mercredi, 25 février 2009

1978, Graeme ALLWRIGHT

1978,
26 avril,


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Lyon, Croix Rousse,
salle des fêtes


Rendez-vous pour une très belle soirée avec un des très grands du Folk song, le talentueux et sympathique Graeme Allwright.



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Graeme ALLWRIGHT

medium_graeme_01.jpgNé en 1926, Graeme Allwright est passionné de théâtre dès sa jeunesse et embarque, en 1948, de sa Nouvelle Zélande natale pour l'Angleterre afin d'y apprendre le métier de comédien.

Ce n'est qu'à la quarantaine qu'il débute dans la chanson sous l'impulsion de Colette Magny qui lui présente Mouloudji.

C'est en 1965 que sort son premier album. Il se produit ensuite à Bobino, l'Olympia et le Palais des Sports.

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En 1966, Graeme Allwright chante une adaptation d'une chanson de Bob Dylan "Qui a tué Davy Moore" à une époque ou la chanson Rock et Yéyé envahissait les médias.

Puis vint 1968. Les médias boudent le chanteur alors qu'il remplit des salles. Allwright déçu du système (un de plus qui, comme Leny Escudero, Le Forestier et quelques autres, ont fui le show business à un moment de leur vie) voyage au Moyen Orient, en Afrique, aux U.S.A., en Inde ( Il est fasciné par la philosophie de Sri Aurobindo, cela motive de multiples voyages dans ce pays)

Louis Nicera avait écrit, en 1966, au dos d'une pochette d'un album en parlant de Allwright "C'est un beatnik sans uniforme".

En 1968, Graeme Allwright sort son troisième album "Le jour de clarté" avec des premières adaptations de chansons de Léonard Cohen "Suzanne", "L'étranger". Son antimilitarisme apparaît au travers de "Jusqu'à la ceinture" (chanson de Pete Seeger que Allwright a adaptée). Nous sommes en pleine guerre du Vietnam et Moustaki, Ibanez, Colette Magny, Béranger et Le Forestier mêlent leurs voix pour chanter leur révolte.

En 1975, Allwright chante "Larzac 75", un texte de circonstance alors que l'Armée française essaie d'étendre le camp militaire du Plateau du Larzac. Graeme Allwright participe à plusieurs manifestations sur le Larzac et chnate bénévolement.

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En 1977, à l'âge de 51 ans, Allwright passe au Printemps de Bourges où il reçoit un accueil chaleureux du public.

En 1978, Graeme Allwright rend un hommage à Woody Guthric aux côtés de Steeve Waring, Roger Mason et Marc Robine...... à suivre ....

d'après : http://www.chansonrebelle.com/chanteurs/allwright.htm

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mardi, 24 février 2009

1977, YES ! DONOVAN ...

1977,
4 décembre


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LYON,
Palais des sports


Nous passons cette soirée avec Donovan en invité. Le troubadour, qui nous offrira un moment agréable.

Et en "Vedettes" nous découvrons Yes qui effectuèrent une honnête prestation.



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YES

Yes est un groupe de rock britannique de style progressif qui composa ses premières chansons en 1969. Bien que la composition du groupe ait changé au fil des ans, les membres fondateurs Jon Anderson et Chris Squire peuvent être considérés comme le noyau du groupe avec Steve Howe. Anderson a participé à tous les albums sauf un (Drama) tandis que Squire a participé à tous les albums officiels de Yes. Rick Wakeman, d'un autre côté, a intégré et quitté le groupe au moins quatre fois.

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Yes en concert à Indianapolis, le 30 août 1977

Les premières œuvres du groupe sont généralement considérées comme étant leurs meilleures, et ils furent au début des années 1970 la figure de proue du rock progressif. Leurs deux premiers albums, sortis en 1969 et 1970 sont du rock dans la lignée des Beatles, mais c'est avec The Yes Album, sorti en 1971, que leur musique prend un tournant progressif. Sur cet album, Steve Howe remplace Peter Banks à la guitare. L'album suivant, Fragile (1972), est caractérisé par l'intégration de Rick Wakeman, remplaçant Tony Kaye aux claviers. Certains considèrent l'album suivant, Close to the Edge (1972), comme étant la culmination du genre entier. L'album contient trois chansons, dont la chanson-titre durant 18 minutes et construite comme une pièce classique du XIXe siècle. A la sortie de l'album, Bill Bruford quitte le groupe pour intégrer King Crimson. Il est remplacé par Alan White pour la tournée qui suivra et verra l'enregistrement du triple live Yessongs (Bruford figure sur deux morceaux enregistrés en 1972). En 1974, le groupe sort le très controversé Tales from Topographic Oceans, constitué de quatre chansons d'environ 20 minutes chacune. Lors de la tournée de cet album, le groupe jouait tout l'album Close to the Edge suivi de tout l'album Tales. Wakeman quitta le groupe après la tournée, et fut remplacé par Patrick Moraz. Le groupe sort alors le très chaotique Relayer, sur lequel figure The Gates of Delirium, une autre pièce d'une vingtaine de minutes, basé sur le roman de Tolstoï « Guerre et Paix ». Les membres du groupe décident alors de faire une pause pour sortir chacun un album solo. A l'automne 1976, le groupe rentre en studio et alors que les morceaux sont à un stade quasi-achevé, il est demandé à Patrick Moraz de quitter le groupe. Début 1977, le groupe se reforme, avec à nouveau Wakeman aux claviers, et sort Going for the one, puis Tormato en 1978.

medium_250px-Chris_squire_1978.jpgChris Squire, bassiste du groupe YesLe line-up classique est habituellement cité comme étant Anderson Squire Howe Wakeman, avec Bruford ou White.

Après l'album Tormato, suite à des sessions avortées à Paris en 1979, le groupe éclata, avec le départ de Anderson et Wakeman. Ils furent, à la surprise générale, remplacés par les deux membres des Buggles, Geoff Downes et Trevor Horn. L'album Drama qui résulta de cette formation a ses fans, mais la plupart des assidus de Yes regrettèrent le style de l'ancien Yes et l'absence d'Anderson. Après la tournée de cet album, le groupe se sépare officiellement.

En 1980 après la sortie de l'album Drama, Squire et White firent équipe avec l'ex-guitariste de Led Zeppelin Jimmy Page pour former un power trio surnommé XYZ (Ex-Yes-Zeppelin). Bien qu'ils produisissent une musique puissante et inspirée, le super-groupe cessa d'exister à cause de conflits créatifs, et Squire et White se retrouvèrent une fois de plus sans groupe. Howe et Downes forment quant à eux le supergroupe Asia avec John Wetton (ex King Crimson) au chant et à la basse et Carl Palmer (ex ELP) à la batterie.

Début 1981, un guitariste jazz-rock prometteur d'Afrique du Sud nommé Trevor Rabin (ex-Rabbitt) vendit ses compositions solo à un directeur A&R chez Atlantic Records, qui lui suggéra de rencontrer Squire et White.

Le groupe résultant nommé Cinéma (Squire, White, Kaye, et Rabin) fit écouter à Anderson une partie de sa nouvelle musique, suite à quoi Anderson intégra le groupe qui fut renommé Yes. L'album qui en découla en 1983, 90125 (produit par Horn), fut un changement radical par rapport à leur ancien son. Plus simple, plus dur, avec des effets électroniques modernes (à l'époque). La chanson « Owner of a Lonely Heart » de cet album fut un hit, en fait le seul single numéro 1 du groupe. La même formation sortit Big generator en 1987, un album dans la même veine qui n'aura pas le succès commercial du précédent.

À partir de cette époque, l'histoire du groupe devint très désorganisée, avec deux formations coexistantes. Le possesseur légal du nom Yes était la formation 90125 (connue familièrement comme « YesWest » et basée aux États-Unis), mais sans Anderson, qui se désista pour former Anderson Bruford Wakeman Howe (connu comme « YesEast » et basé au Royaume-Uni). Il y eut des poursuites judiciaires, une réunion (qui eut pour conséquence l'album et la tournée Union), et un autre éclatement avant que la formation 90125 ne sortit son dernier album, Talk, en 1994.

Après cela, le groupe se retrouva sous sa formation classique (Anderson Squire White Howe Wakeman). La nouvelle musique créée par cette formation fut mélangée avec des enregistrements live sur les deux albums Keys To Ascension. Cependant, Wakeman quitta à nouveau le groupe, et fut remplacé aux claviers par Igor Khoroshev, tandis que Bill Sherwood occupa la place de second guitariste. Cette formation sortit Open your eyes, et The Ladder, ce dernier album marquant un retour à des compositions plus progressives.

Après la sortie du live House of Yes : Live from House of Blues en 1999, correspondant à la tournée de l'album The Ladder, ainsi qu'après la tournée Masterworks en 2000, Khoroshev et Sherwood quittent le groupe, et Yes enregistre l'album Magnification, album sans claviériste (si on exclut les interventions au piano d'Alan White) mais disposant d'un orchestre symphonique dirigé par Larry Groupé (qui en a également composé les parties). La tournée Symphonic Tour qui s'ensuivit (avec Tom Brislin aux claviers), en 2001, fut immortalisée par le DVD Yes Symphonic.

En 2002, Rick Wakeman rejoint à nouveau le groupe. S'ensuivirent 3 tournées, en 2002, 2003, et 2004 (tournée fêtant les 35 ans d'existence du groupe).

d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yes


DONOVAN

medium_images.jpgDonovan (de son nom complet Donovan Philip Leitch), né le 10 mai 1946 dans le quartier de Maryhill à Glasgow

1946 : Naissance à Glasgow.
1956 : lui et sa famille déménagent à Hatfield. A 14 ans, influencé par des parents férus de ballades écossaises et de folk, il se met à la guitare et caresse des cordes qui le méneront à enregistrer une démo de 10 titres en 1964 (où l’on trouve son premier titre "Catch The Wind" ). A la même période (il a à peine 18 ans), il se lie d’amitié avec Brian Jones et sa copine (plus avec sa copine d’ailleurs puisqu’il se mariera avec elle et qu’il est toujours avec elle) et commence à rentrer dans l’univers génialement déglingué et jovialement barré du mouvement psychédélique, qui est déjà en train de faire des aller-retour incessants d’influences entre Londres et San Francisco. Il signe chez Pye Records en 1965 (la même boîte que les Kinks et Petula Clark) et vend son "Catch The Wind" à plus de 200 000 copies ! C’est rentable d’attraper le vent, on dirait !

Avec son quatre titres "Universal Soldier" (reprise de la chanson de la "Joan Baez peaux-rouge" Buffy Ste Marie) Donovan s’assure le bon accueil du public du Newport Folk Festival, toujours en 1965 avant de quitter son label pour s’en remettre au big boss de l’époque Mickie Most. Producteur prolifique de la scène british (Jimmy Page commencera avec lui) Most va réaliser le meilleur de Donovan en commençant par récurer son image de pseudo Dylan écossais. Ce seront les albums "Sunshine Superman" (avec comme de bien entendu une sortie anglaise et une sortie US) et "Mellow Yellow" en 1966 dont le titre éponyme restera longtemps à la 2e place du top 50 aux States.

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"C’est bien Paul McCartney qui chante sur Mellow Yellow expliquera Donovan. Il faisait partie des invités de cette session particulière. On le faisait assez couramment : il venait à mes sessions et j’allais aux siennes et on a même enregistré ensemble chez lui. Vous le savez peut-être, c’est John Paul Jones (bassiste de Led Zep ; ndlr) qui a arrangé Mellow Yellow".

Toujours est-il que ces deux albums sont l’archétype même de la rencontre de la pop et du psychédélisme expérimentale (pas une once de garage psyché dans ces disques !). Avec le titre « Fat Angel » par exemple, dans "Sunshine Superman", Donovan fait clairement un clin d’œil à Jefferson Airplane et dans le même album, la chanson "The Trip" (au demeurant un blues assez classique), est explicite même si elle est illicite. La même année, (1966) Zappa sort son premier album bizarroïde "Freak Out !" qui fera grand bruit à Los-Angeles en tapant un bon coup dans la fourmilière endormie des communautés babas de l’époque, hypnotisées qu'elles étaient par les vapeurs de patchouli et endolories par le bon karma qu’elles s'auto-fabriquaient. L’année d’après, Grateful Dead sort son premier album et Donovan son double "A Gift From A Flower To A Garden", album tellement "peace & love" qu’il est capable d’arrêter une locomotive lancée à pleine vitesse et de transformer un missile balistique en un vol de papillons verts, bleus et violets ! A déconseiller aux âmes sensibles qui se retrouveraient dans les transports en commun pendant les heures de pointes : entre le titre "Wear Your Love Like Heaven" et "Epistle To Derroll", elles pourraient se mettre en tête de vouloir embrasser tous les passagers !

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En 1968, "j’étais aux Indes avec George Harrisson et c’est là qu’il a écrit un couplet de Hurdy Gurdy Man. Mais je ne l’ai pas enregistré pour laisser la place au solo de guitare que je jugeais extraordinaire. Au départ, je voulais donner la chanson à Jimi Hendrix (…) mais Mickie Most a dit ‘pas question’. Il voulait que ce soit mon prochain single. ‘Très bien, ai-je répondu, alors je veux Hendrix pour le solo’. Mais Hendrix était en tournée. Quelle rencontre cela aurait pu être !

En juin 1969, il chante à Hyde Park lors du concert d’adieu à Brian Jones (mort dans sa piscine ?) et le 30 août 1970 on le retrouve à l’île de Wight à faire une sorte de rock progressif celtique à la Van Morrison (l'ex de Caravan) avant de se marier enfin (la même année l’excellent groupe folk Fairport Convention sort son 5e album). Ensuite…ensuite on laisse la parole à John Lennon qui disait en 1968 :

"Donovan est aussi important et influent que peuvent l’être Bob Dylan ou The Beatles. Ecoutez-le : cet homme est un poète!"

Par Mister Green

D'après : http://musique.ados.fr/Donovan.html

07:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique, loisirsculture

dimanche, 22 février 2009

1977, Eddy MITCHELL

1977,
30 novembre


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LYON, le Palais des sports

accueille Eddy Mitchell, toujours égal à Schmoll qui nous offre avant et avec lui le légendaire harmoniciste Charlie Mc Coy.




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medium_eddy60.gifC'est en 1974 qu'Eddy remonte la pente, sa maison de disque lui propose de réenregistrer du Rock'n'Roll il refuse d'abord énergiquement, mais finit par accepter à condition de renouveler les arrangements afin de ne pas tomber dans le Rétro et d'aller aux sources.

Il s'envole pour Nashville Tennessee et il retrouve l'harmoniciste Charlie Mc Coy, le bassiste Wayne Moss et les Jordanaires (ex-choristes d'Elvis), résultat un album inoubliable Rocking in Nashville sur lequel figure beaucoup d'adaptations de Chuck Berry; "C'est un Rocker", "A crédit et en stéréo", "C'est la vie mon chéri"...

En 1975, il fait l'Olympia du 7 au 11 Mai avec l'équipe de Nashville et c'est la sortie de l'album live Rocking in Nashville à l'Olympia.

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En 1977, Eddy Mitchell rentre de Nashville. Il débauche Jean-Jacques Milteau (l'harmoniciste) de la Fnac où il est alors vendeur de disques.
A la demande d'Eddy, Jean-Jacques retrouve Charlie Mc Coy sur la scène du Palais des Sports de Paris.

D'après :
http://www.mitchell-city.com/planmitchell/planmitchell.html

Charlie Mac COY

Charlie est né à Oak Hill, USA le 28 mars 1941.

il a commencé à jouer de l'harmonica en 1949. Il a joué sur les disques d' Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Elvis, Bob Dylan, Simon & Garfunkle, Cliff Richard, Yvette Horner et beaucoups d'autres.

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D'après :
http://www.destinationeddy.com/html/
musiciens/Charly/biographie.html

dimanche, 15 février 2009

1977, mort d'Elvis PRESLEY

1977
... 17 août
.

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Sur la route de retour des vacances; je rentrais de Grèce, nous apprenons le décès survenu la veille de celui que beaucoup appelait le King: Elvis Presley.
Malheureusement pour nous il y a très longtemps que Elvis le Rocker était mort, et que les Rois du Rock N' roll ont toujours eu pour noms, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry et tous les autres que j'ai déjà cités.

Il n'en reste pas moins vrai qu' Elvis était un très grand chanteur doté d'une superbe voix, et qu'il aura à sa manière ouvert la voie du rock (travail difficile à accomplir par des chanteurs noirs comme Chuck Berry, Little Richard ou Fats Domino),voie dans laquelle se sont bien sûr engoufrés les Rolling Stones et beaucoup d'autres





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Elvis PRESLEY


medium_Elvis_Presley.jpgNé (8 janvier 1935 ), dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Ses parents, sans travail et en grande difficulté financière, déménagent à Memphis, grande ville dans le Tennessee. Vivant dans un deux-pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ça et là. Très vite, Elvis travaille également : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glaces en dehors de l'école. Après l'école secondaire, il trouve très vite un travail dans une société d'outillage, mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Compagny comme chauffeur-livreur, un travail qui lui convient.

Amateur de musique noire, ainsi que de gospel et de blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et, pendant l'été 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records à Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour les offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs, note le numéro de téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnaît une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche « EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».

Lorsqu'elle en parle à Phillips, celui-ci recontacte Elvis pour un essai. Le téléphone à peine raccroché, Elvis est dans le studio devant Phillips. Après plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est néanmoins impressionné par la grande mémoire du jeune homme « à la queue de canard », il dira plus tard à ce sujet « C'était incroyable, Elvis connaissait par cœur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'était pas souvent juste, par contre je dois dire qu'elle avait un rythme assez particulier. Hélas, je n'avais pas le temps de lui apprendre à placer sa voix, mais Elvis était tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. »

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Ce lendemain-là, Phillips avait demandé à un groupe musical d'être présent afin de soutenir Elvis musicalement, Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse. Mais, une fois encore, rien ne de convenable ne sortait et Phillips s'apprêtait à fermer le studio quand, très déçu, Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama. Voici le commentaire de Phillips :

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« Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna immédiatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'était pas la chanson à proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson était à l'origine un blues, Elvis l'a transformée en rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'était un choc. Je décidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succès à Memphis. »

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Lire la suite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Elvis_Presley