus jeune des quatre membres du groupe The Beatles.

Avec les Beatles

Harrison joint le groupe de John Lennon à la demande de Paul McCartney à la fin des années 50. D'abord et avant tout guitariste solo des Beatles, il composera quelques titres au sein du groupe au début de leur carrière dont : Don't Bother Me' (1963), If I Needed Someone (1965), I Need You (1965) et You Like Me Too Much (1965).

L'influence de Harrison se fera plus sentir au sein du groupe à compter de 1966 ou Harrison commence à s'intéresser aux instrumentions orientales qui seront intégrées graduellement dans la musique et l'univers du groupe. L'album Revolver paru à l'été 1966 compte trois compositions de Harrison dont Taxman.

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Les plus grandes compositions (et les plus connues) de Harrison seront écrites au cours des dernières années d'existence des Beatles, l'influence de Harrison se faisant surtout sentir dans les albums The Beatles (1968) avec "While My Guitar Gently Weeps" et Abbey Road en 1969 avec "Something" et "Here Comes The Sun".

Suite à la rencontre des Beatles avec le Maharishi Mahesh Yogi en 1967 et au voyage des Beatles en Inde en 1968, il restera toute sa vie attaché à l'Inde et à la philosophie hindouiste. Il s'intéressa également à la musique classique traditionnelle indienne qu'il contribua a faire connaître en Occident et qu'il intégra à ses compositions. Il a côtoyé les plus grands artistes indiens comme le sitariste Ravi Shankar dont il a produit l'album Mantras à la fin des années 1990.

Une autre de ses passions était le ukulélé, dont il était un collectionneur notoire et un joueur émérite. George Harrison s'intéressait en particulier à la variante la plus répandue au Royaume-Uni de cet instrument : le banjo-ukulélé.

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Carrière solo
Après la séparation du groupe en 1970, Harrison entame une carrière solo. Il développe son propre style à la guitare basé sur le "slide"

Son premier album solo post-beatles fût All Things Must Pass produit par Phil Spector qui parût à la fin de l'année 1970. L'album connu un succès fulgurant, notamment le titre My sweet Lord considéré comme l'une des chansons les plus populaires de la fin du XXe siècle. En 1971, Harrison organise le Concert for Bangladesh, le premier grand concert de charité regroupant une brochette de rock stars, dont Eric Clapton, Bob Dylan et Ringo Starr.

L'album suivant Living In The Material World publié en 1973 connu aussi un succès relatif, principalement le titre Give Me Love qui sera classé numéro 1 des deux côtés de l'Atlantique au printemps 1973.

L'année 1974 marque une première et la seule tournée nord-américaine pour George au cours de sa carrière solo. Il lance au cours de la même année son propre label de disque Dark Horse.

A compter de 1974, les albums suivants n'eurent pas le même succès. Il connut un certain succès en 1981 avec le simple "All Those Years Ago" hommage à son défunt collègue John Lennon et Il lui fallut attendre la fin des années 1980 pour retrouver les faveurs du grand public, grâce à son album Cloud Nine (paru fin 1987) qui contenait trois tubes : Got My Mind Set On You, When We Was Fab (tous deux soutenus par des clips-vidéo amusants voire inspirés) et This Is Love.

Malheureusement, ce retour en grâce ne fut pas confirmé par d'autres albums studio, du moins en son nom propre, puisqu'il s'est alors consacré à son projet collectif, les Traveling Wilburys en compagnie de Roy Orbison, Tom Petty, Jeff Lynne et Bob Dylan. Ce n'est que peu après sa mort (cancer des voies respiratoires et tumeur au cerveau) que parut, en 2002, son dernier album Brainwashed.

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George Harrison restera comme un des membres des mythiques Beatles, un grand guitariste, mais aussi comme un grand compositeur; sa chanson la plus célèbre "Something" ayant même été qualifiée par Frank Sinatra de "plus belle chanson du monde".


L'affaire My Sweet Lord
La chanson My Sweet Lord lui valut un procès pour plagiat, qu'il perdit. En effet, il aurait repris, sans le vouloir, l'air d'une chanson He's So Fine d'un groupe américain, The Chiffons, qui avait connu un certain succès en 1963.

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À la demande de Juan Mascaró, professeur de sanskrit à Cambridge, George utilisa aussi les paroles d'un poème du Dao De Jing (Tao-te-king) de Lao Zi (Lao-tseu) pour la chanson The Inner Light.

D'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Harrison

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mercredi, 14 avril 2010

1999, Alpha Blondy

1999
26 mars

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MONTPELLIER, Zénith
Alpha Blondy

Nous nous sommes rendus au Zénith pour y apprécier une fois encore la bonne humeur de Alpha Blondy.

Incroyable jeu de scène avec sa béguille et une jambe dans le plâtre.

Au retour, malgré que nous n'ayons pas fumé un seul joint, avec ce que nous avions respiré, nous étions complétement shootés !


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Alpha BLONDY

medium_alpha-blondy4.jpgPremier fils d'une famille de neuf enfants, Seydou Koné naît à Dimbokro en 1953 . Élevé par sa grand-mère, le garçon connaît des années heureuses : portant le même prénom que le grand-père décédé, il est le « petit mari » de l'aïeule qui le cajole . Élevé parmi des femmes âgées, il en apprend notamment de nombreuses expressions dioula recherchées. Une règle importe et marquera l'enfant pour toute sa vie : il faut « parler droit », ne pas mentir, quelles que puissent en être les conséquences.

En 1962, il retrouve sa mère à Korhogo ; celle-ci l'emmène à Odienné où son mari travaille pour la Compagnie française de Côte d'Ivoire, la CFCI . Seydou Koné passe dix ans à Odjenné, où en 1972, il préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (MEECI) . On l'appelle Elvis Blondy . La même année, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo . Élève inscrit à l'internat, l'adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse) : les Atomic Vibrations jouent en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent Sainte-Elisabeth voisin... Désireux d'apprendre l'anglais, il convainc sa mère de le laisser partir, en auto-stop, pour le Liberia voisin.

En 1973, Seydou Koné est à Monrovia . Il y reste treize mois, prenant des cours pour maîtriser la langue des Beatles et donnant des leçons de français . Mais le jeune homme veut aller plus loin . Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux États-Unis perfectionner son anglais, aller à l'université, faire de la musique et créer un groupe . À l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons . « Come back Jesus », par exemple, a été écrite au Liberia ( le titre sera publié en 1985 sur l'album « Apartheid is nazism » ).

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C'est en 1976 que le rêve devient réalité : Blondy ( c'est ainsi qu'il signe les lettres envoyées aux amis restés au pays, surnom qui existe depuis le collège à Odienné ) débarque à New York . Il s'inscrit dans une première école, la Geneva School of business, où il suit pendant trois mois des leçons d'anglais commercial . Puis il use les bancs du Hunter College pour prendre des cours de langue accélérés et passer avec succès le test qui lui permet enfin de s'inscrire à l'American Language Program de Columbia University .

Pendant deux ans, le jeune ivoirien suit ce programme destiné aux étudiants étrangers . En même temps, souvent de nuit, forcément, il enchaîne les jobs alimentaires -il est notamment coursier, à 5 dollars le pli porté . À ce rythme, il tombe bientôt malade . Alors qu'un médecin lui conseille de se reposer, un ami ivoirien, Oullaï Joachim, lui suggère de venir le rejoindre à Waco, au Texas . Seydou arrête les cours et quitte New York, son climat qui peut être si froid et son rythme infernal .
À Waco, le compatriote l'aide à trouver du travail : c'est l'usine de dindons Plantation Food, puis celle de poulets . Mais les abattoirs, cela ne correspond pas si bien que ça au jeune homme qui, à New York, comme la plupart des africains, évoluait dans les milieux carribéens et notamment jamaïcains : toute la période new-yorkaise a en effet été celle d'une approche de la philosophie rasta, illustrée par le concert donné par Burning Spear en 1976 à Central Park, dont Alpha parle encore aujourd'hui comme d'une date majeure, et en quelque sorte, emblématique. Après les volailles, donc, le jeune Blondy trouve un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes du monde . Pour sa part, il continue d'écrire ses titres.

Une rencontre lui donne beaucoup d'espoir : celle du Jamaïcain Clive Hunt, qui lui présente The Sylvesters, un groupe formé par une famille de dominicains qui joue régulièrement dans les petites salles de l'État de New York . Espérant enfin réussir, Blondy quitte le Texas et commence à se produire en première partie des Sylvesters . Il chante ses propres compositions, dont «Burn down the apartheid», « Bory Samory » ( publié en 1984 sur « Cocody Rock ») ou « War », de Bob Marley, en français (publié en 1994 sur «Dieu»)...
Mais le plus grand espoir du jeune homme repose sur les 8 chansons enregistrées, sous la houlette de Clive Hunt, au studio Eagle Sound à Brooklyn . À l'époque, Clive Hunt a déjà réalisé le 1er album des Abyssinians, travaillé avec Max Romeo et écrit une chanson (Milk and Honey) pour Dennis Brown . Le disque ne voit malheureusement jamais le jour : le réalisateur ayant des problèmes d'argent, il a, dit-on à Blondy, quitté New York pour Londres .

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Déjà quatre ans passés aux États-Unis, sans résultat vraiment palpable : en 1980, Blondy décide de rentrer en Côte d'Ivoire . Peu glorieux, le retour est douloureux . Le rêve américain a tourné au cauchemar .
De retour à Abidjan, Blondy habite chez des amis . Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens au ghetto d'Adjamé, au Bracody Bar . Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un commencement .

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En 1981, Roger Fulgence Kassy lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne (la RTI), «Première chance» . Les deux hommes se connaissent de longue date. Adolescents, ils se retrouvaient en effet à Abidjan pendant les grandes vacances, au quartier Ebrié, chacun chez son oncle (les deux oncles travaillaient à la Présidence) ; ils ont passé le BEPC la même année .
Avant le départ au Liberia, en 1973, c'est d'ailleurs ensemble qu'ils se présentent au concours d'entrée à la RTI. Fulgence réussit, et entre au studio-école de la télévision ivoirienne. Quand Blondy revient des Etats-Unis, Fulgence fait partie de l'équipe du studio 302, dirigée par George Benson . En 1981 donc, Ful, comme l'appelle Alpha, lui propose «Première chance» . Pour le chanteur qui a bientôt trente ans, c'est plutôt la dernière chance...
Il interprète quatre chansons : «Christopher Colombus» de Burning Spear, et trois de ses compositions, «Bintou were were», «Dounougnan» et «The end» . «Tu verras, demain, ta vie va changer», avait prévenu Fulgence . Effectivement: Devant l'engouement suscité par le passage à la télévision, Georges Benson propose au chanteur de produire son premier album . Ce sera «Jah Glory», qui sort fin 1982, début 1983 . C'est, au grand regret de Seydou Koné, malheureusement trop tard pour faire partager sa joie à sa grand-mère chérie .
Sur l'album, un titre que Benson hésite à mettre : «Brigadier sabari» . La chanson ( dont l'intitulé peut se traduire par la supplication «Brigadier, pitié!» ) dénonce les violences dont la police est coutumière . Le titre fait un tabac en Côte d'Ivoire et dans toute la région . Il accompagne jusqu'à aujourd'hui la riche carrière d'Alpha Blondy, qui compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts .
Avec son groupe le Solar System, l'artiste se produit en effet aux quatre coins de la planète, portant haut les couleurs de l'Afrique et de son pays, la Côte d'Ivoire

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d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Blondy

Voir aussi la superbe bio : http://www.alphablondy.info/article.php?aid=56

07:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rockin'daddy

samedi, 10 avril 2010

1998, mort de Carl Perkins

1998
19 janvier

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Mort de Carl Perkins

Il était agé de 66 ans.

Incontestable Roi du Rockabilly, l'ainé des Stray Cats fut l'auteur, entre autre, du légendaire Blue Suede Shoes, reprise notamment par Elvis Presley...

Carl Perkins est avec Fats Domino un des rares Pionniers du Rock N'Roll que je n'ai jamais vu sur scène....


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Carl Perkins

medium_carl2.jpgNé le 9 avril 1932, Carl Perkins est issu d’un milieu agricole où il commence à travailler tout jeune dans les champs de coton. Le jour, il y apprend le Gospel et, la nuit, il écoute du Blues et de la Country sur des radios locales.

En 1953, un single d’Elvis le pousse à tenter sa chance auprès de Sam Phillips, patron de Sun Records. En 1956, Blue Suede Shoes devient son véritable premier hit, mais aussi un hymne pour la jeunesse. Prouesse supplémentaire, il s’impose en simultané dans les charts rhythm and blues, pop et country.

Il mélange picking, rapidité et accords dévastateurs. Grâce à lui, le Rockabilly gagne ses lettres de noblesse.

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Alors au faîte de sa gloire, il échappe de peu à la mort lors d’un accident au cours duquel décède son manager. Carl passe le restant de l’année à l’hôpital entre déprime et télégrammes de Presley, qui va enregistrer sa propre version de Blues Suede Shoes et devenir ce que l’on sait à la place de Carl !

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En 1958, malgré son alcoolisme chronique, il signe sur Columbia pour quelques hits mineurs. En 1963, alors qu’il tourne avec Chuck Berry, les Beatles déclarent combien son influence à été décisive sur leurs compositions.

Mais c’est surtout sa rencontre avec Johnny Cash et sa participation au show télévisé de ce dernier qui lui permettent de se reconstruire. Le déroulement de leurs carrières est identique (départ et retour à la Country, batailles gagnées contre l’alcool et les drogues). Il signe un contrat discographique et abandonne un Rockabilly mourant pour des écarts Country puis Rock.

Il décide de former un groupe avec ses fils et de monter son propre label. Au début des années 1980, il réalise des sessions avec Paul McCartney et se produit avec Jerry Lee Lewis, Johnny Cash et Roy Orbison. L’Angleterre, terre d’asile pour les rockers américains, l’acclame.

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Guéri d’un cancer de la gorge en 1993, il continue d’écrire, de s’occuper de ses deux restaurants et de sa fondation pour les enfants battus. Au fil des années, il a vu ses compositions reprises par le Beatles (5), Ricky Nelson, Johnny Burnette, Patsy Cline, Dolly Parton et The Stray Cats.

Le dernier album de Carl Perkins, Go Cat Go, en 1996, comporte de nouvelles collaborations avec notamment Paul Frederic Simon, John Fogerty, Tom Petty et Bono.

Il meurt en 1998 d’une rechute de son cancer de la gorge et après plusieurs mois de souffrance. Il est enterré au cimetière de Ridgescrest à Jackson (Tennessee).

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D'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Perkins

Retrouvez Carl Perkins sur cette super vidéo.

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Extrait .... Blue Suede Shoes

http://www.youtube.com/watch?v=31IFf19U5iA&mode=relat...

06:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : loisirsculture

lundi, 05 avril 2010

1995, Marianne FAITHFULL

1995
4 juillet

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Lyon, au théatre antique de Fourvière,
Marianne Faithfull


Entre deux concerts des Rolling StonesParis, puis à Montpellier, la chair de poule garantie avec Marianne Faithfull !

Quelle émotion d'avoir pu approcher la belle Marianne tout près, devant la scène, le temps d'une ou deux chansons.

En première partie Jeff Buckley (décédé depuis) m'a quelque peu assommé...

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Mariane FAITHFULL

medium_sister4.jpgMarianne Faithfull est née le 29 décembre 1946 à Hampstead, un quartier de Londres. Elle a à peine vingt ans lorsque sa carrière musicale est prise en main par le manager des Rolling Stones, Andrew Loog Odham. En 1964, elle devient ainsi la muse des "pierres qui roulent", Mick Jagger et Keith Richards se chargeant de lui composer sa première chanson As Tears Go By. La jeune chanteuse tombe sous le charme de Mick Jagger et c'est le début d'une belle histoire d'amour !

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Sister Morphine

Cette égérie du "Swinging London" des sixties enchaîne avec trois autres singles, Summer Night, This Little Bird, Come and Stay With Me, et sa notoriété franchit l'Atlantique !

En 1969, Marianne sort le single Sister Morphine, qui sera repris plus tard par les Rolling Stones dans leur album Sticky Fingers... Mais tout a une fin et l'idylle avec Mick prend fin au début des années 70. Marianne Faithfull tombe en pleine déprime, sombre dans la drogue et n'est plus que l'ombre d'elle-même !

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The Ballad Of Lucy Jordan

Marianne reste en retrait jusqu'en 1979 où elle fait un retour fracassant avec le sombre et sublime Broken English, comprenant The Ballad Of Lucy Jordan. La flamme semble rallumée et la dame va ainsi enregistrer plus ou moins régulièrement durant les années 80. On retient notamment Strange Weather en 1987, produit par Hal Willner, son plus gros succès de la décennie.

En 1994 paraît une biographie. Un ouvrage complété quelques mois plus tard par celui de Mark Hodkinson, "As Tears Go By", plus complet et surtout plus objectif !

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Kissin' Time

La fin des années 90 la voit collaborer avec Metallica sur l'album Reload (1997) puis elle enregistre Vagabond Ways en 1999.

Cette artiste complète, qui a aussi joué au cinéma et au théâtre, justifie la signification de son nom (Faithfull peut se traduire par "pleine de foi") et signe un nouveau chef d'oeuvre en 2002: Kissin' Time. Elle y croise bon nombre d'artistes qui sont ses fans: d'Etienne Daho à Beck en passant par Billy Corgan et Blur, l'album est original et superbe !

Elle participe ensuite au Festival des Vieilles Charrues, en Bretagne, en juillet et se produit en fin d'année 2002 à l'Olympia.

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Après cette multitude de collaborations, qui permet aux plus jeunes de découvrir cette grande figure du rock mondial, Marianne apparaît sur l'album d'Etienne Daho, Réévolution, en 2003, puis publie un nouvel album en 2004, Before The Poison. Elle y côtoie de nouveau Damon Albarn mais aussi PJ Harvey et Nick Cave. Une nouvelle production encensée par la presse spécialisée, avec une tournée programmée dans la foulée. Mais la chanteuse, épuisée, doit en annuler une bonne partie, notamment les concerts programmés en France à l'automne. Outre ses propres shows, elle venait d'assurer soixante-quinze représentations d'un opéra de William S. Burroughs et Tom Waits, "The Black Rider". Repos...

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Chanteuse atypique

Un dvd, Dreaming My Dreams, paru en 2003, revient sur cette vie pour le moins tourmentée. Une carrière atypique, passionnante et pleine de rebondissements que celle de Marianne Faithfull.

Interviews, reportages et témoignages constituent les 90 minutes de ce documentaire, agrémenté de quelques séquences live enregistrées au West 54th. La chanteuse y reprend ses plus grands succès comme Broken English, Vagabond Ways, The Ballad Of Lucy Jordan. Madame Faithfull jette un regard sans concession sur ses divers accidents de parcours et ses déboires liés à l'alcool ou à la drogue. Cela ne la rend que plus attachante !

Pierrick Roux

D'après : http://www.ramdam.com/art/f/mariannefaithfull_bio.htm

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2006, Marianne Faithfull atteinte d'un cancer du sein.
Marianne, Icône féminine de la Saga Rolling Stones
....


Sister Morphine doit engager un féroce combat contre cette saleté de maladie....

Quelques dépêches !!!!!

Marianne Faithfull atteinte d'un cancer du sein

AP | 14.09.06 | 15:56

****** LONDRES (AP) -- La chanteuse Marianne Faithfull, ancienne égérie des Rolling Stones, a reporté une tournée mondiale après avoir appris qu'elle était atteinte d'un cancer du sein, a annoncé jeudi son agent londonien.
Selon Rob Partridge, les médecins français qui ont posé le diagnostic précisent que le cancer est dans ses premiers stades. Marianne Faithfull, 59 ans, devait entamer cette tournée mondiale le mois prochain, mais la reporte jusqu'en 2007.
"J'ai une confiance absolue dans ma merveilleuse équipe médicale, et j'irai bien entendu mieux, voire mieux que jamais", déclare la star dans un communiqué publié par son agent. La tournée de l'année prochaine "sera une immense célébration", a-t-elle promis à l'attention de ses fans.
Rob Partridge a précisé que le pronostic de rétablissement complet était "excellent" pour Marianne Faithfull, qui partage sa vie entre la France et l'Irlande. La tournée aurait dû débuter le 7 octobre à Paris et se poursuivre aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, en Suisse, en Hongrie et en Espagne pour se terminer à Londres le 18 décembre. "Marianne Faithfull compte bien reprogrammer en 2007 la tournée prévue", a précisé Rob Partridge.

Marianne Faithfull est devenue célèbre dans les années 60, dont elle fut l'une des principales égéries féminines de la scène rock. A l'époque, petite amie notamment de Mick Jagger, elle chantait de sa voix éraillée "As Tears go By". Après une longue bataille contre la drogue, elle a relancé sa carrière avec l'album "Broken English", en 1979. AP
******


****** La chanteuse et actrice britannique Marianne Faithfull souffre d'un cancer du sein et a repoussé à l'an prochain une tournée mondiale qui devait commencer en octobre à Paris, a annoncé jeudi son agent.

La maladie a été diagnostiquée "à ses débuts" par des médecins en France, où la chanteuse de 59 ans vit en alternance avec l'Irlande, et le pronostic est "excellent", a ajouté l'agent.

"Marianne Faithfull attend avec impatience sa tournée reprogrammée en 2007", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, l'artiste a précisé qu'elle avait "toute confiance dans (sa) formidable équipe médicale" et ajouté que sa tournée repoussée à l'an prochain serait "une grande fête. Je veux en assurer mes fans", a-t-elle dit.

Auteur, compositeur et interprète, Marianne Faithfull, également actrice, a une carrière longue de plus de 40 ans. Elle était devenue célèbre en 1964 après que les Rolling Stones, Mick Jagger et Keith Richards, lui eurent composé sa première chanson, "As Tears Go By". Une série de tubes avaient assis sa célébrité, notamment "Come and Stay with Me", "This Little Bird and Summer Nights".

Elle a récemment joué Marie-Thérèse d'Autriche dans le film de Sofia Coppola "Marie-Antoinette". Elle a également joué, sous la direction de Patrice Chéreau, dans "Intimité" et dans "La fille sur le pont".

Son dernier disque "Before the Poison", très bien accueilli par la critique, remonte à 2004.

Elle a également récemment contribué à un album d'hommage en anglais à Serge Gainsbourg, "Monsieur Gainsbourg Revisited", auquel ont également participé le groupe Franz Ferdinand et Jane Birkin.

Marianne Faithfull devait commencer sa tournée à Paris le 7 octobre, avant une série de concerts aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, en Suisse, en Hongrie et en Espagne. Sa tournée devait s'achever à Londres le 18 décembre.
*****

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samedi, 03 avril 2010

1994, Pink Floyd...

1994
septembre

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LYON, Stade de Gerland
PINK FLOYD

En septembre,à Lyon, au stade de Gerland, les Pink Floyd donnent deux concerts.
J'assiste au deuxième où nous avons eu droit au fameux crash de l'avion!!!!


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PINK FLOYD

1967-1968: l'attraction psychédélique
Après plusieurs formations étudiantes aux membres (Bob Klose) et aux noms divers (T-Set, The Abdads, The Architectural Abdads, Sigma 6), le groupe se constitua autour de Syd Barrett (chant, guitare), Richard Wright (claviers, chant), Roger Waters (basse, chant) et Nick Mason (batterie). Un des noms originaux du groupe, T-Set, fut abandonné après que le groupe se fut trouvé à l'affiche avec un autre groupe du même nom. Barrett proposa sur le coup une alternative, The Pink Floyd Sound. Le nom était un hommage à deux musiciens de blues, Pink Anderson et Floyd Council. Le mot « Sound » fut vite abandonné. À l'origine, propulsé au devant de la scène rock underground londonienne, le groupe developpa des compositions principalement écrites par Barrett. Elles reflétaient un mélange de rock psychédélique américain, de whimsy britannique et d'un peu de blues (particulièrement dans les solos de guitare).

Ils signèrent un contrat avec EMI en 1967 et sortirent quelques bons singles, comme celui d'Arnold Layne.

Sorti en août 1967, le premier album du groupe, The Piper at the Gates of Dawn (nom tiré d'un chapitre du Vent dans les Saules (The Wind In The Willows) de Kenneth Grahame), est considéré comme un exemple typique de psyché folk britannique. L'album fut un succès au Royaume-Uni, mais pas aux États-Unis. À cette période, le groupe partit en tournée avec Jimi Hendrix, ce qui leur valut une certaine notoriété.

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The Piper at the Gates of Dawn(1967)En 1968, Syd Barrett souffre d'une dépression nerveuse attribuée notamment à l'usage prolongé de drogues psychédéliques (essentiellement le LSD), à la pression de vie de groupe, aux enregistrements et aux tournées permanentes. Il s'avère également que Syd souffrait depuis le départ de schizophrénie, qui se serait manifestée tardivement, peut-être déclenchée soudainement par les éléments cités ci-dessus. Sa contribution au deuxième album est trop bizarre pour être utilisée et ses performances scéniques se limitent à jouer la même note pendant toute la soirée. Le comportement de Barrett dans la vie courante est devenu imprévisible: il oublie où il se trouve, ne se rend pas aux concerts... Afin de permettre tout de même au groupe de jouer, les autres membres invitent le guitariste David Gilmour, ami d'enfance de Barrett, à rejoindre le groupe afin de pouvoir assurer des spectacles. Gilmour devait assurer les parties de guitare et de chant normalement assurées par Barrett. Pink Floyd joue ainsi à cinq pendant un très court temps, avant d'exclure Syd Barrett, devenu totalement incapable de jouer sur scène.

Alors que Barrett a écrit la majeure partie du premier disque, The Piper at the Gates of Dawn (1967), il contribue peu au second A Saucerful of Secrets (1968), forçant le groupe à prendre une nouvelle direction. Avec la perte de leur principal compositeur et fondateur, David Gilmour restera pour conserver l'intégrité du groupe. Avec son arrivée, le son se durcit un peu. C'est Roger Waters qui émerge comme éminence grise et parolier absolu de Pink Floyd.


1969-1972 : expérimentations musicales et envol du groupe
Le disque suivant Ummagumma (1969), est un mélange d'enregistrements de prestations scéniques et d'expérimentations avant-gardistes par chacun des membres en solo. Avec cet album, Pink Floyd s'écarte de ses prétentions underground pour un son rock un peu plus conventionnel confirmé dans les trois albums suivants.


Atom Heart Mother (1970)Ummagumma est suivi la même année de More. Cet album est en fait la bande sonore du film More de Barbet Schroeder. Cet album se distingue par son son acid folk et même heavy metal avec The Nile Song. Atom Heart Mother (1970), quant à lui, est un exemple d'album rock avant-garde avec une pièce éponyme de plus de 23 minutes sans paroles et avec orchestre, et une autre, Alan's Psychedelic Breakfast, où on entend quelqu'un, en l'occurrence Alan Stiles, prendre son petit déjeuner, entrecoupé de courts passages musicaux. Meddle (1971) est probablement l'album qui a consacré Pink Floyd comme un des groupes majeurs de l'époque grâce à Echoes, un titre de vingt-trois minutes, et One of These Days, devenu un classique de leurs concerts. Par ailleurs, c'est Meddle qui définit le son de Pink Floyd comme progressif, c'est-à-dire de longues pièces complexes et souvent divisés en plusieurs mouvements. Finalement, Obscured by Clouds (1972), une autre bande sonore de film (La Vallée), confirme la voie empruntée par les musiciens de Pink Floyd.

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1973-1977 : les années glorieuses
David Gilmour réfute les accusations de tentations commerciales lorsque leur album Dark Side of the Moon connaît un succès massif en 1973 avec le titre Money. Cet album restera dans le top 200 américain pendant plus de quatorze ans, battant de nombreux records, c'est le 3e album le plus vendu de tous les temps. Sa pochette créée par Hipgnosis, représentant la dispersion de la lumière par un prisme, est célèbre. The Dark Side of the Moon est un album-concept dont les thèmes dominants sont la vieillesse, la folie et la mort. C'est un album techniquement très élaboré, avec l'utilisation d'un nouvel enregistreur 16 pistes du studio Abbey Road, le talent de l'ingénieur du son Alan Parsons, les titres sont méticuleusement enchaînés, la guitare de Gilmour est envoûtante ; Rick Wright joue de ses synthétiseurs de manière tellement innovante qu'elle va donner l'exemple à tout un courant musical, en Allemagne surtout.


The Dark Side of the Moon (1973)Dark Side of the Moon et les trois albums suivants (Wish You Were Here, Animals et The Wall) sont souvent considérés comme les plus aboutis de la carrière de Pink Floyd. Des tensions commencent à émailler lors de l'enregistrement de Wish You Were Here et elles auraient pu conduire à la dissolution du groupe, mais les efforts des membres génèrent un excellent album, avec des paroles touchantes. Le morceau principal Shine On You Crazy Diamond est un long hommage à Syd Barrett dont l'esprit semblait continuer à hanter le groupe.

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En 1977, avec l'enregistrement de l'album Animals, le groupe est de plus en plus critiqué et stigmatisé par le courant punk pour qui il symbolise l'avachissement et la prétention du rock bien loin de la simplicité des débuts du rock'n'roll. Les animaux sont utilisés comme métaphores des hommes dans certains titres de l'album Animals, influencé par La Ferme des animaux de George Orwell.


1979-1986 : la domination de Roger Waters
À la fin de 1978, Roger Waters présente aux membres du groupe deux albums déjà écrits: The Wall (dont les thèmes principaux sont le mur séparant l'artiste de ses fans et l'aliénation de l'individu par la société) et The Pros and Cons of Hitch Hiking. The Wall sera choisi, et le deuxième sera enregistré plus tard et en solo par Roger Waters.

La critique salue avec enthousiasme The Wall en 1979, quelques phrases extraites des textes vont marquer les esprits: We don't need no education, we don't need no thought control, (Nous n'avons pas besoin d'éducation, nous n'avons pas besoin de maîtres à penser) et Comfortably Numb, (Confortablement engourdi).

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The Wall (1979)Ce fut le début d'une collaboration entre le groupe, le compositeur Michael Kamen et le producteur Bob Ezrin. Cet album, prélude à une série de concerts dont la logistique est tellement lourde que la tournée ne couvrira que quatre lieux (et dont il sortira un double album Is There Anybody Out There? en 2000), témoigne de l'influence grandissante de Roger Waters, les autres membres vont en prendre ombrage et Wright sera rejeté du groupe par Waters. C'est le premier album à l'époque qui réussit à faire de l'ombre à The Dark Side of the Moon.

En 1983 sort The Final Cut, album atypique qui n'a d'album de Pink Floyd que le nom, puisqu'on peut lire sur la pochette que c'est une œuvre de Roger Waters, jouée par Pink Floyd. Waters, qui a pris de plus en plus d'importance dans le groupe, estime que celui-ci n'a plus vraiment de raison d'être. Ne pouvant dissoudre le groupe par contrat, il quitte Pink Floyd en 1986, en se disant que celui-ci ne survivra pas à son départ puisqu'il en était devenu la seule force créatrice.


1987-2005 : David Gilmour prend les rênes
Ce n'est pas l'avis de David Gilmour, qui en 1986 décide de relancer le groupe avec Wright et Mason. Des batailles juridiques s'engagent avec Roger Waters qui leur conteste le droit au nom du groupe sans sa présence. C'est pourtant sous le nom de Pink Floyd qu'ils vont sortir en 1987 A Momentary Lapse of Reason, le groupe étant pour l'occasion épaulé à l'écriture et à l'enregistrement par une série de musiciens externes, dont Tony Levin (bassiste et violoncelliste de Peter Gabriel) et John Helliwell (saxophoniste de Supertramp).

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A Momentary Lapse of Reason (1987)En 1994, c'est un groupe plus soudé qui sort The Division Bell, sur lequel on notera la participation de Michael Kamen. Cet album fut un prélude à une gigantesque tournée mondiale, dont sera ensuite extrait P·U·L·S·E. En 2004, la cité de la musique de Paris (La Villette) consacre une exposition au groupe : Pink Floyd Interstellar.


2005-2006 : fin du groupe
Pink Floyd s'est reformé le temps d'un concert à l'occasion du Live 8, le 2 juillet 2005, à Londres, à Hyde Park[1]. Le groupe était au complet, avec David Gilmour, Roger Waters, Nick Mason et Richard Wright, et avant d'entamer Wish You Were Here, Roger a rendu hommage à Syd:

« C'est un moment émouvant, debout ici avec ces trois gars, après toutes ces années. Debout avec vous tous. Quoi qu'il en soit, nous le faisons pour ceux qui ne sont pas là, en particulier pour Syd bien sûr. »

Les rumeurs d'une éventuelle reformation de Pink Floyd allaient bon train depuis leur concert donné cette année-là à Londres, mais apparemment infondées. C'est ce qu'a déclaré David Gilmour au quotidien italien « La Republica », alors que beaucoup de fans croyaient dur comme fer que Pink Floyd redonnerait des concerts avant la fin de l'année :

« Le groupe ? C'est terminé. On s'est juste réuni pour la bonne cause, mais franchement je n'en ai plus du tout envie... Et ça n'a rien à voir avec Roger Waters, parce que même sans lui je ne reformerai pas Pink Floyd. Jouer avec Pink Floyd demanderait trop de travail, et j'en ai marre des pressions. Maintenant j'ai une vie tranquille, et puis j'ai 60 ans... Je préfère bosser seul, et je le vis très bien. »

À noter que, selon le magazine « Rock & Folk » d'août 2006 (numéro 468), David Gilmour a invité Roger Waters pour son dernier concert de sa tournée On An Island, à Londres. Voici les propos de Nick Mason concernant cette invitation, refusée par l'ex-bassiste du Floyd : « David a invité Roger au Royal Albert Hall, mais ce dernier répétait et ne pouvait se rendre disponible. »

Le 7 juillet 2006, Syd Barrett mourait à Cambridge des suites de complications liées au diabète. Il avait 60 ans.

D'après :http://fr.wikipedia.org/wiki/Pink_Floyd

06:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, loisirsculture