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samedi, 17 mai 2008
1992, Alpha Blondy !
1992
23 octobre
LYON-Villeurbanne, Transbordeur
Alpha Blondy
Dans un autre style, mais toujours un régal, Alpha Blondy.
Excellent Reggae, chanté en Français avec de succulents textes.
Alpha BLONDY
Premier fils d'une famille de neuf enfants, Seydou Koné naît à Dimbokro en 1953 . Élevé par sa grand-mère, le garçon connaît des années heureuses : portant le même prénom que le grand-père décédé, il est le « petit mari » de l'aïeule qui le cajole . Élevé parmi des femmes âgées, il en apprend notamment de nombreuses expressions dioula recherchées. Une règle importe et marquera l'enfant pour toute sa vie : il faut « parler droit », ne pas mentir, quelles que puissent en être les conséquences.En 1962, il retrouve sa mère à Korhogo ; celle-ci l'emmène à Odienné où son mari travaille pour la Compagnie française de Côte d'Ivoire, la CFCI . Seydou Koné passe dix ans à Odjenné, où en 1972, il préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (MEECI) . On l'appelle Elvis Blondy . La même année, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo . Élève inscrit à l'internat, l'adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse) : les Atomic Vibrations jouent en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent Sainte-Elisabeth voisin... Désireux d'apprendre l'anglais, il convainc sa mère de le laisser partir, en auto-stop, pour le Liberia voisin.
En 1973, Seydou Koné est à Monrovia . Il y reste treize mois, prenant des cours pour maîtriser la langue des Beatles et donnant des leçons de français . Mais le jeune homme veut aller plus loin . Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux États-Unis perfectionner son anglais, aller à l'université, faire de la musique et créer un groupe . À l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons . « Come back Jesus », par exemple, a été écrite au Liberia ( le titre sera publié en 1985 sur l'album « Apartheid is nazism » ).
C'est en 1976 que le rêve devient réalité : Blondy ( c'est ainsi qu'il signe les lettres envoyées aux amis restés au pays, surnom qui existe depuis le collège à Odienné ) débarque à New York . Il s'inscrit dans une première école, la Geneva School of business, où il suit pendant trois mois des leçons d'anglais commercial . Puis il use les bancs du Hunter College pour prendre des cours de langue accélérés et passer avec succès le test qui lui permet enfin de s'inscrire à l'American Language Program de Columbia University .
Pendant deux ans, le jeune ivoirien suit ce programme destiné aux étudiants étrangers . En même temps, souvent de nuit, forcément, il enchaîne les jobs alimentaires -il est notamment coursier, à 5 dollars le pli porté . À ce rythme, il tombe bientôt malade . Alors qu'un médecin lui conseille de se reposer, un ami ivoirien, Oullaï Joachim, lui suggère de venir le rejoindre à Waco, au Texas . Seydou arrête les cours et quitte New York, son climat qui peut être si froid et son rythme infernal .
À Waco, le compatriote l'aide à trouver du travail : c'est l'usine de dindons Plantation Food, puis celle de poulets . Mais les abattoirs, cela ne correspond pas si bien que ça au jeune homme qui, à New York, comme la plupart des africains, évoluait dans les milieux carribéens et notamment jamaïcains : toute la période new-yorkaise a en effet été celle d'une approche de la philosophie rasta, illustrée par le concert donné par Burning Spear en 1976 à Central Park, dont Alpha parle encore aujourd'hui comme d'une date majeure, et en quelque sorte, emblématique. Après les volailles, donc, le jeune Blondy trouve un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes du monde . Pour sa part, il continue d'écrire ses titres.
Une rencontre lui donne beaucoup d'espoir : celle du Jamaïcain Clive Hunt, qui lui présente The Sylvesters, un groupe formé par une famille de dominicains qui joue régulièrement dans les petites salles de l'État de New York . Espérant enfin réussir, Blondy quitte le Texas et commence à se produire en première partie des Sylvesters . Il chante ses propres compositions, dont «Burn down the apartheid», « Bory Samory » ( publié en 1984 sur « Cocody Rock ») ou « War », de Bob Marley, en français (publié en 1994 sur «Dieu»)...
Mais le plus grand espoir du jeune homme repose sur les 8 chansons enregistrées, sous la houlette de Clive Hunt, au studio Eagle Sound à Brooklyn . À l'époque, Clive Hunt a déjà réalisé le 1er album des Abyssinians, travaillé avec Max Romeo et écrit une chanson (Milk and Honey) pour Dennis Brown . Le disque ne voit malheureusement jamais le jour : le réalisateur ayant des problèmes d'argent, il a, dit-on à Blondy, quitté New York pour Londres .
Déjà quatre ans passés aux États-Unis, sans résultat vraiment palpable : en 1980, Blondy décide de rentrer en Côte d'Ivoire . Peu glorieux, le retour est douloureux . Le rêve américain a tourné au cauchemar .
De retour à Abidjan, Blondy habite chez des amis . Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens au ghetto d'Adjamé, au Bracody Bar . Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un commencement .
En 1981, Roger Fulgence Kassy lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne (la RTI), «Première chance» . Les deux hommes se connaissent de longue date. Adolescents, ils se retrouvaient en effet à Abidjan pendant les grandes vacances, au quartier Ebrié, chacun chez son oncle (les deux oncles travaillaient à la Présidence) ; ils ont passé le BEPC la même année .
Avant le départ au Liberia, en 1973, c'est d'ailleurs ensemble qu'ils se présentent au concours d'entrée à la RTI. Fulgence réussit, et entre au studio-école de la télévision ivoirienne. Quand Blondy revient des Etats-Unis, Fulgence fait partie de l'équipe du studio 302, dirigée par George Benson . En 1981 donc, Ful, comme l'appelle Alpha, lui propose «Première chance» . Pour le chanteur qui a bientôt trente ans, c'est plutôt la dernière chance...
Il interprète quatre chansons : «Christopher Colombus» de Burning Spear, et trois de ses compositions, «Bintou were were», «Dounougnan» et «The end» . «Tu verras, demain, ta vie va changer», avait prévenu Fulgence . Effectivement: Devant l'engouement suscité par le passage à la télévision, Georges Benson propose au chanteur de produire son premier album . Ce sera «Jah Glory», qui sort fin 1982, début 1983 . C'est, au grand regret de Seydou Koné, malheureusement trop tard pour faire partager sa joie à sa grand-mère chérie .
Sur l'album, un titre que Benson hésite à mettre : «Brigadier sabari» . La chanson ( dont l'intitulé peut se traduire par la supplication «Brigadier, pitié!» ) dénonce les violences dont la police est coutumière . Le titre fait un tabac en Côte d'Ivoire et dans toute la région . Il accompagne jusqu'à aujourd'hui la riche carrière d'Alpha Blondy, qui compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts .
Avec son groupe le Solar System, l'artiste se produit en effet aux quatre coins de la planète, portant haut les couleurs de l'Afrique et de son pays, la Côte d'Ivoire
d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Blondy
Voir aussi la superbe bio : http://www.alphablondy.info/article.php?aid=56
08:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Loisirs/Culture
vendredi, 16 mai 2008
1992, Joe COCKER
1992
11 avril,
1992_joe_cocker.gif
Grenoble, au Summum,
Joe Cocker
Nous assistons une fois encore à un concert de Joe Cocker au sommet de sa forme.
Joe COCKER
Après avoir passé son adolescence à Sheffield, ville minière au nord de l'Angleterre, John Robert Cocker quitte le lycée à seize ans pour se consacrer à la musique. Chanteur du groupe de son frère, Vance Arnold and the Avengers, Joe Cocker reprend les grands tubes de Ray Charles. Plombier le jour, chanteur la nuit, il tente de percer dans le milieu. Après un premier titre en 1964, un échec, il monte un groupe avec Chris Stainton, The Grease Band, aux intonations de blues. En 1968, il enregistre 'With A Little Help From My Friends', une reprise des Beatles. Cette chanson est un tube en Angleterre et aux Etats-Unis. Invité à Woodstock en 1969, il devient une star de la soul. Après deux albums en collaboration avec Leon Russel, un multi-instrumentaliste, Joe Cocker entame une descente aux enfers. Accumulant les déboires avec la justice, Joe Cocker lutte contre la toxicomanie et l'alcoolisme. Dans les années soixante-dix, ses deux albums sont jugés médiocres, sauf aux Etats-Unis, où il est toujours adulé. Entre 1980 et 1982, il entame une cure de désintoxication. Dès lors il reprend le chemin des studios et repart en tournée. En 1987, son album 'Unchain My Heart' le relance sur la scène internationale. Depuis l'homme blanc à la voix de soulman noir enchaîne les albums, avec grand succès. D'après :http://www.evene.fr/celebre/biographie/joe-cocker-15513.php
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lundi, 12 mai 2008
1991, mort de Vince Taylor
1991
27 Août,
décès de Vince Taylor,
... qu'on disait avoir copié Gene Vincent.
Vince Taylor fut néanmoins, avec les Chaussettes Noires, celui qui nous fit découvrir le Rock n' roll
dont il ne fut pas un mauvais interprête ! .
Vince TAYLOR
Nous sommes en 1960. On n'a pas de raison de se plaindre, on est jeune et dès qu'on tourne le bouton de la radio, on y entend en faisant abstraction du reste: Apache par les Shadows, Nouvelle Vague par Richard Anthony, Tu Parles Trop par les Chaussettes Noires, Souvenirs, Souvenirs par Johnny Hallyday, et It's Now Or Never par un Elvis qui a pour l'instant tiré un trait sur le vrai rock and roll.
Il vient d'enregistrer son 1er disque, il a 21 ans, c'est :
-VINCE TAYLOR
De son vrai nom Brian Maurice Holden, petit dernier d'une famille de cinq enfants, est né le 14 juillet 1939 dans la banlieue de Londres, quelques semaines avant la déclaration de la 2ème Guerre Mondiale. Vers1946, la situation économique désespérée de l'Angleterre et le dénuement des Holden les poussèrent à prendre la décision d'émigrer aux Etats-Unis. Il leur fallut des mois pour vendre tout ce qui était leur vie, meubles et souvenirs, et un beau matin, à Liverpool, ils embarquèrent avec des centaines d'autres personnes sur un grand paquebot aux flans rouillés. Le luxe suprême fut que Mr Holden offrit à sa famille pour ce grand voyage une cabine privée.....
.... la suite : http://vince-taylor.ifrance.com/
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