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samedi, 20 juin 2009

1982, Jethro TULL

1982
14 avril

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Lyon, palais des sports de Gerland.

Jethro TULL

Pour la troisième fois nous sommes conviés à la grande fête médiévale du Jethro Tull. Toujours impressionnés par le jeu de scène de Ian Anderson avec la complicité de sa flûte dont il joue en virtuose.


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Jethro TULL, AQUALUNG ....

medium_157.jpgAlbum le plus célèbre de Jethro Tull, Aqualung est ce qui se fait de plus accessible en matière de rock progressif. Plein de rock, et avec pas trop de progressif, mais plutôt pas mal de variations musicales du plus bel effet. Un disque qui plaira somme tout aux petits comme aux grands.

Avec le génie de ses deux premiers titres, l’album a, il est vrai, tout pour séduire. Aqualung est totalement délirant et Ian Anderson y fait preuve d’une folie inégalée dans les vocaux, tandis que la production installe une ambiance schizophrène et qu’un solo de guitare plutôt hard vient compléter le tout. Puis break et petite ritournelle de ménestrel. Deuxième titre, Cross-Eyed Mary est également déjanté, tube qui installera le mythe du Ian Anderson à la flûte tant ce fou d’écossais se démène pour tirer les notes les plus rock possibles de son instrument tout en chantant avec des accents de Richard III perfide échappé de la pièce de Shakespeare.

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La formule est évidente : un rock progressif fait de morceaux aux structures complexes mais ne s’étalant pas trop en longueur, une guitare bien accrocheuse dans les soli comme dans les riff, et un leader assurant l’originalité du tout par son organe et son instrument (sa voix et sa flûte pardi !). Le tout étant mené de main de maître et continuant avec cette même maestria et quelques variations sur toute la première face du L.P.. Guitare acoustique (les progeux aiment) sur Mother Goose, petit passage de douceur sur Wond’ring Aloud avec en option la « ligne vocale que tout le monde aime », et retour de l’équation d’origine pour Up To Me avec flûtes, guitares, structure alambiquée et chant grandiloquent… A ce niveau-là, il n’y a vraiment rien à redire sur Aqualung.

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Le petit problème, c’est que la seconde face n’est pas à la hauteur. Elle s’ouvre sur un My God s’étendant sur sept minutes sans trouver la justesse de rythme du futur Minstrel In The Gallery. Et ce, malgré de beaux passages. Pour être cruel, c'est le reproche qu’on ferait à toute cette seconde partie de l’album : elle contient, tout comme la première, son lot de grands moments mais ne tiens pas ses promesses sur la longueur si bien qu’on sent pointer un léger ennui. Avec son rythme marqué, son piano et l’alternance guitare/chant, Locomotive Breath atteint presque le niveau des meilleurs, mais après elle, Wind-Up s’étend trop là ou trois minutes auraient été suffisantes. Il semble bien que Jethro Tull maîtrise son rock progressif alambiqué et emphatique mais ne sache pas encore bien comment jouer sur la douceur, ces passages donnant souvent des cassures dans un rythme que l’on voudrait plutôt trépident.

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Ne faisons tout de même pas trop les fines bouches, Aqualung est un album unique de part ses bons côtés, et ses défauts bien que présents ne le rendent pas moins séduisant. En bref, s’il n’est pas le chef d’œuvre qu’on a longtemps dit, il n’en est pas moins un grand disque, variations plutôt rares sur le thème du rock progressif… et un bon début dans l’approche de la discographie de Jethro Tull.

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d'après : http://fp.nightfall.fr/index.php?idchoix=157

07:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, loisirsculture

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