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mardi, 30 décembre 2008

1975, Little Richard

Avec seulement deux concerts, 1975 sera exclusivement une année Rock n'roll avec la venue de deux des grands Pionniers encore vivants: Chuck Berry et Little Richard

1975
10 juin


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LYON
Palais d'hiver


LA king of rock n'roll Little Richard.

Autant vous dire que pour ces deux soirées au Palais d'hiver, le Rock n'roll était de rigueur avec l'ambiance digne de cette fabuleuse musique.




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Little RICHARD

Little Richard, de son vrai nom Richard Wayne Penniman, est un chanteur, pianiste, guitariste et compositeur américain, né le 5 décembre 1932. Il a été un pionnier du rock and roll de la fin des années cinquante.

Avec Chuck Berry et Fats Domino, il apparaît comme l’un des premiers musiciens noirs de rock and roll à connaître les faveurs du public blanc. Personnalité rebelle, Little Richard a marqué son époque par ses chansons (qu’il scande en hurlant) ou ses tenues vestimentaires flamboyantes, autant de caractéristiques qui ont contribué à définir le ton et l’image du rock and roll. Il a considérablement influencé les musiciens de la génération suivante comme les Beatles et les Rolling Stones.

Né à Macon (Géorgie), Little Richard est issu d’une famille nombreuse. Son père dévot ne fait rien pour encourager le goût de son fils pour la musique, de même que l’ensemble de sa famille qui rejette son homosexualité, rejet qui le pousse à quitter le domicile très tôt. Très rapidement, il chante du gospel dans les fêtes locales, puis du rythm and blues dans les clubs.

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En 1954, il signe un contrat avec l’entreprise RCA et, au cours des années qui suivent, enregistre d’insipides chansonnettes qui ne connaissent aucun succès. En 1955, il signe un contrat chez Specialty Records, une modeste petite maison de disques qui l’emmène à La Nouvelle-Orléans pour une séance d’enregistrement devenue légendaire. En effet, c’est là qu’au cours d’une pause Little Richard fredonne un titre absurde et obscène, Tutti Frutti, que le producteur Robert Blackwell, frappé par le potentiel commercial de sa mélodie, fait réécrire afin d’en modifier les paroles. En 1956 a donc lieu l’enregistrement de Tutti Frutti, qui obtient aussitôt un succès considérable en même temps qu’il devient un classique du rock and roll.

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Little Richard grave, aussitôt après, plusieurs titres qui feront sa renommée comme Long Tall Sally (1956), Rip It Up (1956), Jenny, Jenny (1957) et Good Golly Miss Molly (1958). Ses apparitions publiques demeurent mémorables : avec les yeux soulignés d’une épaisse couche de khôl et les cheveux dressés sur la tête à la Pompadour, Little Richard, debout sur un piano, s’abandonne totalement, ponctuant ses chansons d’un cri légendaire (« Woo! »). Ironiquement, il connaît un succès encore plus grand après les reprises — édulcorées — de ses chansons par des chanteurs blancs comme Pat Boone.

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Au cours des années 1957 et 1958, il acquiert une popularité sans précédent. Il apparaît au générique de plusieurs films dont Don’t Knock the Rock en compagnie de Bill Haley (1956, Fred Sears), La Blonde et moi de Frank Tashlin (The Girl Can’t Help It, 1956) où figurent également la plantureuse Jayne Mansfield, Fats Domino, Julie London, les Platters, Abbey Lincoln ou Gene Vincent, et Mr Rock’n’Roll (1957, Charles S. Dubin) avec Chuck Berry et Lionel Hampton notamment. En 1957, il interrompt pourtant sa carrière pour devenir pasteur, espérant vaincre ainsi une homosexualité qu’il ne parvient pas complètement à assumer. De 1958 à 1962, il est chanteur de gospels et enregistre sous la houlette du producteur Quincy Jones ; en 1961, il devient ministre de l’Église adventiste : ce qui ne l’empêche pas d’accompagner, pendant l’année 1962, en Angleterre, deux groupes anglais qui font partie de ses admirateurs : les Rolling Stones et les Beatles.

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Entre 1964 et 1979, il oscille entre la théologie et le rock and roll, tentant de renouer plusieurs fois avec le succès. En 1986, il joue aux côtés de Bette Midler, Nick Nolte et Richard Dreyfuss dans le Clochard de Beverly Hills (Down and Out in Beverly Hills) de Paul Mazursky, remake du film de Jean Renoir, Boudu sauvé des eaux (1932), y chantant Great Gosh a Mighty. Depuis lors, ses apparitions régulières dans les médias viennent justifier une réputation qui fait de lui l’une des plus grandes stars du rock. Au cours de cette même année 1986, il est l’un des membres fondateurs du Rock’n Roll Hall of Fame et, en 1993, il reçoit un Grammy Award récompensant l’ensemble d’une carrière qui, malgré de nombreuses éclipses, reste décisive dans l’histoire du rock.

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Bo Diddley, Little Richard, Chuck Berry

mercredi, 17 décembre 2008

1974, Bill HALEY

1974
11 décembre

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LYON, palais d'hiver
Bill Haley & the COMETS


Et pour terminer en beauté l'année, au Palais d'hiver, Bill Haley et ses Comets.
Avec une imbuvable 1ère partie pendant laquelle on a passé notre temps à siffler et à s'engueuler avec Au Bonheur des dames dont on se demande encore aujourd'hui ce qu'ils foutaient là ?



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BILL HALEY
en quelques dates

BILL HALEY " Le Pape du Rock'n'Roll "


1925, Le 6 juillet, William John Clifton Haley naît à Détroit dans le Michigan

1938 A 13 ans il reçoit une guitare pour Noël . Il apprend donc à en jouer puis à chanter comme Gene Autry le Cow-Boy chantant Hollywodien, son idole du moment.

1943 A 18 ans il se produit sur scéne affublé d'un costume Western.

1947 A 22 ans il a envie de renouveau et essaye d'inventer une nouvelle forme de musique en utilisant toutes celles qui existent déjà : Hillbilly, western bop, dixeland,blues,jump,etc… tout un programme !

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1948 A 23 ans grand admiratif du texan Bob Wills, il forme un premier groupe les Four Aces of Western Swing.

1949 Le courant musical se transforme peu à peu et l'incite à changer le nom de sa formation en Bill Haley & his Sadlemen.

1951 Il enregistre le succés de Rhythm & Blues du moment , Rocket 88 de Jackie Brenston.

1952 Bill enregistre le surprenant Rock The Joint, savant mélange musical de Country & Western et Rhythm & Blues.

Cette mouvance musicale le mène à écrire Rock a Beating Boogie dont les paroles sont explicites :
Rock,Rock,Rock everybody , Roll,Roll,Roll everybody …

Nouvelles tenues vestimentaires et bien entendu chagement de nom pour la postérité :
Bill Haley & his Comets ( en relation avec la comète de Haley).

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1953 Fini l'anonymat grâce à Crazy Man Crazy qui se classe parmi les disques les plus vendus de l'année.

1954 Le 12 avril, Bill enregistre Rock Around The Clock au Pythian Temple de New York avec ses Comets

Le disque sort couplé à Thirteen Woman ( Decca 29124 ) mais le succés n'est pas encore tout à fait au rendez-vous.

C'est le disque suivant Shake Rattle and Roll qui cartone.

1955 Le metteur en scène Richard Brooks met au générique de son film " Blackboard Jungle " ( en français Graine de Violence )Rock Around The Clock - succés immédiat.

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Ce titre fera le tour du monde et installera définitvement le Rock'n'Roll comme l'événement musical des années 50.

medium_bill_haley_paris58.jpg Alors Bill aligne succés sur succés ; Mambo Rock / R.O.C.K. / See You Later Alligator / Burn The Candle / Happy Baby / Razzle Dazzle / The Saints Rock'n'Roll / Rudy's Rock etc…

1956 Le cinéma le sollicitte. Il tourne avec ses Comets, dans un film curieusement intitulé " Rock Around The Clock " puis dans "Don't Knock The Rock" en 1957.

1957 Premier ambassadeur du Rock'n'Roll hors des Etats-Unis. Il participe à une tournée en Australie, déclenche l'Hystérie chez les fans Anglais à son arrivée a Southampon en Février, provoque des émeutes en Allemagne etc…

1958 Bruno Coquatrix (sous l'égide d'Europe n° 1 pour un musicorama) accepte pour la première fois un chanteur de Rock'n'Roll et Bill Haley et ses Comets cassent la baraque à L'Olympia

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1960 La musique change , le Rock'n'Roll aussi…

D'après : http://www.mitchell-city.com/pionnier/billhaley.html

08:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

mardi, 16 décembre 2008

1974, Jethro TULL

1974
16 octobre


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LYON, palais des sports
Jethro TULL


Toujours à Gerland, Jethro Tull et ses magnifiques opéra-rock.



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Jethro TULL

Jethro Tull est un groupe de rock britannique progressif formé dans les années 1960. Leur musique est marquée par le style vocal bizarre et le travail unique de flûtiste du leader Ian Anderson, et par des constructions de chansons inhabituelles et souvent complexes (pour du rock). Leur musique incorpore des éléments de musique classique et celtique, ainsi que des phases art rock alternatif du rock. Malgré ceci, il est difficile de désigner des artistes spécifiques ayant directement influencé ou étant directement influencés par Jethro Tull. Plus que la plupart des autres groupes, leur musique reste à l'écart du reste de la musique rock.

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Jethro Tull tourne dans des clubs au milieu et à la fin des années 60 avec une formation changeante qui finalement se cristallise autour de Ian Anderson (chant, flûte, guitare acoustique, harmonica, et plus tard beaucoup d'autres instruments), Mick Abrahams (guitare électrique), Glenn Cornick (basse) et Clive Bunker (batterie). L'histoire raconte que le groupe changea de nombreuses fois de nom pour obtenir des concerts à répétition, et que Jethro Tull était le nom qu'ils avaient quand ils eurent leur contrat avec une maison de disque (le nom vient de l'inventeur du semoir). Après quelques singles mineurs (incluant leur premier où le nom du groupe était mal orthographié « Jethro Toe »), ils sortent l'album blues This Was en 1968. La musique était en partie écrite par Anderson et en partie par Abrahams.

Suite à cet album, Abrahams quitte le groupe (pour former Blodwyn Pig). Après une série d'auditions (incluant probablement le futur guitariste de Black Sabbath Tony Iommi), Martin Barre est engagé comme nouveau guitariste. Barre devient le membre le plus fidèle au groupe après Anderson.

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La nouvelle formation sort Stand Up en 1969. Entièrement écrit par Anderson, cet album abandonne largement le blues en faveur du nouveau style de rock progressif développé à ce moment par des groupes comme Yes, bien que Stand Up ressemble un peu à un des premiers album de Led Zeppelin teinté de jazz, avec un son lourd et légèrement sombre. En 1970, ils sont rejoints par un claviériste John Evan et sortirent l'album Benefit.

Le bassiste Cornick quitta le groupe après Benefit, remplacé par Jeffrey Hammond-Hammond, et cette formation sort l'œuvre la plus connue de Jethro Tull, Aqualung en 1971. Mélange de rock heavy relatant la relation entre Dieu et un homme et de pièces acoustiques plus légères à propos de la vie de tous les jours, l'album est aimé par beaucoup et décrié par beaucoup d'autres. Malgré ceci, la chanson-titre et « Locomotive Breath » deviennent des tubes des radios de rock classique.

Le batteur Clive Bunker part ensuite, remplacé par Barriemore Barlow, et l'album de 1972 du groupe est Thick as a Brick. C'est un album-concept constitué d'une seule chanson très longue couvrant les deux faces du vinyle, avec un certain nombre de mouvements et des thèmes récurrents. Le quintette de cet album --- Anderson, Barre, Evan, Hammond-Hammond et Barlow --- deviendra une des formations les plus durables de Jethro Tull, jusqu'en 1975.

1972 voit aussi la sortie de Living in the Past, une compilation en double album de singles, faces B, et d'outtakes, avec une face d'enregistrements concert, dont la fabuleuse version live de Darma For One . Mis à part ces derniers, ce disque est considéré par les fans de Tull comme étant leur meilleur. La chanson-titre est un de leur singles les plus endurants.

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En 1973, le groupe tente d'enregistrer un double album, mais il est apparemment insatisfait de la qualité de l'enregistrement studio et abandonne le projet. À la place, ils enregistrent rapidement et sortent A Passion Play, un autre album-concept constitué d'une seule chanson avec des paroles très allégoriques. Après plusieurs années de popularité croissante, A Passion Play est largement décrié et marque un tournant pour le groupe. Ils avaient passé le pic de leur popularité.Le groupe enregistre au chateau d'hérouville un album qui ne sortira que bien plus tard ( années 90 ) comme premier Cd du double album Nightcap en tant que the chateau hérouville lost tapes. L'album War Child de 1974 reçoit toutefois des critiques positives, et le succès radio « Bungle in the Jungle » en est tiré ( pour la petite histoir c'est l'album préféré de Ritchie Backmore ).

08:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : loisirs/culture

mercredi, 10 décembre 2008

1974, Canned Heat

1974
5 mars


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LYON, palais d'hiver
Canned Heat


On the road again…

..... Quelques jours après mes 30 berges ! Au palais d'hiver, pour une soirée avec the Canned heat.
Ils ne m'ont malheureusement pas laissé un souvenir indélibile....



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CANNED HEAT

Canned Heat est un groupe de blues-rock américain formé en 1965. Le groupe, toujours en activité de nos jours, a connu ses plus grands succès à la fin des années 1960, participant activement à la vague du blues revival.

Canned Heat est le fruit de la rencontre à Los Angeles entre deux grands amateurs de blues: le chanteur Bob Hite et le guitariste Alan Wilson. Hite The Bear (en référence à sa forte corpulence) et Wilson The Owl (pour sa mauvaise vue) sont rejoints par le guitariste Henry Vestine (surnommé Sunflower, et ancien membre des Mothers of Invention de Frank Zappa), le bassiste Larry Taylor et le batteur Frank Cook.

medium_p11348f5p12.jpgLe groupe tire son nom d'un vieux blues de Tommy Johnson intitulé Canned Heat Blues, écrit en 1928.
Le canned heat était une boîte de conserve qui contenait de l'alcool quasiment pur.
En pleine prohibition, les plus démunis en tiraient une boisson hautement toxique.

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Alternant entre blues, rock, boogie, reprenant de vieux standards du blues, le groupe enregistre en 1967 son premier album, simplement intitulé Canned Heat. La sortie de cet album, peu avant le passage remarqué du groupe au festival de Monterey n'a qu'un succès mitigé. Par contre, le deuxième album (pour lequel Cook est remplacé à la batterie par Fito de la Parra), titré Boogie With Canned Heat connaît un vrai succès. On y retrouve le classique On The Road Again, devenu l'un des morceaux les plus fameux de l'histoire du rock. Alors que le chanteur habituel du groupe est Bob Hite, c'est Alan Wilson qui chante sur ce titre. Sa voix haute, fragile et légèrement étouffée le rend immédiatement identifiable.

medium_p11347i84iv.jpgEn 1969, Canned Heat poursuit sur sa lancée avec le double album Living The Blues. Il contient notamment le remarquable Going Up The Country (à nouveau chanté par Alan Wilson), immortalisé dans le film officiel du festival de Woodstock où le groupe se produit durant l'été (la version live de Going Up The Country figure sur la bande originale du film). Ce morceau a aussi été utilisé dans la publicité "Renault Espace" mettant en scène un personnage de bande dessinée de journal s'évadant vers la montagne.

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En 1970, Canned Heat sort son quatrième album, intitulé Future Blues puis enregistre dans la foulée Hooker'n'Heat, avec le revenant John Lee Hooker. C'est le dernier album du groupe dans sa forme d'origine. Le 3 septembre 1970, Alan Wilson est retrouvé mort dans la maison de Bob Hite d'une overdose de somnifères. On parlera de suicide sans que les circonstances du décès ne soient jamais véritablement élucidées.

Canned Heat poursuit néanmoins son existence, en multipliant les tournées. En 1981, le groupe connaît un nouveau drame avec la disparition de son leader Bob Hite. Obèse, il décède d'un malaise cardiaque juste après un concert.

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