mercredi, 07 décembre 2011

1972, the WHO !

1972
THE WHO
10 septembre


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LYON, Palais des sports

THE WHO


Première partie
the GOLDEN EARING

THE WHO qui nous présente l'essentiel de TOMMY,
Fabuleux. See me, feel me.... Le micro de Daltrey qui s'envole très haut !!!!



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THE WHO

1961 - 1965 :
medium_Thewhogoogle1.jpgLa préhistoire des Who commence en 1961, lorsque Pete Townshend entre à l'école d'art de Ealing, où il crée avec son ami John Entwistle un groupe de Jazz Dixieland. Pete y tient le banjo, dont il joue, en plus de la guitare, depuis l'âge de 12 ans, tandis que John, plus éduqué musicalement, joue des cuivres. Impressionné par leur maîtrise instrumentale, le grand, musclé et impulsif Roger Daltrey, étudiant et ouvrier métallurgiste à ses heures, les "invite" à rejoindre son groupe de skiffle, dont il est le guitariste solo. Les deux musiciens amateurs n'ont guère le choix ... Devenus les Detours, les futurs Who se consacrent au Rhythm and Blues, et sont rejoints en 1964 par le batteur Keith Moon. Le line-up historique est au complet, et le groupe rebaptisé The Who. Il change brièvement de nom en 1964 pour The High Numbers sous l'influence de leur manager Peter Meaden, mais celui-ci est promptement viré, et le groupe recouvre son nom.

medium_2006_who.jpgA cette époque, les Who sont associés au mouvement mods, alors même qu'ils n'en ont jamais vraiment fait partie. Vêtus de manière sophistiquée comme les mods, ils pratiquent une musique qui fait le lien entre la musique noire, très prisée de ses derniers, et le Rock and Roll de leur ennemis les Rockers. Townshend raconte que de la fenêtre d'un hôtel, il a vu un groupe de Mods coincer deux rockers et leur jeter des bouteilles: "Je me suis senti soudain une sorte de pouvoir. Je me suis dit: Ce sont ces gens-là qui viennent écouter notre musique?"Dès les débuts du groupe, les concerts revêtent une importance essentielle pour le groupe : les Who jouent de manière très énergique, à un volume sonore jamais vu à l'époque, et Pete Townshend détruit systématiquement sa guitare et une partie du matériel à la fin de la dernière chanson (ce qui n'est pas sans entraîner quelques problèmes de trésorerie). Cette énergie hors du commun les fait rapidement connaître en tant que groupe de scène dans une Angleterre dont les groupes de Rock sont encore assez propres sur eux, au moins en apparence.

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1965 - 1968 :
C'est en 1965 que les Who décrochent leur premier hit single avec I Can't Explain, une chanson à propos de la difficulté de communiquer de Townshend, qui sera rapidement suivie par Anyway, Anyhow, Anywhere, morceau plus pop qui sera le seul jamais composé en commun par Townshend et Daltrey. La même année sort My Generation, premier album du groupe qui contient futurs hymnes, tels le morceau éponyme où Townshend clame, par la voix de Daltrey, qu'il espére "mourir avant d'être vieux" ("I hope I die before I get old"). Certains y voient l'origine du mouvement Punk. Mais les paroles ne sont pas le seul intérêt du morceau : le guitariste y fait égalemment l'une des premières utilisations enregistrées du feedback et un duo avec Entwistle qui contient des lignes de basse d'une virtuosité jamais entendue à l'époque. On trouve également sur le disque des titres montrant la maîtrise de l'écriture de Townshend, comme Substitute, qui sera censuré à la radio à cause de lignes comme "I look all white but my dad was black", et Pictures of Lily, consacrée à l'art de la masturbation.

Les singles suivants, I Can See For Miles et Magic Bus, établissent définitivement la réputation des Who en tant que "groupe à singles". Mais Townshend voit plus loin : à l'image des Beatles, il veut expérimenter d'avantage dans sa musique et réaliser de véritables albums, cohérents et ambitieux. En 1966, le groupe sort l'album A Quick One dont la chanson éponyme, qui comporte plusieurs parties distinctes, a été considérée depuis, à la lumière des travaux suivants du groupe, comme un "mini-opéra Rock". Le disque est suivi par The Who Sell Out ("Les Who se vendent" ou "les Who sont des vendus"), album concept qui se présent sous la forme d'une émission de radio, avec jingle et publicités parodiques composées et interprétées par le groupe. Malgré son statut de concept-album, Sell Out est le sommet des Who en tant que "groupe à singles", avec I Can See For Miles, le 45 tours le plus vendu de leur histoire.

1969 - 1972 :
En 1968, le nom des Who est sur toutes les lèvres : leurs prestations - littéralement - explosives au festival de Monterey et à la télévision ont porté leurs fruits. Pete Townshend donne alors une interview au magazine Rolling Stone, annonçant son intention de sortir un véritable Opéra Rock. Il tient parole l'année suivante avec Tommy, qui, s'il n'est pas le premier - cet honneur revient aux Pretty Things, reste l'Opéra Rock le plus célèbre à ce jour. Métaphore des difficultés de l'enfance de Townshend, Tommy raconte l'histoire d'un jeune enfant sourd, muet et aveugle à cause d'un secret qu'il ne doit avouer à personne. L'album contient des moments musicaux hors du commun tels que Pinball Wizzard ou Amazing Journey. Joué sur scène dans sa quasi-intégralité notamment à Woodstock (où Townshend agressa à coups de guitare une personne qui tentait d'interrompre le concert pour prononcer un discours), Tommy propulse le groupe au rang de superstars dans le monde entier, encourageant Townshend à se lancer dans un projet plus ambitieux encore.

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Après avoir sorti Live at Leeds, souvent considéré comme le meilleur album live de tous les temps, les Who s'attèlent au projet Lifehouse, un concept assez obscur de disque-concert-show radiophonique basé sur une collaboration active entre les Who et leurs public et une histoire située dans un avenir où seul le Rock peut sauver le monde. Mais le concept est trop ambitieux et échoue à mi-chemin. Les Who ont néanmoins enregistré suffisamment de morceaux pour sortir un album, Who's Next, qui est encore un énorme succès. Fondé en grande partie sur l'utilisation de la dernière invention en date en matière d'instrument de musique, le synthétiseur, Who's Next est le premier album Rock à contenir des pistes électroniques pré-programmées qui, contre toute attente, s'intègrent parfaitement bien à la musique des Who.

08:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : papy's rock

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